Le sélecteur SharePoint de Doctrine supprime les allers-retours entre GED et IA. Moins de clics, moins de risques, plus de temps pour l’analyse juridique.
Pourquoi les cabinets d’avocats perdent encore des heures avec SharePoint
Dans beaucoup de directions juridiques et de cabinets d’avocats français, SharePoint est déjà la colonne vertébrale documentaire. Contrats, actes de procédure, modèles, notes internes : tout y passe. Sur le papier, c’est carré. Dans la pratique, c’est souvent une autre histoire.
Le scénario est toujours le même : vous repérez un document dans SharePoint, vous le téléchargez, vous l’ouvrez dans Word ou PDF, vous l’importez ensuite dans votre outil d’IA juridique… puis vous rechargez la version analysée dans SharePoint. Une succession de clics inutiles qui, mis bout à bout, représentent parfois plusieurs heures par semaine.
Pour une structure qui facture au temps passé, ce temps perdu n’est pas anodin. C’est autant de facturation en moins, de veille stratégique repoussée, de rendez-vous clients compressés. C’est exactement là qu’intervient le sélecteur SharePoint de Doctrine : un petit changement dans la manière de travailler, mais un impact direct sur l’efficacité quotidienne.
Qu’est-ce qu’un sélecteur SharePoint, concrètement ?
Un sélecteur SharePoint est une interface qui vous permet de choisir un document stocké dans SharePoint et de l’ouvrir directement dans Doctrine, sans téléchargement ni manipulation intermédiaire.
En clair :
- vous restez dans l’environnement Doctrine,
- vous parcourez votre arborescence SharePoint,
- vous sélectionnez le fichier voulu,
- l’IA peut immédiatement travailler dessus (résumé, audit, comparaison, extraction d’informations, etc.).
Pas de copie locale, pas de version qui traîne sur un bureau Windows, pas de « V4 definitive_finale2.docx » qui pollue votre espace. Vous travaillez sur le bon document, au bon endroit, au bon moment.
Une scène de vie de cabinet
Prenons un cas typique dans un cabinet d’avocats parisien spécialisé en M&A :
- Le collaborateur reçoit une nouvelle version d’un SPA stockée dans SharePoint.
- Sans sélecteur, il télécharge la version, l’ouvre, puis la charge dans l’outil d’IA pour comparer avec la version précédente.
- Avec le sélecteur SharePoint, il se contente d’ouvrir Doctrine, de chercher le contrat dans SharePoint via le sélecteur, et lance immédiatement une comparaison automatique entre les deux versions.
Résultat : la comparaison est prête en quelques secondes, sans jamais quitter l’environnement de travail. L’IA met en évidence les clauses modifiées, les risques ajoutés, les écarts avec la version négociée. Le collaborateur peut se concentrer sur la stratégie de négociation, pas sur la logistique documentaire.
Sélecteur vs connexion complète : deux usages, deux maturités
Pour les cabinets d’avocats français qui se lancent dans l’IA, il y a souvent une vraie question : faut-il connecter toute sa base documentaire, ou commencer petit ?
Doctrine propose justement deux approches complémentaires :
1. Le sélecteur SharePoint : ciblé, maîtrisé, idéal pour démarrer
Le sélecteur SharePoint répond à un besoin très pragmatique : « j’ai un document précis à analyser, tout de suite ».
Avec le sélecteur :
- vous choisissez manuellement les documents sur lesquels l’IA va travailler ;
- vous gardez le contrôle sur le périmètre (pas de scan massif de votre GED) ;
- vous limitez le bruit : seuls les documents utiles, à jour, sont pris en compte.
C’est parfait pour :
- auditer un contrat avant signature ;
- résumer un dossier volumineux avant une audience ;
- comparer deux versions d’un acte de procédure ou d’un pacte d’actionnaires ;
- contrôler une clause précise (non-concurrence, limitation de responsabilité, garantie d’actif et de passif, etc.).
Autrement dit, le sélecteur est l’outil idéal pour les usages ponctuels mais critiques, sans modifier profondément votre organisation documentaire.
2. La connexion complète SharePoint : activer tout votre savoir interne
La connexion complète à SharePoint, elle, change d’échelle : toute (ou partie) de votre base documentaire devient interrogeable par l’IA.
Vous pouvez alors poser des questions du type :
- « Dans quels contrats ai-je déjà accepté cette clause de plafonnement de responsabilité ? »
- « Ai-je déjà plaidé un dossier similaire en 2021 ? Quels étaient les moyens développés ? »
- « Montre-moi tous les modèles de baux commerciaux mis à jour après la réforme X. »
Cette approche est particulièrement pertinente pour les structures qui :
- ont déjà une GED relativement propre (arborescence stable, archivage maîtrisé) ;
- souhaitent capitaliser réellement sur leur savoir-faire ;
- veulent faire de l’IA un assistant de recherche documentaire interne.
En pratique, beaucoup de directions juridiques commencent par le sélecteur, sur quelques cas d’usage très concrets, puis passent progressivement à une connexion plus large une fois les bénéfices constatés.
Les bénéfices concrets pour un cabinet d’avocats français
Le sélecteur SharePoint n’est pas une promesse abstraite d’IA. Il répond à des irritants très concrets du quotidien dans les cabinets et directions juridiques.
1. Moins de gestes inutiles, plus de temps facturable
Chaque téléchargement, chaque import, chaque rechargement dans SharePoint représente quelques dizaines de secondes. Multipliez cela par :
- le nombre de documents traités chaque jour ;
- le nombre de collaborateurs concernés ;
- le nombre de dossiers en parallèle.
On arrive très vite à plusieurs heures par semaine consacrées uniquement à la logistique documentaire. Ce temps n’est ni valorisé, ni intéressant intellectuellement.
Avec un sélecteur SharePoint, ce temps disparaît presque complètement. L’IA devient immédiatement disponible sur vos documents sans travail préparatoire.
2. Moins de risques de versioning et de confusion
Le cauchemar de tout cabinet : travailler sur la mauvaise version du contrat. Une V2 envoyée par le client alors que la V3 circule déjà , une clause modifiée qui échappe à la vigilance, un acte signifié sur une version obsolète.
Travailler directement depuis SharePoint, sans télécharger ni multiplier les copies locales, réduit fortement :
- le risque de se tromper de version ;
- la création de doublons ;
- les échanges de documents « par mail » qui échappent à la GED.
3. Une adoption plus facile de l’IA juridique
Beaucoup de projets IA échouent non pas sur la technologie, mais sur l’adoption par les équipes. Si l’outil impose trop de frictions ou de changements de pratiques, il finit par être contourné.
Le sélecteur SharePoint a un avantage clé :
il s’intègre à l’environnement documentaire déjà utilisé par les avocats et juristes.
On ne leur demande pas de changer de réflexe, ni de déplacer leurs documents. On leur offre simplement un raccourci : « prends ton document là où il est, et laisse l’IA faire le reste. »
Pour un associé sceptique ou un juriste débordé, c’est une porte d’entrée beaucoup plus acceptable qu’un grand projet de transformation de la GED.
IA juridique et SharePoint : quelles questions de sécurité ?
Dès qu’on parle d’IA et de documents client, les réflexes sont sains : confidentialité, secret professionnel, RGPD. Les cabinets français ont raison d’être exigeants.
La connexion Doctrine – SharePoint est pensée pour répondre à ces exigences, en s’alignant sur les standards de sécurité attendus par les grandes directions juridiques et cabinets d’avocats.
Des garanties au niveau attendu par la profession
Doctrine applique notamment :
- une certification ISO 27001 pour la gestion de la sécurité de l’information ;
- un hébergement des serveurs en Europe, avec des standards de protection élevés ;
- des contrôles de sécurité audités par un tiers indépendant ;
- une application stricte des droits d’accès (personne ne voit un document qu’il ne verrait pas déjà dans SharePoint) ;
- un chiffrement avancé des fichiers et des transferts.
Pour un bâtonnier, un DPO ou un RSSI, ces éléments ne sont pas des bonus : ce sont des prérequis. L’IA juridique n’a de sens que si elle respecte pleinement le cadre déontologique et réglementaire français.
Qui voit quoi ? La question clé
Un point rassurant pour beaucoup de structures :
- avec le sélecteur SharePoint, vous décidez au cas par cas quels documents passent par l’IA ;
- avec la connexion complète, vous définissez précisément les bibliothèques, espaces ou types de documents concernés.
Aucun élargissement incontrôlé du périmètre : le contrôle reste côté client. C’est essentiel pour intégrer l’IA dans une stratégie globale de gouvernance documentaire.
Comment intégrer le sélecteur SharePoint dans votre pratique dès 2025
Nous sommes en décembre 2025, la plupart des cabinets d’avocats français ont déjà testé au moins un outil d’IA. Peu ont vraiment industrialisé les usages. Le sélecteur SharePoint est un bon terrain d’expérimentation, avec un rapport effort/bénéfice très favorable.
1. Choisissez 2 ou 3 cas d’usage « pilotes »
Par expérience, ce qui fonctionne bien pour démarrer :
- Analyse de contrats récurrents (baux commerciaux, CGV, contrats de licence) ;
- Préparation d’audiences (résumés de conclusions adverses, extraction d’arguments) ;
- Contrôle qualité en fin de chaîne (vérifier que certaines clauses obligatoires figurent bien dans les documents envoyés au client).
L’idée n’est pas de tout transformer en une fois, mais de montrer rapidement une valeur tangible à l’équipe.
2. Intégrez le sélecteur dans vos check-lists métier
Par exemple :
- check-list closing M&A : « Comparer via Doctrine la version finale avec la dernière version validée par le client (sélecteur SharePoint) » ;
- check-list contentieux : « Faire résumer par l’IA les dernières conclusions adverses avant réunion de stratégie ».
Quand l’usage IA apparaît noir sur blanc dans les process, il sort du registre du « gadget » pour entrer dans celui de l’outil métier.
3. Mesurez les gains
Même à la louche, mesurez :
- le temps gagné par dossier ;
- le nombre de manipulations évitées ;
- le ressenti des équipes (« moins de tâches répétitives », « plus de temps pour le fond »).
C’est ce qui permet ensuite de défendre, auprès de la direction ou du conseil de l’ordre interne, un élargissement des usages (connexion plus large, nouveaux cas d’usage, formation avancée, etc.).
L’IA pour les cabinets d’avocats français : une brique de plus dans l’édifice
Dans la série « L’IA pour les Cabinets d’Avocats Français », le sélecteur SharePoint illustre une conviction forte : les gains les plus intéressants viennent souvent des frictions les plus banales.
On parle beaucoup de prédiction judiciaire, de rédaction automatique d’actes, de stratégie contentieuse assistée par IA. Tout cela est pertinent. Mais au quotidien, pour un collaborateur ou un juriste en entreprise, ce qui change vraiment la vie, ce sont ces raccourcis qui enlèvent la « paperasse numérique ».
Le sélecteur SharePoint est une porte d’entrée pragmatique vers l’IA juridique :
- il respecte vos outils existants ;
- il respecte votre organisation documentaire ;
- il respecte vos contraintes de confidentialité.
La prochaine étape, pour les structures qui auront franchi ce cap, sera d’oser la connexion plus large : faire de toute la base SharePoint un copilote intelligent capable de répondre, en quelques secondes, à des questions qui prenaient des heures de recherche.
En attendant, vous pouvez déjà tester ce raccourci dans votre propre pratique et voir, sur vos dossiers, comment quelques clics de moins se traduisent par plus de temps pour ce qui fait vraiment la valeur d’un avocat : l’analyse, le jugement, la stratégie.