Scan to BIM et IA : vers des jumeaux numériques utiles

L'IA dans le BTP Français: Chantiers Intelligents••By 3L3C

Comment le Scan to BIM, l’IA et le relevé laser 3D transforment déjà les chantiers français et préparent des jumeaux numériques vraiment utiles aux équipes terrain.

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Le BIM français change de vitesse grâce au scan 3D

Sur les grands projets comme sur les petits chantiers de rénovation, le même problème revient : la réalité du terrain ne correspond jamais exactement aux plans. Tolerances, surprises dans les gaines techniques, structures modifiées depuis 30 ans… et ce sont les délais, la sécurité et les coûts qui en pâtissent.

Le relevé laser 3D couplé au BIM est en train de devenir l’outil discret mais décisif pour reprendre la main. Et lorsque ce scan 3D se combine à l’intelligence artificielle et au jumeau numérique, on obtient un socle concret pour les « chantiers intelligents » dont tout le monde parle dans le BTP français.

Scan Factory, pionnier du relevé laser 3D et du Scan to BIM en France, apporte une vision très opérationnelle : du matériel accessible partout en France, une académie de formation dédiée et une perspective claire sur l’automatisation par l’IA. Cet article s’inscrit dans la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » et montre comment passer de la promesse à la pratique.


Scan to BIM : le pont entre terrain, BIM et IA

Le Scan to BIM est aujourd’hui la façon la plus fiable de transformer la réalité construite en données exploitables par les outils numériques et les algorithmes d’IA.

Concrètement, le relevé laser 3D produit un nuage de points très précis de l’existant (bâtiment, usine, ouvrage d’art, logements, etc.). Ce nuage est ensuite transformé en maquette BIM (Revit, Archicad, Allplan…) qui devient la base de tout le reste : études, chantier, exploitation, jumeau numérique.

Voici pourquoi ce maillon est stratégique pour les chantiers intelligents :

  • DonnĂ©es fiables : sans gĂ©omĂ©trie fiable, aucune IA ne peut fournir des analyses pertinentes.
  • Vision partagĂ©e : tous les acteurs regardent la mĂŞme maquette et les mĂŞmes incohĂ©rences.
  • RĂ©duction des risques : moins d’alĂ©as sur chantier, moins de reprises, moins de litiges.
  • Base du jumeau numĂ©rique : le modèle devient la « copie » vivante du bâtiment.

Sans Scan to BIM robuste, le jumeau numérique reste un concept marketing plutôt qu’un outil de pilotage.

Dans ce contexte, la promesse de Scan Factory est simple : « le relevé laser 3D pour tous ». Location de scanners 3D en 24h partout en France, accompagnement, formation… l’objectif est de rendre ce socle technologique accessible du bureau d’études unipersonnel au groupe international.


ScanFACTORY Academy : industrialiser les compétences Scan to BIM

L’un des vrais freins à l’IA dans le BTP n’est pas la technologie, mais les compétences. Beaucoup d’entreprises ont investi dans du matériel 3D ou des licences BIM… sans équipe formée pour en tirer quelque chose de concret.

C’est là que ScanFACTORY Academy se positionne comme un élément clé de la chaîne de valeur.

Un centre 100 % dédié au Scan to BIM

ScanFACTORY Academy se présente comme le premier centre de formation orienté exclusivement Scan to BIM en France. Le catalogue couvre tout le cycle :

  • Utilisation de scanners 3D FARO et LEICA
  • Traitement des donnĂ©es sur Autodesk Recap, FARO, Leica
  • Traitement des donnĂ©es de drones
  • CrĂ©ation de maquettes BIM Ă  partir de nuages de points
  • Formations Revit, Archicad, Allplan
  • MĂ©thodologies BIM adaptĂ©es au relevĂ© et au contrĂ´le de chantier

L’objectif est clair : standardiser des pratiques fiables, reproductibles, et conformes aux exigences qualité actuelles (DataDock dès 2016, certification Qualiopi obtenue le 24/10/2021).

Un réseau de releveurs 3D partout en France

Autre point intéressant pour les entreprises du BTP : la plateforme permet de trouver des releveurs 3D formés et suivis par ScanFACTORY, au plus près des projets.

Pour un maître d’œuvre, un industriel ou un gestionnaire d’actifs, cela change tout :

  • Pas besoin d’investir immĂ©diatement dans un scanner coĂ»teux.
  • PossibilitĂ© de tester plusieurs cas d’usage (rĂ©novation, contrĂ´le de chantier, sinistre…).
  • Accès Ă  des profils formĂ©s aux mĂŞmes mĂ©thodes, ce qui facilite l’intĂ©gration dans un process BIM et IA dĂ©jĂ  en place.

Pour qui cherche à bâtir une stratégie « chantiers intelligents » à l’échelle d’un groupe, la combinaison matériel + compétences + réseau est beaucoup plus réaliste qu’un déploiement 100 % interne dès le premier jour.


IA, drones et robots : l’automatisation de la capture 3D

La vision à moyen et long terme décrite par Scan Factory est très alignée avec ce qu’on observe sur le terrain : la capture 3D devient de plus en plus simple, rapide et automatisée.

Ce qui change Ă  court terme

À horizon 1 à 3 ans, on voit déjà plusieurs évolutions concrètes :

  • Les fabricants de scanners et de drones simplifient l’usage : interfaces plus intuitives, workflows guidĂ©s, prĂ©-traitement embarquĂ©.
  • Les temps de scan diminuent fortement, avec une meilleure portĂ©e et une densitĂ© de points plus Ă©levĂ©e.
  • Les logiciels intègrent plus d’algorithmes d’IA pour nettoyer, classer et assembler les nuages de points.

Résultat : des profils non spécialistes peuvent commencer à produire des relevés de qualité, à condition d’être encadrés par de bonnes méthodes. C’est exactement le terrain de jeu de structures comme ScanFACTORY Academy.

Vers des relevés 3D presque autonomes

Ă€ plus long terme, la trajectoire est assez nette :

  • Drones volants, robots marchants ou roulants parcourent les sites en continu.
  • Un opĂ©rateur supervise Ă  distance plusieurs chantiers, sans ĂŞtre physiquement prĂ©sent.
  • L’IA gĂ©nère directement une maquette 3D Ă  partir des points et l’actualise au fil du temps.

Fabrice Peronno évoque déjà des cas d’usage aéronautique où les impacts de foudre sur les avions sont analysés via ce type de flux : capture 3D + IA + modèle numérique pour décider rapidement des réparations.

Transposé au BTP français, on voit émerger des scénarios très concrets :

  • Suivi quotidien d’un gros chantier de logement ou de bureau par drone.
  • DĂ©tection automatique des Ă©carts entre exĂ©cution et maquette BIM.
  • GĂ©nĂ©ration de rapports de conformitĂ© ou d’avancement sans ressaisie manuelle.

La réalité ? C’est plus proche que beaucoup ne le pensent. Et les entreprises qui maîtrisent déjà le socle Scan to BIM auront une vraie longueur d’avance pour brancher ces briques d’IA dès qu’elles seront matures.


Du scan 3D au contrôle de chantier et à la sécurité

L’un des enjeux majeurs de la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » est de sortir le BIM de la simple phase conception pour le reconnecter au chantier, à la sécurité et à l’exploitation.

Le relevé laser 3D intervient précisément à ces interfaces critiques.

ContrĂ´le des phases de construction

Le relevé laser 3D est déjà un standard en rénovation. La prochaine étape, comme le souligne Scan Factory, c’est d’en faire un standard pour la validation des phases de construction.

Exemples de cas d’usage :

  • VĂ©rifier la bonne position des rĂ©servations avant le coulage d’une dalle.
  • ContrĂ´ler l’implantation des rĂ©seaux CVC ou Ă©lectriques par rapport Ă  la maquette BIM.
  • Documenter prĂ©cisĂ©ment l’avancement pour les situations de travaux et la gestion des rĂ©clamations.

À partir de là, l’IA peut jouer plusieurs rôles :

  • Comparer automatiquement nuage de points et maquette BIM.
  • Signaler les Ă©carts dĂ©passant une tolĂ©rance dĂ©finie (dĂ©vers, hauteur, alignement…).
  • Prioriser les anomalies Ă  traiter pour limiter les impacts planning.

Impact sur la sécurité et la gestion des risques

Une maquette BIM réaliste et à jour devient vite un outil de sécurité :

  • Meilleure analyse des zones Ă  risque avant intervention (coactivitĂ©, hauteur, accès difficile…).
  • Simulation des circulations d’engins ou de piĂ©tons dans des espaces contraints.
  • PrĂ©paration plus fine des interventions de maintenance lourde.

Couplée à des capteurs (IoT) sur le site, la maquette BIM enrichie commence à ressembler à un véritable jumeau numérique opérationnel :

  • TempĂ©rature, consommation Ă©nergĂ©tique, taux d’occupation.
  • Alertes sur des dĂ©rives (consommations anormales, tempĂ©ratures critiques, etc.).
  • Aide au diagnostic pour les Ă©quipes d’exploitation.

Le socle reste le même : un relevé 3D fiable, des méthodes BIM robustes, puis des briques d’IA qui viennent automatiser les contrôles et l’analyse.


Comment une entreprise du BTP peut s’y mettre dès 2025

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’attendre des drones totalement autonomes pour commencer. Voici une approche pragmatique que j’ai vue fonctionner dans des contextes similaires.

1. Choisir un premier cas d’usage très concret

Plutôt qu’un « grand plan BIM & IA » abstrait, sélectionnez :

  • Un bâtiment existant Ă  fort enjeu (rĂ©novation lourde, changement d’usage, mise en conformitĂ©).
  • Ou un chantier en cours avec des points de contrĂ´le critiques (structure, rĂ©seaux, enveloppe).

Objectif : prouver la valeur du Scan to BIM sur un périmètre limité (moins de 3 mois), avec des indicateurs clairs :

  • Nombre de conflits dĂ©tectĂ©s avant mise en Ĺ“uvre.
  • Heures de relevĂ©s manuels Ă©vitĂ©es.
  • Gains sur les reprises ou litiges.

2. S’appuyer sur des experts et un réseau formé

Au lieu d’acheter immédiatement du matériel, vous pouvez :

  • Louer un scanner 3D pour la durĂ©e du projet.
  • Faire intervenir un releveur 3D formĂ© ou un bureau spĂ©cialisĂ©.
  • IntĂ©grer au moins une personne interne Ă  ce projet pilote pour capter le savoir-faire.

Des acteurs comme Scan Factory structurent déjà ce type d’offre, ce qui permet de monter en compétence progressivement tout en livrant un résultat utile au chantier.

3. Connecter progressivement Scan, BIM et IA

Une fois le Scan to BIM maîtrisé sur un cas d’usage :

  1. Standardiser le workflow (processus, responsabilités, livrables).
  2. Introduire des outils de comparaison automatique modèle / nuage de points.
  3. Tester des tableaux de bord ou scripts qui priorisent les écarts et risques.

On passe ainsi d’un simple relevé 3D « photo souvenir » à un véritable outil d’aide à la décision, exploité par les conducteurs de travaux, les projeteurs, les responsables QSE et les exploitants.


Vers des jumeaux numériques vraiment utiles aux chantiers

Le message porté par Scan Factory est assez clair : le relevé laser 3D est déjà un standard en rénovation, et il va devenir un standard du contrôle de construction. De là, la marche vers le jumeau numérique connecté aux capteurs est beaucoup plus courte qu’on ne le pense.

Pour les entreprises du BTP français qui veulent prendre au sérieux les chantiers intelligents et l’IA appliquée au BIM, la priorité n’est pas de courir après la dernière mode technologique. La priorité, c’est :

  • Mettre en place un socle Scan to BIM fiable.
  • Structurer les compĂ©tences internes et externes (formation, rĂ©seau de releveurs).
  • Identifier quelques cas d’usage concrets oĂą ces outils Ă©vitent des problèmes bien rĂ©els.

La question n’est plus « est-ce que le BIM et l’IA vont transformer le BTP ? », mais plutôt : qui sera prêt, opérationnellement, quand la capture 3D automatisée sera devenue la norme ?