Dalux met la maquette BIM au cœur du chantier et prépare le terrain à l’IA et aux jumeaux numériques pour des chantiers français plus intelligents et moins polluants.

Dalux, BIM et IA : vers des chantiers vraiment intelligents
En France, le bâtiment génère près de 23 % des émissions de gaz à effet de serre. Une partie de ce gâchis vient des erreurs de conception, des reprises de travaux et d’une coordination de chantier encore très « papier ». La bonne nouvelle ? On a déjà les outils pour faire beaucoup mieux.
Parmi eux, Dalux s’est fait une place discrète mais solide dans les équipes BIM françaises, notamment sur les grands chantiers et la rénovation lourde. Sa promesse est claire : une visionneuse BIM ultra-performante, pensée pour le terrain, qui combine maquettes 3D, nuages de points, photos 360 et documents techniques dans une seule interface. Et quand on relie ça à l’IA et aux jumeaux numériques, on se rapproche très vite du concept de chantier intelligent.
Cet article fait partie de la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents ». Ici, on va voir comment la vision de Dalux s’inscrit concrètement dans cette transformation : moins de papier, plus de données, et surtout plus de décisions prises sur des faits, pas sur des suppositions.
1. Ce que Dalux change vraiment sur un chantier
La force de Dalux, ce n’est pas juste une visionneuse BIM de plus. C’est une visionneuse BIM pensée pour la mobilité et les gros projets, finalement le maillon qui manquait entre le bureau d’études et le chantier.
Une visionneuse BIM taillée pour le terrain
Dalux propose l’une des rares visionneuses capables de :
- Afficher des maquettes volumineuses (RVT, IFC) directement sur tablette ou smartphone
- Gérer plusieurs formats en même temps : IFC, RVT, PDF, DWG, photos 360, nuages de points
- Rester fluide sur le terrain, même avec des réseaux 4G/5G instables
Concrètement, pour un conducteur de travaux ou un chef de chantier, ça change tout :
- Il peut ouvrir la maquette BIM au pied de la grue
- Vérifier un détail d’exécution sur son téléphone plutôt que d’appeler le BE
- Consulter un plan PDF, la coupe IFC et une photo 360 du mĂŞme endroit, dans la mĂŞme interface
C’est exactement ce qu’on attend d’un chantier intelligent : l’information disponible au bon endroit, au bon moment, pour la bonne personne.
La réalité du terrain confrontée à la maquette
L’autre point clé dans la vision de Dalux, c’est le contrôle du « as-built » :
« Grâce à Dalux, vérifiez vos maquettes BIM par rapport à ce qui a été construit en utilisant une combinaison de nuages de points, de photos 360, et de fichiers RVT, IFC, PDF ou DWG. »
En pratique, ça veut dire :
- On scanne le chantier (nuages de points, photos 360)
- On aligne ces données sur la maquette BIM
- On compare ce qui était prévu à ce qui est réellement posé
Résultat :
- Les écarts sont détectés beaucoup plus tôt (avant que tout soit fermé, peint, carrelé…)
- Les décisions sont argumentées, pas subjectives
- On prépare le terrain à l’IA : ces données structurées vont nourrir les futurs algorithmes d’analyse automatique de dérives, de sécurité ou de productivité
2. BIM, IA et impact environnemental : la vision long terme
La vision portée autour de Dalux est assez nette : mieux construire pour moins polluer. Ce n’est pas un slogan marketing, c’est une réalité mesurable sur chantier.
Moins d’erreurs = moins de CO₂
L’industrie de la construction est l’une des plus polluantes, notamment à cause de :
- Surconsommation de matériaux
- Déchets de chantier
- Reprises de travaux (démolition/reconstruction)
- Déplacements supplémentaires (entreprises, engins, livraisons)
Chaque erreur de coordination, chaque réservation oubliée, chaque cloison à démonter, c’est :
- De la matière jetée
- Des heures de main-d’œuvre perdues
- Des camions qui reviennent
Un BIM réellement utilisé sur le chantier, avec des outils comme Dalux, permet :
- De réduire les collisions (gaines, réseaux, structures) détectées trop tard
- D’éviter des malfaçons liées aux mauvaises versions de plans
- De limiter les reprises qui explosent le budget et l’empreinte carbone
Là où l’IA entre en jeu, c’est dans la capacité à :
- Identifier automatiquement les écarts entre nuage de points et maquette
- Proposer des ajustements optimisés (techniquement et écologiquement)
- Prioriser les actions correctives selon le risque coût/CO₂/délai
Préparer le futur des jumeaux numériques
En agrégeant maquette, documents, nuages de points et photos, Dalux construit déjà une brique clé du jumeau numérique :
- La maquette BIM devient le référentiel unique
- Le chantier alimente ce référentiel avec des données réelles et datées
- L’exploitation du bâtiment pourra ensuite réutiliser ces données (maintenance, audits énergétiques, rénovation future)
Pour les donneurs d’ordre français (foncières, bailleurs, collectivités), c’est un enjeu majeur : un bâtiment bien documenté, c’est :
- Des travaux ultérieurs plus rapides
- Des études énergétiques plus fiables
- Un socle solide pour les futurs algorithmes d’optimisation (IA de maintenance prédictive, IA d’optimisation énergétique, etc.)
3. Le vrai frein : la maquette BIM encore trop peu utilisée
Sur le terrain, une constatation revient partout en France :
« L’usage de la maquette n’est pas suffisamment démocratisé dans le secteur de la construction. »
Et c’est vrai. La plupart des projets « BIM » restent très concentrés au niveau :
- Des bureaux d’études
- De la synthèse technique
- De quelques BIM managers bien identifiés
Pourquoi la maquette reste au bureau ?
Plusieurs raisons récurrentes :
- Outils jugés trop complexes pour les équipes chantier
- Matériel insuffisant (pas de tablettes, pas de smartphones adaptés)
- Manque de formation pratique, orientée cas d’usage
- Absence de process clairs : qui met Ă jour quoi, quand et comment
Résultat :
- Les équipes retournent au papier, voire à WhatsApp et aux photos éparpillées
- La maquette BIM ne sert pas de référentiel unique mais seulement de support de coordination amont
- L’IA n’a pas assez de données de terrain structurées pour être vraiment utile
Comment Dalux aide à démocratiser le BIM
Dalux a choisi une approche très pragmatique pour casser ces freins :
- Visionneuse BIM gratuite et intuitive, disponible pour tous les acteurs du projet
- Interface simple, adaptée aux non-experts du BIM
- Accès tout au long du cycle de vie de l’ouvrage (conception, chantier, exploitation)
Ce modèle est malin :
- On habitue les équipes terrain à travailler directement dans la maquette
- On fluidifie les échanges entre BE, maîtrise d’œuvre, MOA et entreprises
- On prépare le terrain pour des usages plus avancés : IA, jumeaux numériques, analyses multi-projets
Pour un groupe de construction français, c’est une opportunité claire : déployer une visionneuse gratuite, accompagner par la formation, puis monter progressivement vers des usages plus complexes.
4. IA, BIM et chantiers intelligents : cas d’usage concrets
Dalux, à lui seul, n’est pas une IA. Mais il fournit exactement ce dont les algorithmes ont besoin : des données structurées, fiables et contextualisées au chantier.
Voici quelques cas d’usage réalistes pour une entreprise du BTP française qui combine BIM, Dalux et IA.
4.1. Contrôle qualité assisté par IA
Une fois les nuages de points et photos 360 intégrés dans la plateforme :
- L’IA peut détecter automatiquement des écarts avec la maquette
- Remonter des alertes : voile béton non conforme, trémie mal positionnée, réseau trop bas, etc.
- Classer ces écarts par criticité (structure, sécurité, finition…)
Pour le chef de chantier :
- Les visites sont mieux préparées
- Les réserves sont plus objectives
- Le suivi qualité gagne en efficacité
4.2. Sécurité sur chantier
En combinant photos 360, retours terrain et maquette, on peut :
- Détecter via IA des situations dangereuses récurrentes (zones non protégées, stockage anarchique, circulations obstruées)
- Localiser précisément ces risques dans la maquette
- Mettre en place des plans d’action ciblés, suivis dans le temps
C’est exactement le type de cas d’usage ciblé par la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents » : on ne parle pas d’une IA abstraite, mais de features très concrètes, adossées à une plateforme qui connaît déjà le chantier.
4.3. Planification et logistique
Avec une maquette réellement utilisée :
- Chaque élément a un statut (prévu, en cours, posé, contrôlé)
- Les données de progression peuvent être croisées avec le planning
L’IA peut alors :
- Identifier les dérives de planning plus tôt
- Proposer des scénarios de réorganisation des tâches
- Optimiser les livraisons et le phasage logistique
On ne parle plus seulement de « visionneuse BIM », mais d’un pilier du pilotage temps réel du chantier.
5. Comment une entreprise du BTP peut passer à l’action
Pour une entreprise française (gros œuvre, TCE, entreprise spécialisée) qui veut profiter de cette dynamique BIM + IA, la marche d’approche peut rester simple.
Étape 1 : équiper le terrain
- Choisir 1 Ă 3 projets pilotes
- Doter les équipes de tablettes ou smartphones robustes
- Installer Dalux avec une maquette propre (IFC ou RVT), des PDF Ă jour et quelques photos 360
Objectif : que les chefs de chantier, conducteurs, chargés d’affaires ouvrent la maquette au moins une fois par jour.
Étape 2 : cadrer les usages
Définir quelques rituels très concrets :
- Réunions de coordination directement dans l’outil
- Contrôle de points sensibles (réservations, réseaux, façades) en s’appuyant sur la maquette
- Stockage systématique des photos de contrôle dans la plateforme, liées à un élément BIM ou une zone
L’idée, c’est d’ancrer l’outil dans la réalité du chantier, pas de l’utiliser comme une vitrine BIM.
Étape 3 : préparer l’IA et les jumeaux numériques
Une fois la donnée qui remonte du terrain structurée :
- On peut lancer des analyses statistiques sur les écarts, les non-conformités, les retards récurrents
- On construit un début de jumeau numérique exploitable pour l’exploitation-maintenance
- On ouvre la porte à des services IA ciblés (contrôle qualité automatique, prédiction de dérives, optimisation énergétique post-réception)
Les entreprises qui s’y prennent dès maintenant auront, d’ici quelques années, une base de données incomparable par rapport à celles qui en sont encore au PDF imprimé et à la photo non tracée.
Pourquoi la vision de Dalux compte pour les chantiers intelligents
La vision exprimée autour de Dalux est très alignée avec ce que l’on cherche dans l’IA pour le BTP français :
- Un BIM accessible à tous, pas réservé aux bureaux d’études
- Des outils concrets pour réduire les erreurs, les coûts et les émissions
- Une plateforme qui prépare naturellement le terrain aux jumeaux numériques et aux futurs services IA
Les entreprises qui réussiront leur transition vers le chantier intelligent ne seront pas forcément celles qui auront l’IA la plus spectaculaire. Ce seront surtout celles qui auront su :
- Mettre la maquette BIM dans les mains des équipes terrain
- Structurer leurs données de projet dès aujourd’hui
- Choisir des outils simples, robustes et adoptés par tous
La vraie question pour votre organisation n’est donc pas « Quand l’IA sera-t-elle prête pour le BTP ? », mais plutôt : vos chantiers sont-ils prêts pour l’IA ?