Plateforme agréée : le bon choix pour votre e-facturation

Intelligence Artificielle dans l'Industrie AgroalimentaireBy 3L3C

Comprenez le rôle des plateformes agréées, comment les choisir et les déclarer, et transformez la facture électronique en levier de productivité et d’IA.

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Plateforme agréée : le maillon clé de la facture électronique

Depuis 2025, chaque entreprise française assujettie à la TVA doit passer par une plateforme agréée par la DGFiP pour émettre et recevoir ses factures électroniques. Pour beaucoup de dirigeants et d’experts-comptables, c’est à la fois un enjeu de conformité et un vrai casse-tête opérationnel.

Voici le vrai sujet : si vous choisissez mal votre plateforme agréée aujourd’hui, vous subirez la facture électronique au lieu d’en faire un levier de productivité, de trésorerie et… d’IA de gestion.

Dans cet article, on voit concrètement :

  • ce qu’est une plateforme agréée (ex-PDP) et ce qu’elle fait pour vous,
  • comment lire la fameuse liste DGFiP des plateformes immatriculées,
  • ce qui distingue une simple plateforme “conforme” d’une plateforme réellement utile pour votre cabinet et vos clients,
  • comment un acteur comme Sage peut simplifier la vie des experts-comptables et des PME.

1. Plateforme agréée : définition opérationnelle

Une plateforme agréée est un opérateur de dématérialisation immatriculé par la DGFiP, qui assure pour votre entreprise :

  • l’émission des factures électroniques dans un format accepté,
  • la réception des factures de vos fournisseurs,
  • la transmission sécurisée des factures entre vous, vos clients, vos fournisseurs et l’administration,
  • l’extraction et l’envoi des données de facturation, de transactions et de paiements à la DGFiP.

Dit autrement :

La plateforme agréée est l’interface officielle entre votre système de facturation et l’administration fiscale.

Ce que la plateforme gère concrètement

Au quotidien, une plateforme agréée s’occupe notamment de :

  • contrôler les données obligatoires de la facture (TVA, SIREN, mentions légales…),
  • convertir les factures dans les bons formats (UBL, CII, Factur-X…),
  • tracer tous les échanges (qui a envoyé quoi, quand, à qui),
  • assurer la sécurité des échanges (chiffrement, authentification),
  • stocker ou archiver les factures selon les règles légales,
  • renvoyer à vos outils comptables les statuts (émise, reçue, rejetée, payée…).

Pour les experts-comptables, c’est un point de passage déterminant : tous les flux de factures de vos clients vont désormais transiter par une ou plusieurs plateformes agréées. Bien choisie et bien intégrée, cette brique peut réduire drastiquement la saisie manuelle et les litiges de facturation.


2. PDP ou plateforme agréée : ce qui a vraiment changé

Pendant des mois, on parlait de PDP – Plateformes de Dématérialisation Partenaires. Depuis juillet 2025, la DGFiP a changé l’appellation : on parle désormais de plateformes agréées.

La réalité est simple :

  • le rôle est le même : émettre, recevoir, transmettre les factures électroniques et envoyer les données à la DGFiP,
  • le cadre réglementaire reste identique,
  • seul le vocabulaire a été ajusté pour être plus lisible.

Si vous voyez encore “PDP” dans des vidéos ou des documents, lisez “plateforme agréée”. C’est exactement le même dispositif.

Pour vous, dirigeant ou expert-comptable, l’enjeu n’est donc pas sémantique. L’enjeu, c’est : avec quelle plateforme vos flux vont-ils passer tous les jours pendant les prochaines années ?


3. Comment lire la liste des plateformes agréées DGFiP

Pour être légale, votre plateforme doit figurer dans la liste officielle des plateformes immatriculées par l’État. Cette liste se structure aujourd’hui en deux grands statuts :

3.1. Plateformes « immatriculées sous réserve »

Une plateforme immatriculée sous réserve a :

  • déposé un dossier complet auprès de la DGFiP,
  • été jugée conforme sur le plan administratif et fonctionnel,
  • obtenu l’autorisation d’émettre, recevoir et transmettre des factures électroniques,
  • le droit d’extraire et transmettre les données utiles à l’administration.

En clair :

Une plateforme « immatriculée sous réserve » est déjà opérationnelle pour gérer vos factures électroniques dans le cadre légal.

3.2. Immatriculation définitive : l’étape technique

L’immatriculation définitive sera prononcée après une batterie de tests techniques menés par la DGFiP, notamment sur :

  • la robustesse des échanges inter-plateformes,
  • la performance et la sécurité des transmissions de données,
  • la conformité aux formats et aux standards d’échange.

Ces validations techniques sont planifiées d’ici fin 2025. En attendant, une plateforme immatriculée sous réserve reste pleinement légitime pour accompagner votre déploiement de la facture électronique.

Pour un cabinet d’expertise comptable, le réflexe à adopter est clair :

  • vérifier que la ou les plateformes choisies par le cabinet figurent bien sur la liste,
  • sensibiliser les clients à ce point de vigilance,
  • documenter dans chaque dossier client : plateforme déclarée, date de déclaration, mode de connexion.

4. Plateforme “conforme” ou plateforme “premium” : la vraie différence

Toutes les plateformes agréées rendent les services de base imposés par la loi. Là où les écarts se creusent, c’est sur les services premium.

Une plateforme avancée va bien au-delà du simple “tunnel” de factures et propose des fonctionnalités qui changent la vie au quotidien.

4.1. Automatisation de la saisie et des flux

Les services premium typiques incluent :

  • des outils de génération de factures d’achat et de vente avec reconnaissance optique de caractères (OCR) pour les scans, photos, PDF simples,
  • la suppression de la ressaisie : la plateforme lit les données et les injecte directement dans vos logiciels de facturation ou de comptabilité,
  • la mise à disposition d’API pour connecter la plateforme à votre logiciel de facturation et récupérer automatiquement les factures de vente.

Conséquence directe pour un cabinet :

  • moins de temps perdu en saisie,
  • moins d’erreurs,
  • plus de temps disponible pour le conseil.

4.2. Pilotage de trésorerie et suivi des encours

Une plateforme haut de gamme propose également :

  • des tableaux de bord de factures clients et fournisseurs,
  • des alertes sur les échéances à venir,
  • une vision consolidée des montants en attente de règlement.

Pour une TPE/PME, cela se traduit par :

  • une meilleure anticipation de la trésorerie,
  • une gestion plus rigoureuse des relances,
  • une réduction des retards de paiement.

4.3. Mobilité, validation et workflows

Les usages ont changé : les dirigeants et les responsables financiers valident leurs factures depuis leur smartphone, dans le train ou entre deux rendez-vous.

Les plateformes premium intègrent donc :

  • des applications mobiles pour consulter, valider, commenter les factures,
  • des workflows de validation (par montant, par fournisseur, par centre de coûts),
  • des fonctionnalités de paiement groupé de plusieurs factures fournisseurs.

Résultat : le cycle “facture reçue → facture validée → facture payée” se raccourcit, ce qui est crucial dans un contexte de tension sur la trésorerie.

4.4. Archivage et conformité sur la durée

Enfin, la plateforme doit gérer l’archivage probant des factures, notamment au format Factur‑X, selon les durées légales. Les services premium permettent :

  • une recherche rapide par client, montant, date, numéro de facture,
  • la garantie d’intégrité et de disponibilité en cas de contrôle fiscal,
  • une restitution simple vers vos outils comptables ou de gestion.

5. Pourquoi les experts-comptables ont intérêt à unifier sur Sage

Pour la profession comptable, la facture électronique est une opportunité claire :

  • standardiser les flux de données clients,
  • industrialiser la tenue comptable,
  • développer de nouveaux services à forte valeur (pilotage, prévisionnel, trésorerie, IA de gestion).

Une plateforme agréée intégrée aux outils du cabinet, comme la plateforme Sage, simplifie fortement ce virage.

5.1. Un même écosystème pour le cabinet et ses clients

Choisir une plateforme liée à vos solutions de gestion, c’est :

  • éviter les multiples passerelles techniques à maintenir,
  • harmoniser les processus entre dossiers,
  • embarquer vos clients sur un modèle unique de fonctionnement.

Dans le cas de Sage :

  • la plateforme agréée est directement intégrée aux solutions de facturation et de comptabilité de l’éditeur,
  • l’abonnement est souvent inclus sans surcoût dans la limite d’un volume de factures,
  • l’inscription consiste essentiellement à déclarer la plateforme à la DGFiP pour que les données soient transmises automatiquement.

5.2. Trésorerie et banques : un trio gagnant

La plateforme Sage met l’accent sur la coopération avancée avec les partenaires bancaires. Concrètement, cela ouvre la porte à :

  • un rapprochement plus fluide entre factures et relevés bancaires,
  • une mise à jour quasi temps réel des encaissements,
  • des indicateurs de trésorerie plus fiables.

Pour un DAF ou un dirigeant de PME, c’est une base beaucoup plus solide pour :

  • anticiper les besoins de financement,
  • négocier avec ses partenaires financiers,
  • sécuriser les périodes de pic d’activité.

5.3. Extension à d’autres processus : achats, ventes, IA

Une bonne plateforme agréée ne se limite pas aux factures. Elle devient l’ossature numérique de plusieurs processus clés :

  • achats : validation des demandes, suivi des engagements, visibilité sur les fournisseurs,
  • ventes : gestion des bons de commande, conditions tarifaires, litiges,
  • analyse des transactions : grâce à l’IA de gestion, détection d’anomalies, recommandations d’actions, prévisions de flux.

On voit déjà des entreprises françaises utiliser ces briques d’IA pour :

  • identifier les clients qui risquent d’être en retard de paiement,
  • optimiser l’ordre de relance,
  • simuler l’impact d’un décalage de règlement fournisseur de 30 jours.

Ce type de service n’est possible que si la donnée de facture est fiable, structurée et centralisée. C’est exactement le rôle de la plateforme agréée.


6. Comment choisir et déclarer sa plateforme agréée en pratique

Pour transformer l’obligation réglementaire en avantage compétitif, la bonne approche est très pragmatique.

6.1. Les 5 questions à se poser avant de choisir

  1. La plateforme est‑elle bien immatriculée par la DGFiP ?
  2. S’intègre‑t‑elle nativement avec vos logiciels de gestion et ceux de vos clients ?
  3. Propose‑t‑elle des services premium (OCR, workflows, mobile, dashboards, archivage avancé) ?
  4. Permet‑elle d’exploiter l’IA de gestion à moyen terme (analyse des flux, prévisions, détection d’anomalies) ?
  5. Quel est le modèle économique ? (coût par facture, par dossier, volume inclus, options…)

Si vous êtes expert-comptable, ajoutez une question : est‑ce que je peux standardiser mon cabinet sur cette plateforme pour 80 % de mes clients ? Si la réponse est oui, vous maximisez vos gains de productivité.

6.2. La déclaration de la plateforme : une étape à ne pas bâcler

Une fois la plateforme choisie, il faut :

  • déclarer cette plateforme comme opérateur de facturation électronique pour votre entreprise (et/ou pour vos clients),
  • vérifier que l’ensemble des données légales (SIREN, coordonnées, mandats…) sont correctes,
  • tester un premier flux réel de factures pour valider la chaîne de bout en bout.

Dans le cas d’une plateforme intégrée comme celle de Sage, les utilisateurs déjà équipés de solutions de gestion ont un avantage :

  • la plateforme est déjà incluse,
  • l’environnement technique est connu,
  • il reste essentiellement à finaliser l’inscription et à accompagner les équipes.

Pour un cabinet, mettre en place un processus standard de déclaration (checklist, modèles de mails clients, tutoriels internes) permet de gagner des semaines de déploiement.


7. Passer de la contrainte au levier de croissance

La plateforme agréée est souvent perçue comme un énième sujet réglementaire. C’est compréhensible. Mais la réalité est différente : toute la donnée de facturation de l’économie française est en train de se structurer.

Les cabinets d’expertise comptable et les PME qui auront :

  • choisi une plateforme robuste et évolutive,
  • connecté leurs outils de gestion,
  • automatisé au maximum la capture et la validation des factures,

auront une longueur d’avance nette sur :

  • la productivité administrative,
  • la qualité de la donnée comptable,
  • la capacité à exploiter l’IA de gestion pour piloter l’activité.

La prochaine étape est claire :

  • faites l’inventaire des outils de facturation de votre structure (et de vos clients si vous êtes expert-comptable),
  • vérifiez leur compatibilité avec une plateforme agréée intégrée,
  • planifiez dès maintenant la bascule, dossier par dossier.

La facture électronique est là pour rester. La question n’est plus “quand faut‑il s’y mettre ?” mais “avec quelle plateforme agréée souhaitez‑vous travailler tous les jours pendant les dix prochaines années ?”.

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