GAMMA AR relie BIM, IA et réalité augmentée pour des chantiers intelligents. Découvrez comment son nouveau portail et ses intégrations peuvent sécuriser vos projets.

La réalité augmentée quitte le showroom et arrive sur vos chantiers
Sur les grands projets français, les écarts entre le BIM et la réalité chantier coûtent cher : retouches, réclamations, délais qui dérapent. Certaines études parlent de 5 à 15 % du coût global d’un projet perdus en reprises et non-qualité. Pourtant, la plupart de ces erreurs sont visibles… si on a le bon outil au bon moment.
C’est exactement là que des solutions comme GAMMA AR changent la donne pour le BTP français. En combinant BIM, IA et réalité augmentée sur chantier, GAMMA AR permet de voir le modèle directement dans l’environnement réel, de suivre l’avancement et de traiter les écarts bien plus tôt. Avec son nouveau portail et des partenariats avec Procore et BIMcollab, l’outil franchit un vrai cap d’intégration pour les chantiers intelligents.
Dans cette série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », ce billet montre comment ces évolutions autour de GAMMA AR peuvent impacter très concrètement vos projets : maîtrise des coûts, réduction des litiges, meilleur pilotage des équipes et des sous-traitants.
1. GAMMA AR en clair : du BIM sur chantier, pas dans un classeur
GAMMA AR est un logiciel de suivi de chantier qui superpose le modèle BIM en réalité augmentée sur le terrain. Concrètement, sur tablette ou smartphone, vous voyez le modèle 3D aligné avec le bâti existant, en temps réel.
Ce que ça change pour un chantier français typique
Sur un bâtiment tertiaire à Lyon ou un entrepôt logistique près de Lille, l’usage est le même :
- L’ingénieur travaux arrive sur zone avec sa tablette.
- Il ouvre GAMMA AR, charge le modèle BIM du lot concerné.
- L’application reconnaît l’environnement et aligne le modèle sur la réalité.
- D’un coup d’œil, il voit ce qui devrait être là et ce qui est réellement posé.
En pratique, cela permet de :
- Détecter tôt un voile béton mal positionné, une réservation oubliée, un cheminement CVC non conforme.
- Documenter les écarts directement sur place (photos, annotations, fiches problèmes).
- Partager instantanément avec le BIM Manager, le MOE ou l’entreprise concernée.
Le fait que des acteurs comme GSE, Dalkia, GE ou SNCF utilisent déjà la solution en France montre un point essentiel : on n’est plus dans le gadget, mais dans un outil opérationnel aligné avec les pratiques BIM et les contraintes chantiers.
2. Nouveau portail GAMMA AR : moins de clics, plus d’actions
Le nouveau portail annoncé par GAMMA Technologies va dans le sens que tout responsable de chantier attend : simplicité, lisibilité, efficacité.
Un cockpit pour chantiers intelligents
Un portail bien conçu devient un cockpit de chantier intelligent :
- Vue globale de tous les projets
- Suivi des problèmes ouverts / en cours / résolus
- Statistiques par lots, par entreprise, par zone
- Historique des décisions et des validations
Avec un portail plus intuitif, GAMMA AR réduit la barrière d’entrée pour des équipes qui n’ont pas toujours le temps, ni l’envie, d’apprendre un énième outil. Pour un conducteur de travaux, cela veut dire :
- Moins de temps passé à chercher la bonne info.
- Plus de temps à prendre des décisions et à coordonner.
Pour un BIM Manager, cela se traduit par une meilleure qualité de données terrain : les retours chantier sont structurés, traçables, exploitables dans les revues de maquette et les révisions de modèles.
Pourquoi l’ergonomie n’est pas un détail
Sur un chantier sous tension, un outil compliqué ne sera tout simplement pas utilisé. Un portail plus simple, c’est :
- Un taux d’adoption plus élevé
- Des données plus complètes
- Des analyses plus fiables
En clair : si vous voulez un chantier intelligent qui s’appuie sur l’IA, le BIM et la data, il faut d’abord des retours terrain simples à saisir. Le nouveau portail de GAMMA AR va exactement dans ce sens.
3. Intégration Procore et BIMcollab : l’écosystème plutôt que le silo
La vraie maturité numérique, ce n’est pas d’avoir un seul outil « magique », c’est d’avoir des outils qui se parlent entre eux. C’est ce que confirme GAMMA AR avec ses nouveaux partenariats.
Procore : aligner terrain, contrats et pilotage
Procore est devenu une référence de plateforme de gestion de projets de construction. En reliant GAMMA AR à Procore, on obtient :
- Des problèmes détectés en réalité augmentée qui remontent automatiquement dans les workflows Procore.
- Une synchronisation des statuts (créé, en cours, résolu) entre terrain et bureau.
- Une meilleure traçabilité des décisions pour la maîtrise d’ouvrage et la direction.
Pour un groupe de construction ou une ETI du BTP, cela veut dire qu’un écart constaté sur site peut être :
- Vu immédiatement via la RA.
- Créé en fiche problème dans GAMMA AR.
- Synchronisé comme observation ou incident dans Procore.
- Suivi jusqu’à la résolution, avec toutes les pièces jointes.
Résultat : moins d’oublis, moins de doublons, moins d’excel sauvages.
BIMcollab : relier RA, BIM et gestion des conflits
BIMcollab est largement utilisé pour la gestion des issues BIM (collisions, incohérences de maquette, demandes de modifications). L’intégration avec GAMMA AR permet :
- De créer ou mettre à jour des issues BIM directement depuis le chantier.
- De relier chaque issue à un contexte réel (photo, commentaire, localisation précise).
- De faciliter les revues de maquette : chaque point a une preuve terrain, pas seulement une vue 3D.
Sur un projet complexe, cela évite le classique ping-pong entre équipes : « sur la maquette c’est bon », « sur le terrain c’est différent ». L’issue BIM devient le point d’ancrage entre monde numérique et monde physique.
4. IA, BIM et réalité augmentée : vers de vrais chantiers intelligents
GAMMA AR ne se limite pas à afficher une maquette en 3D. En arrière-plan, ce sont des algorithmes d’alignement, de reconnaissance de l’environnement et de gestion de données qui rapprochent la solution de l’IA appliquée au BTP.
Comment l’IA s’invite déjà dans ces usages
Aujourd’hui, sur un chantier équipé de GAMMA AR, on peut déjà :
- Utiliser des algorithmes pour aligner automatiquement la maquette avec la réalité bâtie.
- Structurer les problèmes avec des catégories, priorités, responsables, exploitables ensuite par des moteurs d’analyse.
- Accumuler une base de données de non-conformités récurrentes, par typologie d’ouvrage, par entreprise ou par phase.
À partir de là , il devient possible – et certains le font déjà en interne – de :
- Identifier les zones à risque d’erreurs récurrentes.
- Anticiper les points de contrĂ´le critiques sur les prochains projets.
- Prioriser les tournées de contrôle des chefs de chantier.
C’est exactement l’esprit de cette série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » : utiliser les données issues des outils comme GAMMA AR pour passer d’un chantier réactif à un chantier prédictif.
Exemple concret : sécuriser les délais d’un entrepôt logistique
Prenons un cas réaliste : un entrepôt logistique de 40 000 m² construit pour un grand e-commerçant.
Avec GAMMA AR connecté à votre écosystème BIM :
- Les réseaux MEP (CVC, sprinkler, courants forts/faibles) sont contrôlés in situ par RA.
- Les décalages avec la maquette sont remontés automatiquement en issues.
- Les analyses de données montrent que 80 % des écarts se concentrent sur quelques zones critiques (zones de picking, quais de chargement).
La direction travaux peut alors :
- Renforcer les contrĂ´les sur ces zones.
- Ajuster les plannings des sous-traitants.
- Discuter avec le client sur des risques réels, démontrés par les données.
Résultat : moins de surprises à la réception et un planning plus fiable.
5. Comment un acteur du BTP français peut s’y mettre concrètement
Passer à un chantier augmenté ne veut pas dire tout bouleverser en trois mois. Les projets qui réussissent avancent par paliers maîtrisés.
Étape 1 : choisir le bon cas d’usage pilote
On obtient de meilleurs résultats en ciblant un besoin concret plutôt qu’en « testant la techno » de façon vague. Par exemple :
- Contrôle d’implantation des voiles et réservations sur un bâtiment en R+5.
- Suivi des réseaux CVC sur un hôpital ou un data center.
- Vérification des réserves de pré-réception sur un programme de logements.
Le bon pilote, c’est un projet :
- Avec une maquette BIM fiable.
- Avec une équipe chantier ouverte au numérique.
- OĂą un gain de 1 ou 2 semaines sur le planning aura un vrai impact financier.
Étape 2 : intégrer GAMMA AR à l’écosystème existant
Pour que l’essai soit concluant, GAMMA AR doit être connecté à vos outils :
- Plateforme BIM (Autodesk Construction Cloud, BIM 360, BIMcollab…)
- Outil de gestion de projet / CDE (Procore ou autre)
- Processus internes de gestion des non-conformités et réserves
L’objectif : éviter de créer une nouvelle « île numérique ». Les informations captées par la RA doivent alimenter vos circuits de décision habituels.
Étape 3 : former les équipes… mais pas trop longtemps
Le frein n°1 vient rarement de la technologie, mais du terrain. Ce qui marche bien :
- Une session courte et concrète pour les chefs de chantier (1 à 2 h sur site).
- Des fiches réflexes « comment créer un problème », « comment valider ».
- Un référent BIM/numérique disponible les premières semaines.
On vise un usage simple et régulier, pas une expertise RA poussée. Mieux vaut 10 personnes qui utilisent GAMMA AR 3 fois par semaine qu’un seul expert qui en fait des démos impressionnantes.
6. Pourquoi s’y intéresser maintenant, pas dans trois ans
Le marché français du BTP bouge vite : exigences environnementales, pression sur les coûts, manque de main-d’œuvre qualifiée. Les entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui savent standardiser et industrialiser leurs méthodes.
Des outils comme GAMMA AR, couplés à Procore, BIMcollab et aux plateformes BIM, permettent précisément de :
- Capitaliser sur l’expérience chantier.
- Éviter de reproduire les mêmes erreurs d’un projet à l’autre.
- Mettre en place des chantiers intelligents qui apprennent, projet après projet.
La réalité, c’est que l’IA dans le BTP ne vient pas « d’en haut ». Elle commence par des briques très concrètes : meilleure collecte de données, intégration des outils, standardisation des processus. GAMMA AR fait partie de ces briques structurantes.
Si vous ĂŞtes :
- Directeur technique ou innovation d’un groupe de construction
- BIM Manager dans une entreprise générale ou un BET
- Responsable de travaux cherchant à sécuriser vos délais
…c’est probablement le bon moment pour tester ce type de solution sur un projet pilote et construire votre propre feuille de route « chantier intelligent ».
Vous voulez aller plus loin sur le thème « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » ? Le prochain article de la série détaillera comment structurer vos données chantier pour nourrir des modèles d’IA prédictifs (retards, non-qualité, sécurité) à partir d’outils comme GAMMA AR.