IFS Cloud : moteur d’un pilotage projet vraiment intégré

L'IA dans le BTP Français: Chantiers Intelligents••By 3L3C

IFS Cloud connecte projets, BIM, ressources et maintenance pour un pilotage temps réel des chantiers. Découvrez comment l’IA améliore marges, délais et décisions.

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IFS Cloud : moteur d’un pilotage projet vraiment intégré dans le BTP

En France, plus de 70 % des projets BTP dépassent encore le budget ou le planning initial. Pas par manque de compétence, mais parce que la donnée est éclatée : un outil pour le planning, un autre pour le BIM, des tableurs pour le budget, un logiciel isolé pour la maintenance… Résultat : décisions lentes, dérives non vues, marges qui s’érodent.

Voici le vrai sujet : tant que la gestion de projets n’est pas connectée à toute la chaîne de valeur – de l’appel d’offres à l’exploitation – l’IA et le BIM restent sous-exploités. C’est exactement là qu’une plateforme comme IFS Cloud change la donne pour les entreprises du BTP français.

Dans ce billet de la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », on va voir comment un ERP/plateforme projet comme IFS Cloud permet :

  • de connecter vos chantiers, votre BIM, vos achats, votre parc matĂ©riel et vos Ă©quipes,
  • d’exploiter l’IA pour anticiper les dĂ©rives,
  • et de transformer vos marges… sans transformer vos conducteurs de travaux en data scientists.

Pourquoi connecter toute la chaîne de valeur change tout

Une gestion de projet efficace dans le BTP, c’est d’abord une chaîne de valeur continue, pas une succession d’outils qui ne se parlent pas.

Les symptômes que vous connaissez déjà

Si vous vous retrouvez dans ces situations, vous êtes typiquement dans un modèle « déconnecté » :

  • Le planning MS Project n’est jamais alignĂ© avec le rĂ©el du chantier.
  • Les surcoĂ»ts matĂ©riaux apparaissent… quand la facture fournisseur tombe.
  • Le suivi des heures est saisi Ă  la main, parfois avec 1 Ă  2 semaines de retard.
  • Le BIM est cantonnĂ© au bureau d’études, sans impact rĂ©el sur la conduite de travaux.
  • La maintenance des Ă©quipements (ou des ouvrages livrĂ©s) vit dans un autre système.

Résultat : impossible d’avoir une vision temps réel des coûts, des risques, des écarts et des engagements contractuels.

Ce que change une plateforme comme IFS Cloud

IFS Cloud se positionne comme colonne vertébrale :

  • un rĂ©fĂ©rentiel unique pour les projets, les budgets, les ressources et les contrats,
  • une intĂ©gration native avec la gestion d’actifs, la maintenance, les achats, la finance,
  • une base solide pour connecter BIM, IoT et IA.

Dans un contexte français où les obligations de performance énergétique, de traçabilité et de sécurité se durcissent (RE2020, loi anti-gaspillage, obligations de suivi), ne pas avoir cette continuité numérique devient un risque business, pas juste un irritant.


Comment IFS Cloud structure le pilotage de projets BTP

IFS Cloud fournit une gestion de projets « de bout en bout », adaptée aux métiers de la construction, de l’infrastructure, de l’énergie et des services.

1. Un modèle projet orienté marges, pas seulement planning

La force d’un ERP projet comme IFS Cloud, c’est de considérer le projet comme un objet vivant avec :

  • un budget initial dĂ©coupĂ© par lots, phases, WBS ;
  • des prĂ©visions en coĂ»t et en marge mises Ă  jour Ă  chaque engagement ;
  • un lien direct avec les contrats clients (avenants, pĂ©nalitĂ©s, SLA) ;
  • un lien direct avec les contrats fournisseurs (accords cadres, prix indexĂ©s, etc.).

Au lieu d’avoir le budget dans un Excel, le contrat dans un GED et les factures dans la compta, tout est raccolé à la structure du projet. Ça permet :

  • de voir immĂ©diatement l’impact d’un avenant ou d’un retard sur la marge,
  • de dĂ©tecter les dĂ©rives de coĂ»ts dès la commande, pas Ă  la clĂ´ture,
  • de comparer le prĂ©visionnel de marge avec le rĂ©alisĂ© en temps quasi rĂ©el.

2. Un pilotage ressources et matériel enfin industrialisé

Pour un chantier intelligent, l’IA ne suffit pas : il faut déjà des données propres et centralisées sur les ressources.

IFS Cloud gère :

  • les Ă©quipes (compĂ©tences, habilitations, disponibilitĂ©, coĂ»t horaire),
  • le parc matĂ©riel (engins, outillage, capteurs connectĂ©s, gĂ©olocalisation),
  • les sous-traitants (taux, contrats, historique de performance),
  • les contraintes rĂ©glementaires (habilitations, visites mĂ©dicales, contrĂ´les pĂ©riodiques).

Concrètement, ça permet par exemple :

  • d’assigner automatiquement les bonnes Ă©quipes en fonction des compĂ©tences requises,
  • d’optimiser le planning de vos grues, nacelles, engins pour Ă©viter les temps morts,
  • de croiser taux d’utilisation du matĂ©riel et coĂ»ts de location / amortissement.

C’est là que l’IA devient utile : sur la base de ces données, on peut prédire les goulets d’étranglement, les surcharges à venir, ou les risques de non-conformité.


BIM, jumeaux numériques et IFS Cloud : du modèle 3D au pilotage économique

Un jumeau numérique n’a d’intérêt que s’il est connecté à la réalité contractuelle, économique et opérationnelle. C’est l’un des enjeux majeurs des chantiers intelligents français.

Connecter BIM et ERP : le maillon manquant

Dans beaucoup d’entreprises, le BIM reste coincé dans la phase conception. IFS Cloud, en s’intégrant à des plateformes BIM, permet de :

  • associer chaque objet du modèle (mur, Ă©quipement, rĂ©seau) Ă  des coĂ»ts, des dĂ©lais, des fournisseurs,
  • suivre l’avancement physique Ă  partir du modèle (par zone, par niveau, par système),
  • alimenter automatiquement les besoins en achats et en main-d’œuvre.

Un exemple concret :

Vous validez dans le modèle BIM une variante matériaux sur une façade. Avec une intégration BIM–IFS, le coût, le délai d’approvisionnement, l’impact carbone et les plannings ressources se recalculent directement dans l’ERP projet.

De la construction à l’exploitation : l’actif numérique complet

IFS est historiquement fort sur la gestion d’actifs et la maintenance. En reliant le jumeau numérique au module maintenance :

  • chaque Ă©quipement installĂ© sur chantier devient un actif suivi dans le temps ;
  • les garanties, contrats de maintenance, historiques d’interventions sont centralisĂ©s ;
  • les techniciens terrain accèdent aux donnĂ©es BIM et aux procĂ©dures via mobile.

Pour les acteurs français qui combinent construction + exploitation / maintenance (FM, CVC, réseaux, énergie), cette continuité ouvre la voie à :

  • des contrats de performance plus fiables,
  • une meilleure maĂ®trise du coĂ»t global (TCO),
  • une relation plus durable avec le client final.

IA, prédiction et automatisation : ce que permet réellement IFS Cloud

Dans cette série sur l’IA dans le BTP français, une question revient souvent : « On a des datas, mais comment les transformer en décisions ? » IFS Cloud a deux atouts : une base unifiée et des briques d’analytique / IA exploitables sans usine à gaz.

Prédire les dérives de coûts et de délais

Avec l’historique de vos projets, l’ERP peut apprendre :

  • quels types de lots dĂ©rivent le plus,
  • quels fournisseurs ou sous-traitants gĂ©nèrent le plus de retard,
  • quelles configurations de planning mènent Ă  des surcoĂ»ts.

Sur cette base, IFS Cloud permet par exemple :

  • des alertes prĂ©coces : « au vu des consommations et du taux d’avancement, ce lot risque +12 % de dĂ©passement » ;
  • des simulations de scĂ©narios : impact sur budget et dĂ©lai si vous changez de fournisseur, ajoutez une Ă©quipe, modifiez une sĂ©quence ;
  • des scores de risque projet par projet, visibles dès les comitĂ©s de pilotage.

La réalité, c’est que même un simple scoring de risques et quelques tableaux de bord temps réel changent déjà la façon de piloter. On n’a pas besoin d’IA opaque : il faut surtout des signaux clairs, arrivant suffisamment tôt.

Automatiser les tâches répétitives qui plombent vos équipes

Là où l’IA embarquée prend tout son sens :

  • classification automatique de factures fournisseurs par projet/lot,
  • suggestion de codes analytiques en fonction du texte des devis ou des commandes,
  • prĂ©-rĂ©conciliation des heures saisies vs planning thĂ©orique,
  • dĂ©tection d’anomalies (taux horaires incohĂ©rents, doublons de facturation, etc.).

Chaque heure gagnée là-dessus, c’est une heure de plus pour vos conducteurs travaux et responsables d’affaires sur le terrain et avec le client, pas dans Excel.


Par où commencer avec IFS Cloud dans une entreprise BTP française ?

La tentation est de viser « le big bang » : tout migrer, tout connecter, tout refondre. Ça finit souvent mal. Ce qui fonctionne mieux, c’est une approche progressive, orientée valeur.

1. Cadrer les priorités métier, pas les fonctionnalités

Avant mĂŞme de parler modules, identifiez 2 ou 3 irritants majeurs :

  • dĂ©rive systĂ©matique des marges sur certains types de projets,
  • pilotage des sous-traitants et des contrats ingĂ©rable,
  • absence de vision consolidĂ©e sur votre parc matĂ©riel,
  • incapacitĂ© Ă  suivre les engagements contractuels (pĂ©nalitĂ©s, SLA, etc.).

Chaque irritant doit être accompagné d’un indicateur chiffré (taux de marge, jours de retard moyens, % de factures en litige…). C’est ce qui servira de boussole pour la mise en œuvre d’IFS Cloud.

2. Lancer un « chantier pilote » connecté

J’ai vu des déploiements bien plus réussis quand les entreprises :

  • choisissent 1 ou 2 projets pilotes reprĂ©sentatifs (taille moyenne, enjeux rĂ©els),
  • y dĂ©ploient un noyau fonctionnel IFS Cloud : gestion projet + achats + ressources + base d’actifs,
  • connectent au moins une source « intelligente » : BIM, IoT, ou donnĂ©es planning.

Objectif : prouver en moins de 6 Ă  9 mois que :

  • la visibilitĂ© marge / dĂ©lai est meilleure,
  • les dĂ©cisions sont prises plus tĂ´t,
  • les Ă©quipes ne passent pas plus de temps Ă  saisir, mais moins.

3. Construire la feuille de route « chantiers intelligents »

Ă€ partir du pilote, vous pouvez structurer une trajectoire sur 2 Ă  3 ans :

  • dĂ©ploiement progressif par business unit ou type d’activitĂ©,
  • extension aux modules maintenance / exploitation si vous faites du FM ou des contrats long terme,
  • renforcement de l’analytique et des usages IA (prĂ©diction, automatisation, recommandations).

L’important est de traiter IFS Cloud comme la base de votre stratégie « chantiers intelligents », pas comme un projet IT de plus.


Se projeter : quelle maturité IA pour le BTP français d’ici 2027 ?

Si on regarde les tendances actuelles, les entreprises BTP qui tirent leur épingle du jeu d’ici 2027 en France auront trois points communs :

  1. Un socle unifié pour la donnée projet, économique, contractuelle et opérationnelle (ERP type IFS Cloud ou équivalent).
  2. Une vraie intégration BIM / jumeaux numériques, connectée au pilotage économique.
  3. Des usages IA concrets, centrés sur la prédiction des risques, l’optimisation des ressources et l’automatisation des tâches répétitives.

IFS Cloud coche ces trois cases, avec un positionnement clair sur les secteurs asset-intensifs : construction, infrastructures, énergie, services. Pour un acteur français du BTP, c’est une opportunité de passer d’une logique « outil par outil » à une logique « plateforme projet + IA ».

La question n’est plus : « Faut-il y aller ? » mais plutôt :

Sur quels chantiers, avec quelles données, et avec quel niveau d’ambition souhaitez-vous enclencher votre propre trajectoire vers des chantiers intelligents, pilotés de bout en bout par la donnée et l’IA ?