JCDecaux Airport modernise l’affichage aéroportuaire avec un simulateur de campagnes data-driven. Voici comment l’utiliser comme un véritable outil de pilotage média.

La plupart des plans média aéroportuaires se font encore « à l’ancienne » : Excel, specs PDF, échanges d’emails et estimations à la louche. Pendant ce temps, les voyageurs de Roissy et d’Orly représentent un gisement d’audience ultra qualifiée de 107 millions de passagers par an. Il y a un vrai décalage entre la sophistication des data en transport et la manière dont beaucoup d’annonceurs conçoivent leurs campagnes dans ces lieux.
Le nouveau site d’Extime JCDecaux Airport et son simulateur de campagnes changent clairement la donne. Derrière une interface épurée, on voit se dessiner un futur où affichage, mobilité et IA se rejoignent pour piloter la communication comme on pilote une flotte ou un réseau logistique : avec des données, des scénarios, et des KPI prévisionnels.
Cet article fait le lien entre ce nouvel outil, le DOOH aéroportuaire et un sujet plus large : l’IA dans le transport et la logistique en France. Comment ce type de simulateur s’inscrit-il dans la même logique que l’optimisation d’itinéraires ou la gestion de flotte ? Et surtout, comment un directeur marketing, média ou retail peut en tirer un avantage concret dès maintenant ?
Un inventaire aéroportuaire digne d’une plateforme data
Le point de départ est très simple : Extime JCDecaux Airport gère un inventaire hors norme sur les aéroports parisiens.
- 107 millions de passagers annuels
- 42 % de CSP+
- 50 % de voyageurs de moins de 35 ans
- 55 % de femmes
- Un temps d’exposition moyen de 3 heures dans les terminaux
Dit autrement : c’est un hub média premium, avec une audience jeune, aisée, très connectée, dans un environnement brand safe où la concurrence publicitaire est moindre que sur les réseaux sociaux ou le display classique.
Pourquoi ça parle autant aux annonceurs français en 2025
En fin d’année, les aéroports se remplissent avec les départs de Noël, mais aussi les déplacements business de clôture d’exercice. Pour beaucoup de marques françaises :
- les campagnes Q4 et Q1 se jouent en grande partie sur la notoriété,
- le ciblage CSP+ / voyageurs fréquents est stratégique (banque, assurance, luxe, tech, tourisme, automobile, B2B…),
- la brand safety est devenue un enjeu dur, après les multiples scandales d’annonces adjacentes à des contenus toxiques.
Le site d’Extime JCDecaux Airport ne se contente pas de présenter ces chiffres : il les met en scène dans un simulateur. C’est là que le parallèle avec l’IA dans le transport devient intéressant.
Le simulateur de campagnes : un plan média pensé comme un plan de transport
Le nouveau site propose une navigation très opérationnelle : cibles, budgets, formats, best cases sectoriels… mais surtout, il permet de construire un plan média sur mesure et d’en voir immédiatement l’impact estimé sur les cibles.
C’est exactement la logique des outils d’optimisation de transport et de logistique :
- on choisit des paramètres (volume, contraintes, budget),
- l’algorithme propose un scénario (itinéraires, tournées, remplissage),
- le système renvoie un impact chiffré (coûts, délais, émissions, qualité de service).
Un « jumeau numérique » de votre campagne aéroportuaire
Dans l’industrie, on parle de jumeau numérique : une version virtuelle d’un entrepôt, d’une ligne de production ou d’un réseau de transport, sur laquelle on teste des hypothèses avant d’agir dans le réel.
Le simulateur de JCDecaux Airport joue ce rĂ´le pour la communication :
- vous sélectionnez vos cibles (par ex. femmes 25-44, fréquentes sur les vols long-courriers),
- vous ajustez vos budgets et vos formats (DOOH, dispositifs immersifs, circuits premium),
- l’outil renvoie une estimation d’audience et de couverture.
Même si le site ne parle pas explicitement d’IA, on est clairement dans une logique data-driven, très proche des moteurs qu’on retrouve en optimisation d’itinéraires ou de rotations d’avions.
« Un simulateur bien pensé, ce n’est pas un gadget. C’est une manière de faire basculer un média traditionnel dans une culture de pilotage par la donnée, comme on l’a vu dans la logistique il y a dix ans. »
Quand le DOOH aéroportuaire adopte les réflexes de la logistique
Ce qui est le plus intéressant dans ce lancement, c’est la modernisation d’un “vieux média” : l’affichage extérieur. Grâce au digital et aux data, l’aéroport devient un réseau de points de contact pilotable comme une flotte de véhicules.
Des dispositifs présentés comme des “lignes” et des “hub” médias
Le site met en avant :
- le DOOH (écrans digitaux flexibles, programmables en temps quasi réel),
- les dispositifs immersifs (expériences physiques augmentées par le numérique),
- les activations terrain (sampling, démonstrations, pop-up stores),
- les circuits premium (parcours des salons, files prioritaires, duty free…).
Pour un professionnel du transport, la logique parle tout de suite :
- les terminaux, salons et zones d’embarquement sont des nœuds de réseau ;
- les flux de passagers sont des lignes avec des pics et des creux, comme pour la logistique urbaine ;
- le DOOH se comporte comme des capteurs/acteurs sur ces flux, qu’on peut activer ou moduler.
On commence à retrouver des réflexes de gestion de flotte : où placer l’effort, à quelle heure, sur quels flux, pour quel ROI ?
Des “preuves d’efficacité” comparables aux KPI transport
Extime JCDecaux Airport met en avant des best cases sectoriels, avec des résultats chiffrés. On y trouve les équivalents marketing de KPI transport :
- taux de couverture = taux de service d’une tournée,
- nombre moyen de contacts = nombre de colis livrés par tournée,
- impact sur la considération ou l’intention d’achat = économies réalisées ou délais gagnés.
Pour un directeur média, cette mise en forme est précieuse : elle rationalise l’investissement aéroportuaire et le place au même niveau que des canaux plus “mesurables” comme le display programmatique.
Comment un annonceur peut exploiter ce simulateur dès maintenant
L’intérêt réel d’un outil, ce n’est pas sa promesse, c’est ce qu’on en fait. Voici une méthode très pragmatique pour tirer parti du simulateur de campagnes aéroportuaires.
1. Partir de votre “parcours logistique” de clients
Traitez vos clients comme un flux logistique :
- D’où viennent-ils ? (France, Europe, international)
- Quand voyagent-ils le plus ?
- Sur quels types de vols ? (court, moyen, long-courrier)
- À quels moments critiques prennent-ils leurs décisions d’achat ?
À partir de là , définissez 2 ou 3 scénarios de campagnes :
- Scénario business : ciblage voyageurs fréquents, matin et fin de journée,
- Scénario loisirs : périodes de vacances, samedis/dimanches,
- Scénario premium : circuits salons, zones duty free, flux long-courrier.
2. Jouer avec les paramètres comme avec un outil d’optimisation de tournées
Dans le simulateur :
- fixez un budget test, par ex. l’équivalent d’une campagne social paid nationale,
- sélectionnez un secteur de best cases proche du vôtre (banque, luxe, FMCG, tech…),
- observez les courbes de couverture et de répétition.
Objectif : identifier le point d’équilibre entre :
- couverture maximale sur votre cœur de cible,
- pression publicitaire suffisante pour marquer les esprits,
- budget compatible avec vos arbitrages.
On est très proche du travail des responsables transport qui cherchent le compromis entre coût, délai et taux de service, en jouant sur les tournées, les horaires, les capacités.
3. Articuler l’aéroport avec le reste de votre “chaîne logistique media”
Dans la série « IA dans le transport et la logistique », on insiste beaucoup sur la vision de bout en bout : entrepôt, hub, dernier kilomètre. Appliquez la même logique à vos médias :
- l’aéroport = hub premium (haut niveau d’attention),
- le social / display = dernier kilomètre digital (retargeting, conversions),
- le CRM = fidélisation / réassurance.
Concrètement :
- Exposez la cible en aéroport sur une création forte, statutaire.
- Relancez-la ensuite en digital avec :
- des offres personnalisées,
- un message “vu à Paris Aéroport” pour renforcer la crédibilité.
- Mesurez l’effet incrémental via :
- des tests géographiques (aéroports vs villes non exposées),
- des cohortes CRM (clients exposés vs non exposés).
Le simulateur fournit le volume théorique de personnes touchées, que vous pouvez rapprocher de vos propres données de vente et de trafic pour évaluer la performance.
Et demain : quand l’IA média parlera avec l’IA transport
On est au tout début d’une convergence : IA pour la logistique et IA pour les médias vont progressivement travailler ensemble.
On peut imaginer, Ă horizon proche :
- des campagnes DOOH aéroportuaires dynamiques, ajustées selon les prévisions de flux passagers (issues d’algorithmes de prévision de demande et de trafic),
- des créations qui changent en fonction du profil agrégé du vol (business vs loisirs, destination, fuseau horaire),
- des budgets media qui se redistribuent automatiquement entre plusieurs hubs (Paris, Lyon, Nice…) en fonction des données de remplissage des avions.
La réalité, fin 2025, c’est que beaucoup d’annonceurs n’en sont pas encore là . Mais le nouveau site Extime JCDecaux Airport constitue un pas important :
- il normalise l’idée de simulation en amont,
- il habitue les équipes marketing à penser en scénarios et non plus seulement en “packs d’espaces”,
- il crée un terrain favorable pour l’intégration future de briques IA plus avancées.
Pour les acteurs français du transport, de la logistique et de la mobilité, c’est une opportunité :
- d’aligner communication et opérations sur une même culture data,
- de faire des aéroports non seulement des hubs physiques, mais aussi des hubs d’attention parfaitement mesurés.
La question, maintenant, est simple : voulez-vous encore acheter de l’affichage aéroport au feeling, ou préférez-vous le piloter comme un réseau logistique intelligent ?