Comment BricsCAD rend le BIM vraiment accessible

L'IA dans le BTP Français: Chantiers IntelligentsBy 3L3C

BricsCAD montre qu’un BIM compatible DWG et accessible peut vraiment transformer les chantiers français, du SCAN‑to‑BIM à l’IA et aux jumeaux numériques.

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BricsCAD, BIM et IA : ce que les chantiers français attendaient

Une croissance de près de 80 % en France en 2022 pour un logiciel de CAO DWG, ce n’est pas un simple frémissement de marché. C’est le signe que quelque chose se passe dans le BTP français : les équipes veulent des outils numériques efficaces, simples, compatibles DWG… et capables d’ouvrir la porte au BIM intelligent et à l’IA sans tout remettre à zéro.

Voici le vrai sujet : comment passer d’une culture 2D DWG à un BIM exploitable par l’IA, sans exploser les budgets, les plannings ni perdre les équipes terrain en route. Bricsys, avec BricsCAD et son écosystème, se positionne exactement sur ce pont entre CAO classique et BIM, en misant sur l’ergonomie, l’ouverture et le lien direct avec le chantier.

Dans la série « L'IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », ce billet décortique ce que la croissance de BricsCAD en France dit de la transformation numérique du secteur, et surtout comment des sujets comme le SCAN‑to‑BIM ou la modélisation 3D peuvent devenir des leviers concrets pour vos projets.


1. Pourquoi la démocratisation du BIM bloque encore dans le BTP

La démocratisation du BIM en France ne bute pas sur la technologie pure, mais sur trois freins très concrets : coût, complexité perçue et compatibilité avec le DWG.

Coût et licence : le premier mur

Pour beaucoup de PME du BTP, d’artisans ou même de services techniques publics, les suites BIM historiques sont perçues comme :

  • Trop chères par poste, surtout pour des usages ponctuels
  • Trop lourdes pour des machines standards
  • Surdimensionnées par rapport aux besoins réels

Résultat : on reste sur AutoCAD ou équivalent, on imprime des PDF, on échange des plans par mail, et le BIM reste cantonné à quelques projets vitrines.

Complexité et formation : la peur du grand saut

La plupart des conducteurs de travaux, projeteurs, économistes et artisans maîtrisent déjà le DWG. Leur demander de basculer vers un environnement BIM complet, avec de nouveaux formats, concepts et workflows, revient souvent à :

  • Bloquer la production pendant la phase de formation
  • Multiplier les frictions entre bureau d’études et chantier
  • Créer une dépendance forte à quelques « experts BIM » internes

La conséquence est claire : on garde le BIM pour une minorité, et on prive la majorité des bénéfices liés à la data, à l’IA et aux chantiers intelligents.

Compatibilité DWG : le standard invisible qui décide de tout

Dans des grandes organisations comme la SNCF, mais aussi dans de nombreuses collectivités, le DWG est un standard incontournable. Tant que le BIM n’est pas :

  • 100 % compatible DWG
  • Capable de coexister avec les outils 2D
  • Assez proche des habitudes des dessinateurs

…il reste vécu comme un « système parallèle » et pas comme un prolongement naturel du travail existant.

C’est précisément là que la croissance de BricsCAD en France est intéressante : elle montre qu’un BIM centré DWG, plus progressif, trouve son public.


2. BricsCAD : du DWG au BIM, sans rupture brutale

Bricsys n’a pas cherché à réinventer toute l’expérience de la CAO : BricsCAD reste une CAO DWG que les utilisateurs reconnaissent immédiatement. C’est ce qui explique en partie sa note élevée sur les plateformes d’avis comme G2 ou Capterra pour sa facilité d’utilisation.

Un socle DWG qui rassure les équipes

BricsCAD permet :

  • D’ouvrir, modifier et produire des fichiers DWG natifs
  • De reprendre des bibliothèques existantes
  • De conserver les réflexes 2D tout en préparant la 3D

Pour un bureau d’études ou un service méthodes, ça signifie que :

On peut commencer à introduire le BIM sans casser le flux DWG, et sans perdre la production quotidienne.

La transition est graduelle : on part de plans 2D, on enrichit progressivement certains projets en objets intelligents, puis on structure des maquettes BIM.

Du dessin au modèle : montée en puissance progressive

BricsCAD propose des fonctionnalités de modélisation 3D et de BIM basé sur des solides qui permettent :

  • De transformer des géométries 3D en éléments de bâtiment (murs, dalles, toitures…)
  • D’enrichir les objets avec des données (matériaux, performances, coûts)
  • De structurer le modèle pour l’exploitation, la synthèse ou l’export IFC

L’avantage pour le BTP français, dans la logique « chantiers intelligents », c’est que :

  • Le même modèle peut servir à la coordination, à la préfabrication, puis à l’exploitation
  • Ces données deviennent exploitables par des solutions d’IA : détection de clashes, optimisation de planning, contrôle de cohérence, etc.

Un écosystème local : le rôle clé de Graph Land

Le succès de Bricsys en France repose aussi sur des partenaires comme Graph Land, premier revendeur français à atteindre le statut Elite. Concrètement, ça change beaucoup de choses pour un directeur technique ou un responsable BE :

  • Des équipes qui parlent vos métiers (génie civil, infrastructures, bâtiment, énergie…)
  • Des accompagnements sur la migration DWG → BricsCAD puis BricsCAD → BIM
  • Des formations adaptées aux profils terrain, pas uniquement aux spécialistes BIM

On ne démocratise pas le BIM avec un logiciel seul. On le démocratise avec un logiciel + un accompagnement local + des cas d’usage concrets.


3. SCAN‑to‑BIM : du nuage de points au BIM exploitable par l’IA

Le sujet SCAN‑to‑BIM est un bon révélateur du lien entre BIM, jumeau numérique et IA dans le BTP français. L’atelier présenté à BIM World sur « Convertir un nuage de points en modèle 3D BIM » illustre très bien cette tendance.

Pourquoi le SCAN‑to‑BIM devient stratégique en 2025

En rénovation, en infrastructure ou en exploitation de patrimoine, les levés laser 3D se généralisent. Ils permettent :

  • D’avoir un état des lieux exhaustif (bâtiments existants, gares, ponts…)
  • De limiter les visites sur site
  • De réduire les erreurs de mesure et les reprises de travaux

Le problème, c’est que le nuage de points brut n’est pas exploitable directement par les équipes : trop lourd, trop complexe, difficile à lier aux outils de suivi de chantier ou d’IA. Il faut le transformer en modèle BIM structuré.

Du nuage de points au modèle BIM : les étapes clés

Un flux SCAN‑to‑BIM typique avec un outil comme BricsCAD s’articule autour de quelques étapes simples :

  1. Import du nuage de points

    • Nettoyage des données
    • Segmentation par zones, niveaux, types d’objets
  2. Reconnaissance et modélisation

    • Identification des volumes (murs, planchers, poutres, poteaux…)
    • Création d’objets BIM associées à ces géométries
  3. Enrichissement des données

    • Ajout de propriétés : matériaux, classes d’objets, zones fonctionnelles
    • Lien avec des nomenclatures, coûts, informations d’exploitation
  4. Export et intégration

    • Export en IFC ou autres formats compatibles
    • Connexion à des plateformes de jumeau numérique ou à des outils d’IA

Une fois le modèle structuré, on peut l’intégrer dans un environnement de chantier intelligent : contrôle automatique des écarts entre modèle et réalité, suivi d’avancement, analyse de risques, simulations.

Ce que l’IA apporte réellement sur le flux SCAN‑to‑BIM

L’IA et les algorithmes avancés interviennent à plusieurs niveaux :

  • Reconnaissance automatique d’objets dans le nuage de points (murs, ouvertures, équipements)
  • Correction et complétion de géométries manquantes ou bruitées
  • Comparaison automatique entre l’existant scanné et le projet BIM (détection d’écarts)

Pour une entreprise française du BTP, ça se traduit par :

  • Moins de temps passé à « redessiner » l’existant
  • Des bases beaucoup plus fiables pour calcul, synthèse, DAO et exécution
  • Des modèles directement réutilisables pour la maintenance et la GMAO

C’est typiquement le genre de flux où un socle BIM compatible DWG, comme BricsCAD, fait la différence : on reste dans un écosystème familier, tout en profitant des briques d’IA.


4. BIM accessible : quels bénéfices concrets pour les chantiers français ?

Un BIM plus accessible, ce n’est pas un concept marketing. C’est un impact très concret sur la vie des projets, du concours à l’exploitation.

Pour les TPE/PME et les artisans

Les petites structures – notamment en second œuvre – peuvent tirer parti de BricsCAD et de la modélisation BIM sans se transformer en bureau d’études :

  • Lecture de maquettes et extraction de quantitatifs plus fiables
  • Meilleure préparation de chantier grâce à des vues 3D claires
  • Diminution des erreurs de métrés et de commande matériaux

Quand la donnée BIM est claire, structurée, et accessible dans des outils que les équipes savent utiliser, les marges cessent de se faire grignoter par les imprévus.

Pour les grands donneurs d’ordre et exploitants

Des acteurs comme la SNCF, des gestionnaires d’infrastructures ou des grands foncières ont un autre enjeu : la standardisation et la pérennité des données techniques.

Un écosystème centré DWG/BIM permet :

  • D’imposer des standards de livrables clairs aux prestataires
  • De capitaliser sur un patrimoine de plans existants en DWG
  • D’alimenter des plateformes de jumeaux numériques et d’IA de supervision

Ici, le BIM n’est pas seulement un outil de conception, c’est un socle de données multi-projets qui permet de piloter les actifs dans la durée.

Pour la logique « chantiers intelligents » de la série

Dans la série « L’IA dans le BTP Français : Chantiers Intelligents », on parle souvent de :

  • Planification optimisée par l’IA
  • Sécurité renforcée sur chantier
  • Gestion intelligente des ressources et de l’énergie

Rien de tout ça n’est possible sans données fiables, structurées et exploitables. La démocratisation du BIM via des solutions comme BricsCAD, appuyées par des partenaires comme Graph Land, crée précisément cette base :

Un BIM suffisamment simple pour être adopté, mais suffisamment riche pour nourrir l’IA et les jumeaux numériques.


5. Comment démarrer concrètement avec un BIM plus accessible

Passer à un BIM intelligent ne demande pas forcément un grand soir numérique. La stratégie la plus efficace que j’ai vue dans les entreprises du BTP françaises repose sur des petits pas très ciblés.

1. Sécuriser le socle DWG

Avant de parler d’IA, assurez‑vous que :

  • Vos équipes production sont à l’aise avec leur outil DWG (BricsCAD ou autre)
  • Vos gabarits, bibliothèques et chartes graphiques sont structurés
  • Vos flux d’échange plan/pdf sont clairs (versions, responsabilités)

C’est ce socle qui permettra ensuite une montée en puissance vers la 3D et le BIM.

2. Choisir un premier projet BIM « pilote raisonnable »

Évitez le concours majeur ou le projet le plus risqué comme premier terrain d’expérimentation. Préférez :

  • Un projet de taille moyenne
  • Avec une équipe motivée
  • Et un enjeu clair (coordination technique, rénovation complexe, patrimoine sensible)

Objectif : tester la chaîne complète (modélisation, échanges, exploitation) sans mettre l’entreprise en danger.

3. Introduire le SCAN‑to‑BIM là où ça a du sens

Ne scannez pas tout pour le principe. Concentrez‑vous sur :

  • Des bâtiments existants sans plans fiables
  • Des ouvrages d’art ou infrastructures critiques
  • Des sites occupés où les erreurs sont coûteuses

Partez d’un premier cas concret, mesurez : réduction des reprises, diminution des aléas, meilleure préparation de chantier.

4. Connecter progressivement l’IA et les « chantiers intelligents »

Une fois que vous avez :

  • Un socle DWG stable
  • Quelques maquettes BIM fiables
  • Un flux SCAN‑to‑BIM maîtrisé

Vous pouvez commencer à intégrer des briques IA pour :

  • Détecter automatiquement les conflits
  • Analyser les écarts planning / avancement réel
  • Optimiser les quantitatifs et la logistique

L’important, c’est de structurer vos données BIM dès maintenant, même si certaines briques IA viendront plus tard.


Conclusion : un BIM enfin au service des équipes terrain

La croissance de BricsCAD en France, l’essor du SCAN‑to‑BIM et la montée en puissance de partenaires comme Graph Land racontent la même histoire : le BIM n’est plus réservé à une élite de spécialistes. Il devient un outil quotidien, connecté au DWG, à l’IA et aux réalités des chantiers.

Pour les entreprises qui veulent s’inscrire dans la dynamique des chantiers intelligents, le vrai enjeu des prochains mois n’est pas de trouver « l’outil miracle », mais de construire un parcours réaliste : DWG solide, BIM accessible, données structurées, puis IA.

Si vos équipes travaillent encore essentiellement en 2D, la question n’est plus « faut‑il passer au BIM ? », mais « comment organiser une transition progressive, pilotée, rentable ». Les solutions existent. La prochaine étape, c’est de décider sur quel projet vous allez les tester en premier.

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