BIM, bibliothèques et IA : comment Onfly structure le BTP

L'IA dans le BTP Français: Chantiers Intelligents••By 3L3C

Les bibliothèques BIM structurées, comme avec Onfly, sont la base pour déployer l’IA et des chantiers intelligents dans le BTP français dès 2025.

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L’IA dans le BTP : pourquoi la donnée BIM devient stratégique

La plupart des entreprises du BTP français ont déjà entendu parler de BIM, de maquette numérique ou de jumeau numérique. Mais là où beaucoup se trompent, c’est sur le nerf de la guerre : la donnée. Sans données produits fiables, structurées et réutilisables, impossible de parler sérieusement de chantier intelligent, d’IA ou d’optimisation temps réel.

C’est exactement là qu’interviennent des solutions comme Onfly, mises en lumière à BIM World, et qui jouent un rôle clé dans l’industrialisation du BIM en France. Derrière l’interview un peu sèche que l’on trouve dans le flux RSS, il y a en réalité un sujet majeur : comment aider les équipes projet à arrêter de « bricoler » leurs objets BIM, et enfin travailler sur une base commune, exploitable par l’IA.

Dans cette série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », cet article se concentre sur un maillon critique de la chaîne : la gestion centralisée des bibliothèques BIM et son impact concret sur la productivité, la qualité et la possibilité d’exploiter l’IA sur vos projets.


Onfly en une phrase : une source unique de vérité pour les objets BIM

Pour faire simple, Onfly apporte aux bureaux d’études, architectes, majors et PME du BTP ce qui leur manque le plus : un référentiel commun, vivant et contrôlé de leurs objets et données BIM.

Autrement dit :

  • une bibliothèque BIM centralisĂ©e pour les familles Revit, les objets IFC, les gabarits et les propriĂ©tĂ©s,
  • accessible Ă  tous les acteurs du projet,
  • avec des règles communes de nommage, de propriĂ©tĂ©s, de niveaux de dĂ©tail et de qualitĂ©.

Dans un contexte français où chaque agence, chaque BE et parfois chaque chef de projet a « sa façon » de gérer les familles, cette approche change vraiment la donne. On passe d’un BIM artisanal à un BIM industriel, donc exploitable par des algorithmes d’IA pour :

  • automatiser des contrĂ´les de conformitĂ©,
  • gĂ©nĂ©rer des mĂ©trĂ©s fiables,
  • anticiper des incohĂ©rences de conception,
  • nourrir des jumeaux numĂ©riques en exploitation.

Un chantier intelligent commence rarement sur le chantier : il commence dans la manière dont les données sont pensées, structurées et partagées.


Le vrai problème du BTP français : des bibliothèques BIM ingérables

La plupart des entreprises du BTP le vivent au quotidien : le BIM n’est pas en panne de logiciels, il est en panne d’organisation de la donnée.

Un chaos de fichiers qui bloque l’IA

Sans solution dédiée, la gestion des objets BIM ressemble souvent à ça :

  • des familles Revit Ă©parpillĂ©es sur plusieurs serveurs ou disques personnels ;
  • plusieurs versions du mĂŞme objet, avec des paramètres diffĂ©rents ;
  • aucune règle claire de nommage ou de propriĂ©tĂ©s ;
  • des objets tĂ©lĂ©chargĂ©s au hasard, non contrĂ´lĂ©s ni validĂ©s.

Dans ces conditions, parler d’IA dans le BTP est presque une illusion. Les algorithmes d’analyse, de classification ou de prédiction ont besoin de données homogènes et structurées. Si un radiateur s’appelle tantôt RAD_600x800, tantôt chauf1, tantôt RADIATEUR, aucun moteur d’IA ne peut travailler proprement.

Perte de temps, erreurs et surcoûts

Ce manque de structuration a des effets très concrets :

  • des heures perdues Ă  chercher « le bon » objet ou Ă  recrĂ©er des familles dĂ©jĂ  existantes ;
  • des incohĂ©rences dans les maquettes, dĂ©tectĂ©es trop tard ;
  • des difficultĂ©s pour fiabiliser les mĂ©trĂ©s et les estimations ;
  • des frictions entre maĂ®trise d’œuvre, maĂ®trise d’ouvrage et entreprises.

Les entreprises qui pensent que l’IA viendra « corriger » ce désordre se trompent de priorité. L’IA amplifie ce qu’on lui donne : si la donnée d’entrée est chaotique, les résultats le seront aussi.


Comment Onfly structure la donnée BIM pour les chantiers intelligents

La contribution d’Onfly aux chantiers intelligents se joue en trois temps : centraliser, standardiser, gouverner.

1. Centraliser : une bibliothèque BIM partagée et accessible

La première brique consiste à créer un point d’accès unique pour tous les objets et données BIM d’une organisation. Concrètement, les équipes peuvent :

  • stocker toutes leurs familles et objets dans une plateforme unique ;
  • retrouver facilement un objet par type, usage, mĂ©tier, fabricant, etc. ;
  • connecter cette bibliothèque directement Ă  leurs outils (Revit, autres plateformes BIM).

Résultat :

  • beaucoup moins de doublons et de « familles perso » qui circulent dans les Ă©quipes ;
  • des maquettes plus homogènes, projet après projet ;
  • une vue consolidĂ©e du patrimoine d’objets de l’entreprise, rĂ©utilisable sur tous les marchĂ©s.

2. Standardiser : un langage commun pour l’ensemble du BTP

La deuxième étape est décisive : instaurer des standards. Onfly permet de définir et d’appliquer des règles sur :

  • le nommage des objets,
  • les paramètres obligatoires (techniques, rĂ©glementaires, environnementaux),
  • les niveaux de dĂ©tail selon les phases (ESQ, APS, APD, EXE, DOE),
  • la structuration des donnĂ©es pour rĂ©pondre aux besoins BIM, CVC, structure, Ă©lectricitĂ©, etc.

En pratique, cela permet par exemple :

  • d’imposer certains paramètres nĂ©cessaires aux calculs thermiques ou aux Ă©tudes de structure ;
  • de prĂ©parer les donnĂ©es carbone pour intĂ©grer plus facilement des analyses ACV ;
  • de structurer la donnĂ©e dès la conception pour l’exploitation (GMAO, GTB, jumeau numĂ©rique).

Cette standardisation est exactement ce que recherchent les algorithmes d’IA : des schémas de données clairs, cohérents, interprétables.

3. Gouverner : contrôler qui fait quoi et valider la qualité

Enfin, Onfly apporte un volet essentiel de gouvernance de la donnée :

  • gestion des droits selon les profils (crĂ©ation, modification, validation, usage) ;
  • workflows de validation avant qu’un objet n’entre dans la bibliothèque « officielle » ;
  • suivi des versions pour savoir qui a modifiĂ© quoi et quand ;
  • indicateurs sur l’usage rĂ©el des objets.

Ce n’est pas seulement du confort : c’est ce qui permet aux directions techniques, BIM managers et responsables innovation de piloter réellement leur patrimoine de données, et non de le subir.


Où l’IA entre en jeu : de la bibliothèque BIM au chantier intelligent

Une bibliothèque structurée comme celle portée par Onfly ne sert pas qu’à « ranger les fichiers ». Elle ouvre la porte à une vraie exploitation IA du BIM.

Automatisation des tâches répétitives

Une fois les objets normalisés, il devient possible :

  • d’automatiser la classification des objets dans les maquettes ;
  • de gĂ©nĂ©rer des tableaux de mĂ©trĂ©s fiables en un clic ;
  • de vĂ©rifier la prĂ©sence de paramètres indispensables (accessibilitĂ©, sĂ©curitĂ©, feu…) ;
  • d’identifier automatiquement des incohĂ©rences (objets obsolètes, mauvaises versions, etc.).

Ce sont des cas d’usage d’IA « pragmatique », immédiatement utiles aux équipes projet françaises, bien loin des promesses floues.

Sécurité, planning et performance sur chantier

Pour un chantier intelligent, la donnée BIM structurée devient un socle pour :

  • croiser la maquette avec les plannings (4D) pour anticiper les risques de co-activitĂ© ;
  • gĂ©nĂ©rer des check-lists de sĂ©curitĂ© ciblĂ©es en fonction des objets prĂ©sents sur une zone ;
  • alimenter des applications mobiles pour les conducteurs de travaux avec des informations fiables ;
  • connecter la maquette aux outils de suivi de production (avancement, non-conformitĂ©s, rĂ©serves).

Dans un contexte 2025 où la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le BTP français se renforce, toute heure gagnée sur la préparation et le contrôle fait une vraie différence.

Jumeaux numériques et exploitation durable

Sur le long terme, cette approche profite aussi aux maîtres d’ouvrage et exploitants :

  • les donnĂ©es des objets BIM standardisĂ©s sont plus faciles Ă  transfĂ©rer en DOE numĂ©rique ;
  • un jumeau numĂ©rique peut ĂŞtre alimentĂ© avec des informations fiables sur les Ă©quipements ;
  • les outils d’IA peuvent ensuite analyser consommation, maintenance, confort, disponibilité…

On voit ici le lien direct entre bibliothèque BIM, IA et stratégie de décarbonation du parc immobilier ou des infrastructures françaises.


Comment un acteur du BTP peut passer à l’action en 2025

La bonne nouvelle, c’est que passer à une gestion industrialisée des bibliothèques BIM n’est pas réservé aux géants. Ce qui compte, c’est la méthode.

1. Faire un état des lieux honnête

Avant même de parler d’outil, je recommande toujours de :

  1. cartographier où se trouvent aujourd’hui vos familles et objets ;
  2. identifier les doublons et les variantes inutiles ;
  3. lister les paramètres vraiment utilisés par vos équipes et vos partenaires ;
  4. repérer les points de friction récurrents (qualité, délais, coordination).

Ce diagnostic peut être rapide, mais il doit être lucide. Sans ça, vous ne ferez que déplacer le désordre dans une nouvelle plateforme.

2. Définir des standards réalistes, pas théoriques

La tentation, en France, est souvent de construire une « usine à gaz de standards ». Mauvaise idée. Mieux vaut :

  • partir des besoins concrets des projets (mĂ©trĂ©s, ACV, DOE, exploitation) ;
  • dĂ©finir un jeu de règles simple mais obligatoire ;
  • faire valider ce socle par quelques BIM managers et responsables mĂ©tiers ;
  • accepter que le standard Ă©volue, plutĂ´t que viser la perfection au premier jour.

Une solution comme Onfly est utile précisément parce qu’elle accompagne cette montée en maturité, plutôt que de l’imposer d’en haut.

3. Lancer un pilote sur 1 à 2 projets emblématiques

Pas besoin de tout basculer d’un coup. Un plan réaliste :

  • choisir 1 ou 2 projets oĂą le BIM est dĂ©jĂ  bien prĂ©sent ;
  • y dĂ©ployer la bibliothèque centralisĂ©e, avec un accompagnement concret des Ă©quipes ;
  • mesurer des indicateurs simples : temps gagnĂ©, baisse des erreurs, fluiditĂ© des Ă©changes ;
  • documenter les retours d’expĂ©rience pour convaincre en interne.

Les projets pilotes sont aussi un bon terrain pour tester des premiers cas d’usage d’IA : contrôle automatique de maquettes, pré-métrés, alertes de non-conformité, etc.

4. Construire une vraie feuille de route « données & IA »

À partir de là, les directions générales ont matière à bâtir une stratégie data & IA pour le BTP, en cohérence avec :

  • la politique BIM de l’entreprise ;
  • les enjeux de performance environnementale ;
  • la transformation numĂ©rique des chantiers.

Les acteurs mis en avant à BIM World, comme Onfly, fournissent les briques. La responsabilité des entreprises, c’est de poser l’architecture globale : qui décide, qui gouverne, comment on mesure la valeur créée.


Pourquoi ce sujet devrait ĂŞtre sur la table en ce moment

Décembre 2025 est un moment charnière pour le BTP français :

  • la pression rĂ©glementaire et environnementale se renforce ;
  • les marges sont attaquĂ©es par l’augmentation des coĂ»ts ;
  • la pĂ©nurie de main-d’œuvre qualifiĂ©e oblige Ă  gagner en efficacitĂ©.

Dans ce contexte, les entreprises qui réussiront ne seront pas seulement celles qui « font du BIM », mais celles qui traitent leurs données BIM comme un actif stratégique. Les solutions de bibliothèque BIM comme Onfly, mises en avant à BIM World, s’inscrivent précisément dans cette démarche.

La réalité, c’est qu’on ne construit pas un chantier intelligent avec un effet d’annonce sur l’IA. On le construit en commençant par la base : structurer les bibliothèques, gouverner la donnée, donner aux équipes chantier des informations fiables et exploitées intelligemment.

Si votre structure se reconnaît dans le chaos des familles Revit, des objets IFC introuvables et des maquettes difficiles à exploiter, c’est probablement le bon moment pour passer à l’action. Le prochain article de la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » ira plus loin sur les cas d’usage IA concrets sur chantier, une fois ce socle de données en place.