IA, Lidar et BIM : des jumeaux numériques pour des villes plus intelligentes

L'IA dans le BTP Français: Chantiers Intelligents••By 3L3C

L’IA appliquée au Lidar et à l’imagerie 360° devient la clé pour des jumeaux numériques urbains fiables, des chantiers plus intelligents et une vraie stratégie bas-carbone.

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IA, Lidar et BIM : ce que la plupart des acteurs du BTP sous-estiment

Dans beaucoup de collectivités françaises, on parle de BIM, de bas-carbone, de jumeaux numériques… mais sur le terrain, les équipes passent encore des heures à traiter des relevés topographiques à la main, à recouper des plans obsolètes et à chercher « la bonne version » des données.

Voici le vrai sujet : sans données 3D fiables, structurées et à jour, il n’y a ni BIM intelligent, ni chantier vraiment connecté. C’est exactement là que des solutions comme VisionLidar de Geo-Plus, basées sur l’IA et le Lidar, changent la donne pour le BTP français.

Dans cette nouvelle étape de notre série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », on va voir comment l’IA appliquée aux nuages de points et à l’imagerie 360° prépare la généralisation des jumeaux numériques urbains, des chantiers plus sûrs et d’une gestion bas-carbone beaucoup plus crédible.


1. Pourquoi le nuage de points est devenu stratégique pour le BTP

Le point de départ est simple : le scanner Lidar est en train de devenir l’outil standard de capture du réel dans la construction et l’aménagement du territoire.

Concrètement, les entreprises et les collectivités utilisent désormais :

  • des scanners terrestres pour les bâtiments et les voiries,
  • des systèmes mobiles pour les chantiers linĂ©aires,
  • des drones pour les toitures, les carrières, les ouvrages difficiles d’accès.

Résultat : des nuages de points gigantesques, parfois plusieurs centaines de gigaoctets pour un seul projet. Tant que ces données restent brutes, elles sont quasi inutilisables par les équipes BIM, les maîtres d’œuvre ou les services techniques.

Un nuage de points non classifié, c’est comme un classeur rempli de feuilles volantes : l’information existe, mais personne ne peut l’exploiter efficacement.

C’est là que l’IA entre en jeu, avec des solutions comme VisionLidar qui se concentrent précisément sur cette étape critique : l’organisation et la classification automatique du nuage de points.


2. VisionLidar : comment l’IA organise le chaos du Lidar

L’idée principale de VisionLidar est claire : utiliser des réseaux de neurones (Deep Learning) pour transformer un nuage de points brut en base de données 3D structurée par objets.

2.1. Classification automatique par réseau de neurones

VisionLidar s’appuie sur des GPU NVidia (CUDA) pour lancer des opérations de classification massives :

  • chaque point du nuage est analysĂ©,
  • le modèle IA lui assigne une classe (façade, chaussĂ©e, arbre, mobilier urbain, ligne Ă©lectrique, etc.),
  • le nuage se retrouve dĂ©coupĂ© en « couches » exploitables facilement.

Deux points importants pour les acteurs du BTP français :

  1. Modèles entraînés sur mesure
    Les équipes peuvent créer leur propre modèle IA, adapté :

    • Ă  leur type de projets (voirie, ferroviaire, bâtiment tertiaire, rĂ©seaux secs / humides, etc.),
    • Ă  leur matĂ©riel de saisie (scanner mobile, terrestre, aĂ©rien).
  2. Traitement parallèle sur plusieurs cartes graphiques
    VisionLidar est capable de distribuer la charge sur plusieurs GPU, ce qui :

    • rĂ©duit fortement les temps de traitement,
    • permet de traiter de très grands projets au niveau d’une mĂ©tropole ou d’un rĂ©seau.

La conséquence pour les chantiers intelligents :

  • moins de temps passĂ© Ă  trier la donnĂ©e,
  • plus de temps pour analyser, concevoir, vĂ©rifier, optimiser,
  • une base solide pour un BIM vraiment orientĂ© objet.

2.2. De la classification à la modélisation BIM

Une fois le nuage de points structuré par classes, les étapes suivantes du processus BIM deviennent beaucoup plus fluides :

  • extraction automatique ou semi-automatique de gĂ©omĂ©tries,
  • vectorisation de bordures, façades, rĂ©seaux,
  • prĂ©-modĂ©lisation d’élĂ©ments BIM Ă  partir de formes reconnues.

Dans une logique bas-carbone, cela a un impact direct :

  • moins de visites sur site grâce Ă  une donnĂ©e 3D complète et fiable,
  • moins d’erreurs de conception car l’existant est modĂ©lisĂ© prĂ©cisĂ©ment,
  • meilleure coordination entre entreprises, ce qui limite les reprises, les dĂ©chets et les surconsommations.

3. Quand l’imagerie 360° rencontre le Lidar : un jumeau numérique plus riche

Geo-Plus ne s’arrête pas au nuage de points. Leur vision, via VisionLidar et VisionLidar 365, consiste à combiner Lidar et imagerie sphérique 360° pour créer un environnement immersif exploitable par tous les métiers.

3.1. Pourquoi l’image compte autant que le point

Même pour un ingénieur expérimenté, lire un nuage de points pur n’est pas toujours intuitif. L’ajout de photos 360° synchronisées change totalement l’expérience :

  • meilleure comprĂ©hension des matĂ©riaux et de l’état des ouvrages,
  • repĂ©rage rapide des Ă©lĂ©ments non modĂ©lisĂ©s (dĂ©gradations, Ă©quipements temporaires),
  • validation plus simple des hypothèses de conception ou de phasage.

Pour les services techniques d’une ville ou d’une interco, cela permet par exemple :

  • d’inspecter Ă  distance un carrefour, un parc, un trottoir PMR,
  • de prĂ©parer une opĂ©ration de maintenance sans se dĂ©placer,
  • de partager une vue rĂ©aliste avec des Ă©lus ou des riverains.

3.2. Prochaine étape : la reconnaissance d’objets sur l’image

Geo-Plus pousse la logique plus loin : appliquer l’IA de reconnaissance d’objets directement sur l’imagerie 360°, puis croiser ces informations avec le nuage de points.

Concrètement, cela ouvre la voie à :

  • la dĂ©tection automatique de panneaux de signalisation, candĂ©labres, bancs, abribus,
  • la reconnaissance de marquages au sol, de bordures, de dispositifs de sĂ©curitĂ©,
  • la mise Ă  jour semi-automatique des inventaires urbains.

Corréler l’objet détecté sur la photo avec sa géométrie précise dans le nuage de points permet :

  • d’obtenir sa position exacte,
  • d’estimer sa taille, sa hauteur, parfois son Ă©tat,
  • de l’intĂ©grer directement dans un modèle BIM ou un SIG urbain.

Pour un chantier intelligent, cela veut dire :

  • une meilleure prĂ©paration (connaissance fine de l’existant),
  • un suivi plus prĂ©cis de l’impact des travaux sur le mobilier urbain et les rĂ©seaux,
  • une traçabilitĂ© renforcĂ©e pour les dĂ©marches bas-carbone.

4. BIM urbain, mobilier et bas-carbone : la vision Ă  long terme

La plupart des discussions BIM en France restent centrées sur le bâtiment. Pourtant, la vraie révolution arrive côté ville et infrastructures.

Geo-Plus le dit très clairement :

« Dans un avenir proche, municipalités et communes voudront collecter leur inventaire de mobilier urbain sous forme de BIM orienté objets. »

4.1. Du plan 2D à l’inventaire BIM de la ville

Passer d’un plan SIG ou d’un tableau Excel à un inventaire BIM urbain change profondément la façon de gérer la ville :

  • chaque abribus, luminaire, barrière, borne, panneau devient un objet avec :
    • gĂ©omĂ©trie 3D prĂ©cise,
    • attributs (fabricant, date de pose, matĂ©riau, Ă©tat, maintenance),
    • liens avec les systèmes de GMAO, de gestion de patrimoine ou d’éclairage public.

Les solutions VisionLidar / VisionLidar 365 se positionnent comme briques clés de cette chaîne :

  • saisie automatisĂ©e via Lidar + imagerie,
  • classification IA,
  • organisation de librairies d’objets IFC pour le mobilier urbain,
  • diffusion des donnĂ©es « Ă  la carte » vers les plateformes BIM, SIG ou de gestion d’inventaire.

4.2. Impact concret sur le bas-carbone

Pour une collectivité engagée dans un plan climat ou un budget carbone, un jumeau numérique urbain alimenté par ce type de solutions permet :

  • de simuler prĂ©cisĂ©ment les effets de la vĂ©gĂ©talisation, de la dĂ©permĂ©abilisation ou de la reconfiguration d’un axe routier,
  • d’optimiser les tournĂ©es de maintenance (moins de dĂ©placements, mutualisation des interventions),
  • de planifier des renouvellements de mobilier en intĂ©grant l’empreinte carbone des matĂ©riaux.

En clair, l’IA ne sert pas seulement à aller plus vite, elle permet surtout de prendre de meilleures décisions pour réduire les impacts environnementaux.


5. Comment une entreprise du BTP peut s’y mettre dès maintenant

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir un « méga jumeau numérique de métropole » pour profiter de ces approches. Voici une feuille de route réaliste pour une entreprise de construction ou une collectivité.

5.1. Choisir un cas d’usage pilote clair

Les projets qui fonctionnent bien au départ sont :

  • la reprise complète d’un carrefour complexe en zone urbaine,
  • la rĂ©novation lourde d’un bâtiment public (Ă©cole, mairie, gymnase),
  • la crĂ©ation d’une voie douce en centre-ville,
  • l’inventaire d’un quartier (mobilier, stationnement, pistes cyclables).

L’objectif : tester de bout en bout le flux « capture Lidar → classification IA → exploitation BIM/SIG ». Mieux vaut un petit périmètre bien maîtrisé qu’une ville entière mal traitée.

5.2. Structurer la chaîne données – outils – compétences

Trois chantiers en parallèle :

  1. Données

    • dĂ©finir les classes d’objets prioritaires (ce qu’on veut rĂ©ellement identifier),
    • rassembler les donnĂ©es existantes (plans, inventaires, modèles BIM),
    • dĂ©cider du niveau de dĂ©tail nĂ©cessaire (LOD / LOG raisonnable).
  2. Outils

    • choisir ou tester un workflow avec un outil de type VisionLidar / VisionLidar 365,
    • vĂ©rifier la capacitĂ© GPU (local ou cloud),
    • prĂ©parer l’interface avec les outils dĂ©jĂ  en place (Revit, Civil 3D, Archicad, QGIS, plateformes BIM, etc.).
  3. Compétences

    • former un binĂ´me gĂ©omaticien / BIM manager Ă  la logique nuage de points + IA,
    • documenter les bonnes pratiques (naming, classes, QA/QC),
    • impliquer très tĂ´t les conducteurs de travaux et les projeteurs.

5.3. Mesurer les gains… en chiffres

Pour convaincre en interne, il faut des chiffres concrets. Sur le pilote, suivez par exemple :

  • temps de traitement du nuage de points avec et sans IA,
  • taux d’objets correctement dĂ©tectĂ©s / classifiĂ©s,
  • nombre de dĂ©placements Ă©vitĂ©s,
  • Ă©carts constatĂ©s entre l’existant modĂ©lisĂ© et la rĂ©alitĂ© sur site.

Ce sont ces indicateurs qui vous permettront de généraliser la démarche sur d’autres projets et d’alimenter une vraie stratégie « IA + BIM + bas-carbone ».


6. Vers des chantiers vraiment intelligents en France

Voici le constat : les chantiers intelligents ne naissent pas sur le terrain, mais dans la façon dont on capte et structure la donnée en amont.

Des solutions comme VisionLidar et VisionLidar 365 illustrent bien ce mouvement :

  • IA pour classer massivement les nuages de points,
  • imagerie 360° pour contextualiser et interprĂ©ter la donnĂ©e,
  • reconnaissance d’objets pour alimenter automatiquement les inventaires BIM et urbains.

Pour les acteurs français du BTP, des infrastructures et des collectivités, le message est clair :

  • plus vous investissez tĂ´t dans ces briques IA + Lidar,
  • plus vous facilitez la mise en place de jumeaux numĂ©riques fiables,
  • plus vous crĂ©ez les conditions de chantiers rĂ©ellement intelligents et sobres en carbone.

La vraie question n’est donc plus « est-ce que nous devons y aller ? », mais plutôt : sur quel périmètre allez-vous lancer votre premier projet IA + Lidar + BIM, et avec quelles équipes ?