Le référencement IA (GEO) devient aussi stratégique que le SEO. Comment les marques et retailers français peuvent-ils être cités par ChatGPT, Gemini ou Perplexity ?
Le référencement IA, nouveau nerf de la guerre pour les marques
En 2025, une part croissante des requêtes produit ne passe déjà plus par un moteur de recherche classique, mais par un assistant comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity. On ne tape plus « meilleur site de chaussures à Paris », on demande directement : « Quel site me conseilles-tu pour des baskets éthiques livrées rapidement ? ».
La réalité, c’est que ces réponses orientent désormais l’achat, parfois de bout en bout. Si votre marque n’est pas citée par ces modèles d’IA, vous n’existez tout simplement pas dans ces nouveaux parcours clients. C’est précisément ce problème que des acteurs comme GetMint commencent à adresser, avec une levée de 4 millions d’euros annoncée le 11/12/2025.
Ce billet ne se contente pas de raconter une levée de fonds. On va voir pourquoi le référencement IA (GEO) va devenir aussi stratégique que le SEO, ce que fait concrètement GetMint, et surtout comment un retailer ou une marque française peut dès maintenant se préparer à cette bascule.
Du SEO au GEO : ce qui change vraiment pour les marques
Le GEO (Generative Engine Optimization) est au référencement ce que les LLM sont à la recherche : la prochaine étape. L’objectif reste le même — être visible lorsqu’un client exprime un besoin — mais les règles du jeu changent.
Pourquoi le GEO devient critique pour le retail
Pour un acteur du commerce de détail, le GEO prend de l’importance pour trois raisons simples :
-
Les requêtes deviennent conversationnelles
Les clients décrivent leurs besoins, pas des mots-clés. Exemple typique :- Avant :
meilleur robot cuiseur pas cher - Maintenant : « Je cherche un robot cuiseur fiable pour une famille de 4, avec un bon SAV »
Les moteurs génératifs ne renvoient plus une liste de liens, mais une recommandation structurée, souvent avec 3–5 marques citées. Si vous n’êtes pas dans cette short-list, vous perdez la vente.
- Avant :
-
Moins de résultats, plus de prescription
L’utilisateur ne scrolle plus 3 pages de liens bleus. Il lit une réponse unique avec quelques noms de produits, parfois déjà comparés. L’IA joue le rôle de vendeur en magasin. -
Les critères de visibilité changent
Les LLM ne se basent pas seulement sur des signaux SEO classiques, mais aussi sur :- la qualité des contenus (clairs, structurés, factuels) ;
- la cohérence globale de la marque (avis, réputation, données produits fiables) ;
- la couverture du sujet dans différentes sources (médias, fiches produits, FAQ, comparatifs…).
En clair, vous ne cherchez plus seulement à être premier sur Google, vous cherchez à être cité spontanément par un assistant IA lorsqu’un client décrit un besoin proche de votre offre.
GetMint : cartographier la visibilité des marques dans les modèles d’IA
GetMint s’est positionnée très tôt sur ce terrain du référencement IA. Leur promesse est claire : mesurer et optimiser la présence des marques dans les modèles d’IA comme ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity ou Google AI Overview.
Une plateforme de « visibilité IA » pour les entreprises
La startup française, fondée en 2025, a développé une plateforme SaaS qui :
- interroge de manière systématique les principaux modèles d’IA sur des scénarios type client ;
- détecte si votre marque est citée, à quelle fréquence, pour quel type de requêtes ;
- analyse pourquoi elle est recommandée (ou ignorée) : prix, service, notoriété, contenu existant, etc.
Concrètement :
- Une banque peut découvrir qu’elle apparaît 40 % moins souvent que ses concurrents quand un utilisateur demande « Quelle banque pour ouvrir un compte pro en ligne ? ».
- Une marque e-commerce peut comprendre sur quelles catégories de produits elle est évoquée en premier, et quels contenus renforcer pour devenir la recommandation numéro 1 sur « chaussures de randonnée légères », « jouets éducatifs 3–6 ans », etc.
C’est une sorte de Search Console pour l’IA, appliquée aux modèles génératifs plutôt qu’aux moteurs de recherche traditionnels.
« Le référencement IA va devenir l’un des principaux leviers de croissance des entreprises au cours des prochaines années », souligne Joan Burkovic, cofondateur et CEO de GetMint.
Avec déjà plus d’une centaine de clients (Belambra, Sellsy, Sopra Banking, Big Mamma…), on voit bien que la question dépasse largement la tech : tourisme, SaaS B2B, banque, restauration… tous les secteurs exposés à la recommandation en ligne sont concernés.
GEO pour le retail : 5 leviers concrets à activer dès maintenant
Pour un retailer ou une marque française, la question devient très opérationnelle : « Qu’est-ce que je peux faire dès cette année pour être mieux cité par les IA génératives ? » Voici cinq leviers pragmatiques.
1. Structurer et fiabiliser vos données produits
Les modèles d’IA se nourrissent de ce qu’ils trouvent sur vous. Si vos fiches produits sont pauvres, incohérentes ou obsolètes, ils auront du mal à vous recommander.
À travailler en priorité :
- Titres et descriptions : clairs, descriptifs, sans jargon marketing creux.
- Détails techniques : tailles, matières, compatibilités, usages recommandés.
- Contexte d’usage : « idéal pour… », « convient à… », « recommandé pour… ».
Plus vos fiches ressemblent à la réponse qu’un vendeur donnerait dans un magasin physique, plus vous donnez de matière utile au modèle.
2. Produire des contenus qui répondent à de vraies questions
Les assistants IA aiment les contenus pédagogiques qui répondent aux questions fréquentes des consommateurs. Pour le commerce de détail, c’est une mine d’or.
Quelques formats qui fonctionnent bien :
- guides « comment choisir » (ex. Comment choisir un casque audio pour le télétravail ?) ;
- comparatifs neutres entre types de produits (sans forcément citer la marque au départ) ;
- FAQ détaillées sur les retours, la livraison, la durabilité, la garantie ;
- contenus autour des usages saisonniers (cadeaux de Noël, rentrée des classes, vacances d’été…).
Ces contenus ont un double effet : ils rassurent vos clients humains, et ils fournissent aux IA une base structurée pour vous citer comme une référence du sujet.
3. Travailler sa réputation et ses avis clients
Les modèles d’IA apprennent aussi à partir de tout ce qui se dit de vous ailleurs :
- avis clients sur les plateformes d’e-commerce ;
- notes sur les comparateurs ;
- mentions dans les médias ou les blogs spécialisés.
Une marque massivement critiquée pour son SAV, même bien référencée techniquement, aura plus de mal à être recommandée pour une requête du type : « marque fiable avec un bon service après-vente ».
D’où l’importance de :
- répondre publiquement aux avis ;
- corriger les irritants récurrents ;
- encourager les clients satisfaits à laisser une évaluation.
4. Penser « scénarios clients », pas seulement mots-clés
Le SEO classique pousse à réfléchir en mots-clés. Le GEO oblige à penser en scénarios de vie.
Pour un retailer, il est utile d’identifier :
- les moments de vie clés : déménagement, naissance, rentrée, voyage, fêtes de fin d’année ;
- les contraintes fréquentes : budget, livraison rapide, aspect écoresponsable, made in France ;
- les questions anxiogènes : garantie, facilité de retour, durabilité.
Puis de vérifier (avec des outils comme GetMint ou des tests manuels) :
« Quand quelqu’un demande à une IA : ‘Je déménage à Lyon et j’ai besoin de meubler un studio avec un petit budget’, est-ce que ma marque apparaît ? »
S’il n’y a aucune citation, cela révèle un angle éditorial ou produit à travailler.
5. Mettre en place une veille GEO structurée
Les modèles d’IA évoluent vite. Une mise à jour de ChatGPT ou de Google AI Overview peut changer la façon dont votre marque est citée, du jour au lendemain.
Une bonne pratique en 2026 :
- définir un set régulier de requêtes type client pour votre activité ;
- interroger périodiquement (au moins mensuellement) les principaux assistants ;
- consigner les réponses, les marques citées, l’ordre d’apparition, les arguments mis en avant ;
- suivre ces données dans un tableau ou via une solution dédiée.
C’est précisément ce que promettent des plateformes comme GetMint : transformer une jungle de réponses IA en tableaux de bord exploitables par vos équipes marketing et e-commerce.
Un marché qui se structure déjà : GetMint, K‑Words, BotRank AI
GetMint n’est pas seule sur ce créneau du référencement IA. Le marché français commence à se structurer avec plusieurs approches complémentaires :
- GetMint : mesure et optimisation de la visibilité des marques dans les grands modèles (LLM), logique de tableau de bord transverse.
- K‑Words : sponsorisation de mots-clés dans les contenus médias, pour orienter les IA qui se nourrissent massivement de ces articles.
- BotRank AI (Lyon) : accompagnement des entreprises sur le positionnement dans les IA, avec un angle très « référencement IA ».
Pour un décideur retail, cela signifie deux choses :
- Le sujet est suffisamment stratégique pour attirer des fonds et créer une nouvelle catégorie d’outils. La levée de 4 millions d’euros de GetMint, en pré‑amorçage, va servir à renforcer la R&D, le produit et l’expansion internationale.
- Attendre n’est plus neutre. Les premières marques qui occupent le terrain dans les réponses des IA génératives vont installer un réflexe de recommandation qui sera plus difficile à déloger ensuite.
On a connu la même histoire avec le SEO : ceux qui se sont structurés tôt ont capté une part disproportionnée du trafic organique pendant des années.
Par où commencer si vous êtes une marque ou un retailer français ?
La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin d’un budget colossal pour amorcer votre stratégie de référencement IA.
Étape 1 : faire un diagnostic simple
Commencez par quelques tests maison :
- interrogez ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude sur 10 à 20 scénarios typiques de vos clients ;
- notez :
- si votre marque est citée ou non ;
- avec qui vous êtes comparé ;
- les arguments utilisés par l’IA (prix, qualité, gamme, RSE, SAV…).
Vous obtiendrez un premier thermomètre GEO sans aucun outil.
Étape 2 : prioriser 3–5 axes d’amélioration
À partir de ce diagnostic, identifiez :
- 2–3 catégories de produits sur lesquelles vous voulez absolument être recommandés ;
- les contenus manquants (guides, fiches produits, FAQ) ;
- les signaux faibles : avis clients, manque d’arguments sur certains bénéfices, etc.
Fixez-vous des objectifs réalistes sur 6 mois : par exemple, devenir cité dans au moins 50 % des réponses IA sur une requête donnée.
Étape 3 : structurer la démarche avec des outils spécialisés
Dès que l’enjeu business devient significatif (volume de ventes en jeu, marché concurrentiel), l’usage d’outils comme GetMint fait gagner :
- de la visibilité : vous voyez votre progression au fil des mois ;
- du temps : plus besoin de tester manuellement chaque assistant ;
- de la finesse : vous comprenez pourquoi vous êtes ou non recommandé.
C’est à ce stade que le GEO devient un véritable levier de croissance, piloté comme un canal à part entière dans votre stratégie marketing.
Le référencement IA, futur pilier de la croissance retail
Le message est simple : les assistants IA sont en train de devenir le premier point de contact entre les utilisateurs et les entreprises. Pour un acteur du commerce de détail, ignorer ce mouvement revient à abandonner des parts de marché à ceux qui, eux, travaillent déjà leur visibilité dans les modèles d’IA.
Les marques qui réussiront dans ce nouveau paysage auront trois points communs :
- des données produits impeccables et riches ;
- des contenus utiles et crédibles, conçus pour répondre à des questions réelles ;
- une veille GEO structurée, appuyée sur des outils spécialisés comme GetMint.
La question n’est plus de savoir si le référencement IA va devenir stratégique, mais à quelle vitesse vous voulez prendre votre place dans ces nouvelles réponses générées. Les prochains mois feront la différence entre les marques qui subissent l’IA, et celles qui l’utilisent comme un canal d’acquisition à part entière.