Sélecteur SharePoint : l’IA qui fait gagner du temps aux avocats

L'IA pour les Cabinets d'Avocats Français••By 3L3C

Un petit bouton dans Doctrine, un grand gain de temps pour les avocats : découvrez comment le sélecteur SharePoint active vos documents avec l’IA juridique.

SharePointIA juridiqueLegalTechDoctrinegestion documentairecabinet d’avocatsdirections juridiques
Share:

Featured image for Sélecteur SharePoint : l’IA qui fait gagner du temps aux avocats

L’IA qui vous évite de « jouer à la secrétaire » avec SharePoint

Un cabinet d’avocats français moyen passe entre 20 % et 30 % de son temps sur des tâches purement documentaires : chercher le bon contrat, télécharger un acte, recharger une nouvelle version dans la GED… Tout ça, sans facturer une minute.

Pour les cabinets et directions juridiques qui travaillent déjà avec SharePoint, ce paradoxe est frappant : vous avez une GED solide, structurée, souvent imposée par le groupe… mais chaque action sur un document reste lente et répétitive. Et pendant ce temps, les clients réclament plus de réactivité, plus d’analyses stratégiques, plus de valeur.

Voici le point clé : le problème n’est pas SharePoint, mais la manière dont vous enchaînez les outils. C’est là qu’intervient le sélecteur SharePoint connecté à l’IA juridique de Doctrine : un petit changement d’interface qui, en pratique, transforme votre quotidien.

Dans cette série « L’IA pour les Cabinets d’Avocats Français », cet article se concentre sur un sujet très concret : comment connecter SharePoint à l’IA, sans projet IT lourd, pour accélérer l’analyse de vos documents juridiques.


Qu’est-ce qu’un sélecteur SharePoint pour un cabinet d’avocats ?

Un sélecteur SharePoint est une interface qui vous permet de choisir un document directement dans SharePoint et de l’ouvrir instantanément dans Doctrine, sans téléchargement ni copier-coller.

Au lieu de :

  1. ouvrir SharePoint,
  2. télécharger le document,
  3. l’importer dans un autre outil,
  4. attendre le traitement,
  5. recharger le résultat ou la nouvelle version dans SharePoint,

…vous cliquez sur un bouton, vous sélectionnez le fichier dans SharePoint, et l’IA peut immédiatement travailler dessus.

Concrètement, depuis Doctrine, vous voyez l’arborescence SharePoint autorisée pour votre compte, vous choisissez le contrat, l’assignation ou les conclusions à analyser, et l’IA démarre : résumé, audit de clauses, comparaison de versions, extraction d’informations, etc.

Le sélecteur SharePoint, c’est un raccourci intelligent entre votre GED et votre copilote d’IA juridique.

Pour les cabinets français, ce type d’intégration est particulièrement pertinent : vous gardez votre infrastructure Microsoft 365, tout en ajoutant une couche d’IA spécialisée droit français par-dessus, sans refonte de système.


Comment le sélecteur change concrètement vos journées

Le sélecteur SharePoint ne « fait pas de magie ». Il supprime des gestes inutiles. Et c’est exactement ce qui manque souvent dans les projets LegalTech : des gains tangibles sur les journées réelles des avocats.

Avant / après : un exemple très concret

Scenario classique dans un cabinet parisien de contentieux :

  • la collaboratrice doit auditer un projet de conclusions enregistrĂ© dans SharePoint ;
  • elle doit aussi le comparer Ă  la version prĂ©cĂ©dente envoyĂ©e par le client.

Sans sélecteur SharePoint :

  • elle tĂ©lĂ©charge les deux PDF depuis SharePoint ;
  • elle les importe dans l’outil d’IA ou de comparaison ;
  • elle rĂ©cupère les rĂ©sultats ;
  • elle sauvegarde de nouvelles versions ;
  • elle les recharge dans SharePoint, au bon endroit, avec la bonne nomenclature.

Au total, 10 à 15 minutes de manipulations « bêtes », dont aucune n’a de valeur intellectuelle.

Avec le sélecteur SharePoint Doctrine :

  • depuis Doctrine, elle ouvre le sĂ©lecteur ;
  • elle choisit, dans l’arborescence SharePoint, les deux versions ;
  • l’IA compare les conclusions, isole les ajouts, les retraits, les changements sensibles ;
  • elle rĂ©cupère en quelques secondes un rapport exploitable.

Temps gagné : plusieurs dizaines de minutes par dossier, plusieurs heures par semaine, surtout si le cabinet vit dans SharePoint.

Ce que vous pouvez faire en un clic avec l’IA juridique

Une fois le document ouvert dans Doctrine via le sélecteur SharePoint, vous pouvez notamment :

  • rĂ©sumer un contrat en français clair, avec les points de vigilance pour le client ;
  • repĂ©rer une clause prĂ©cise (non-concurrence, pĂ©nalitĂ©s, renouvellement tacite…) dans un contrat volumineux ;
  • comparer deux versions d’un acte, d’un pacte d’associĂ©s, d’un protocole ou de conclusions ;
  • auditer un ensemble de clauses (durĂ©e, rĂ©siliation, responsabilitĂ©, loi applicable, compĂ©tence…) pour vĂ©rifier l’alignement avec vos standards ;
  • extraire une chronologie des faits Ă  partir d’un acte de procĂ©dure ou d’un rapport.

L’important n’est pas uniquement la fonction technique. L’important, c’est que vous n’avez pas changé de GED, vous n’avez pas doublé les stockages : vous activez simplement vos documents SharePoint avec l’IA.


Sélecteur vs connexion complète : deux stratégies pour votre GED

Dans cette série sur l’IA pour les cabinets d’avocats, on voit revenir deux grands modèles : les intégrations ponctuelles et les intégrations globales. Le sélecteur SharePoint illustre parfaitement cette distinction.

1. Le sélecteur : pour des besoins ciblés, dossier par dossier

Le sélecteur SharePoint correspond à une approche très pragmatique :

  • vous avez un besoin prĂ©cis, par exemple analyser un contrat de distribution ou un bail commercial ;
  • vous allez chercher ce document-lĂ  dans SharePoint ;
  • vous le passez dans Doctrine pour un rĂ©sumĂ©, un audit, une comparaison, etc.

Avantages pour un cabinet d’avocats :

  • mise en place rapide, sans chantier de « transformation digitale » ;
  • aucun bruit documentaire : seuls les documents que vous choisissez sont analysĂ©s ;
  • parfait pour tester l’IA sur des cas d’usage concrets : revue de contrats, contentieux, corporate, compliance.

2. La connexion complète : pour exploiter tout votre savoir interne

L’autre option, complémentaire, est la connexion complète de SharePoint à Doctrine :

  • l’ensemble (ou une partie dĂ©finie) de votre base documentaire SharePoint est indexĂ© ;
  • vous pouvez poser des questions Ă  l’IA sur l’intĂ©gralitĂ© de vos dossiers :
    • « Dans quels contrats de 2022 avons-nous acceptĂ© une clause de limitation de responsabilitĂ© Ă  deux fois les honoraires ? »
    • « Ai-je dĂ©jĂ  plaidĂ© un licenciement Ă©conomique similaire sur ce fondement ? »

Cette approche transforme vraiment SharePoint en copilote de votre activité juridique : votre historique de contrats, d’actes et de consultations devient recherchable et exploitable par l’IA.

En pratique, beaucoup de cabinets français commencent par le sélecteur SharePoint (usage ciblé, ROI rapide), puis basculent vers une connexion complète une fois les usages ancrés et la gouvernance documentaire clarifiée.


Maîtrise, qualité documentaire et sécurité : trois points sensibles pour les juristes

Les directions juridiques et cabinets français sont généralement très matures sur ces sujets :

  • vous ne voulez pas d’un outil qui « aspire tout » dans la GED ;
  • vous craignez la confusion entre versions et les doublons ;
  • vous avez besoin de garanties solides en matière de confidentialitĂ© et de RGPD.

Le sélecteur SharePoint, tel qu’implémenté dans Doctrine, répond précisément à ces réserves.

Vous gardez le contrôle sur les documents analysés

Le sélecteur n’est pas une autoroute ouverte sur toute votre base SharePoint. C’est vous qui choisissez les fichiers à analyser, au moment où vous en avez besoin.

Résultat :

  • pas de pollution par des documents obsolètes ;
  • pas d’indexation massive de vieux dossiers non nettoyĂ©s ;
  • un contrĂ´le fin, parfaitement compatible avec vos politiques internes de confidentialitĂ©.

C’est particulièrement apprécié dans les cabinets d’avocats français travaillant sur des dossiers sensibles (M&A, arbitrage, pénal des affaires, restructurations) ou soumis au secret professionnel renforcé.

Un niveau de sécurité aligné sur les standards des grands groupes

Côté sécurité, la connexion SharePoint–Doctrine respecte les standards attendus par les grands groupes français :

  • certification ISO 27001 pour la gestion de la sĂ©curitĂ© de l’information ;
  • serveurs hĂ©bergĂ©s en Europe, avec des standards Ă©levĂ©s de protection ;
  • chiffrement avancĂ© des fichiers et des flux ;
  • contrĂ´le strict des droits d’accès : Doctrine ne dĂ©passe pas ce que SharePoint vous autorise dĂ©jĂ  ;
  • conformitĂ© RGPD, y compris pour les donnĂ©es personnelles prĂ©sentes dans les dossiers sociaux ou contentieux.

Pour résumer, vous bénéficiez de l’IA juridique sans renoncer à vos exigences de sécurité ni à la gouvernance imposée par votre DSI.


Comment intégrer le sélecteur SharePoint dans la vie du cabinet

L’IA apporte de la valeur uniquement si elle est intégrée dans les rituels quotidiens : revue de contrat, préparation d’audience, bouclage d’opération, réponses clients.

Trois cas d’usage à déployer en priorité

Voici trois scénarios concrets où le sélecteur SharePoint Change vraiment la donne pour un cabinet français :

  1. Revue de contrats récurrents (distribution, IT, baux, prestations de services)

    • SĂ©lection du contrat dans SharePoint via le sĂ©lecteur.
    • RĂ©sumĂ© exĂ©cutif pour le client + liste des points de vigilance.
    • Comparaison avec vos standards contractuels internes.
  2. Gestion des contentieux en volume (recouvrement, consommation, social)

    • Accès immĂ©diat aux conclusions ou assignations stockĂ©es dans SharePoint.
    • RĂ©sumĂ© des faits + extraction de la chronologie.
    • GĂ©nĂ©ration d’une base de travail pour les nouvelles Ă©critures.
  3. Suivi des versions dans les opérations de M&A ou corporate

    • Comparaison instantanĂ©e des versions successives de SPA, pactes, LOI.
    • Identification des changements substantiels pour le client.
    • RĂ©duction du risque d’erreur sur les dernières modifications de dernière minute.

Quelques bonnes pratiques pour vos équipes

Pour que l’adoption fonctionne, j’ai vu plusieurs choses marcher dans les cabinets et directions juridiques :

  • nommer un binĂ´me « sponsor + rĂ©fĂ©rent opĂ©rationnel » : un associĂ© ou directeur juridique + un collaborateur ou juriste qui pilote les premiers cas d’usage ;
  • choisir 2 ou 3 workflows clĂ©s (contrats, contentieux, corporate) et y appliquer systĂ©matiquement le sĂ©lecteur SharePoint pendant un mois ;
  • mesurer le temps gagnĂ© : nombre de tĂ©lĂ©chargements Ă©vitĂ©s, dĂ©lais de traitement, qualitĂ© des livrables pour les clients internes ou externes ;
  • partager les exemples rĂ©ussis Ă  l’échelle du cabinet : avant / après sur un dossier concret, en montrant les documents et les temps rĂ©els.

L’objectif n’est pas d’« évangéliser sur l’IA », mais de montrer que pour ce type de travail précis, le duo SharePoint + Doctrine fait mieux que le process habituel.


Vers une IA juridique vraiment intégrée aux cabinets français

Le sélecteur SharePoint est une porte d’entrée simple vers l’IA juridique, sans basculer tout votre système documentaire du jour au lendemain.

Pour un cabinet d’avocats français, l’enjeu n’est plus de savoir si l’IA va faire partie du quotidien, mais où commencer intelligemment. Connecter SharePoint à Doctrine, d’abord via un sélecteur, puis éventuellement via une connexion complète, est l’un des chemins les plus pragmatiques.

Vous gardez :

  • votre environnement Microsoft 365 et votre GED SharePoint,
  • vos règles de confidentialitĂ© et vos droits d’accès,
  • votre façon d’organiser les dossiers.

Vous ajoutez :

  • un copilote d’IA juridique spĂ©cialisĂ© droit français,
  • un gain de temps immĂ©diat sur les revues de documents,
  • une meilleure valorisation de votre savoir interne.

Si vous cherchez une première brique concrète dans votre stratégie « L’IA pour les Cabinets d’Avocats Français », le sélecteur SharePoint est un bon point de départ : il montre clairement à vos équipes qu’un petit raccourci bien pensé peut changer la manière dont on travaille les dossiers, sans changer tout le reste.

La question pour les prochains mois est simple : est-ce que vos collaborateurs continueront à perdre du temps à télécharger des PDF… ou est-ce que vous leur offrez enfin un accès direct entre SharePoint et l’IA ?