HLR Bertin montre comment une PME agroautomatise 90 % de sa compta, prépare la facture électronique et structure son pilotage industriel grâce à l’IA de gestion.

Comment une PME agro transforme la contrainte en avantage
Une équipe finance réduite à 2 personnes qui gère 4 sociétés, 90 % des processus comptables automatisés, une production industrielle pilotée en temps réel… Ce n’est pas le tableau d’un grand groupe coté, mais celui d’une PME agroalimentaire française : HLR Bertin.
Voici ce qui rend ce cas intéressant pour l’industrie agroalimentaire et pour les experts-comptables : cette performance n’est pas liée à une armée de contrôleurs de gestion, mais à un système d’information intégré, dopé par l’IA et pensé dès le départ pour la donnée.
Dans cette nouvelle étape de la série « Intelligence Artificielle dans l’Industrie Agroalimentaire », on va voir comment HLR Bertin s’est organisé autour de Sage 100 et d’outils compagnons pour :
- automatiser la gestion financière et comptable ;
- fiabiliser la gestion industrielle ;
- préparer la facture électronique et l’IA de gestion ;
- et surtout : donner un vrai rôle stratégique à la fonction finance… et à l’expert-comptable.
1. HLR Bertin : une PME agro au fonctionnement de grand compte
HLR Bertin montre qu’une PME agroalimentaire peut se doter d’un niveau d’outillage digne d’un groupe, sans se perdre dans la complexité.
Un groupe industriel intégré autour de la donnée
HLR Bertin fait partie du groupe Miréolian :
- Bertin : extraction d’huiles à partir d’amandes et de noisettes pour la cosmétique ;
- HLR : valorisation des co-produits (pralinés, préparations) pour l’agroalimentaire.
Les entités sont sur le même site, avec des activités intimement liées : flux de matières, co-produits, marges par gamme… Tout se croise. C’est typiquement le genre de configuration où les fichiers Excel explosent et où plus personne ne sait quelle est la « bonne » version du chiffre.
HLR Bertin a choisi l’option inverse : un socle unique de gestion, Sage 100, et une règle simple : la donnée n’est saisie qu’une seule fois, au bon endroit.
Pourquoi ce modèle intéresse aussi les experts-comptables
Pour un cabinet, un client comme HLR Bertin est :
- plus simple à suivre (moins d’anomalies, plus de traçabilité) ;
- plus intéressant à conseiller (données fiables, reporting riche) ;
- plus rentable (moins de ressaisies et de « pompiers » à gérer).
C’est exactement ce que permet un SI structuré : transformer la tenue en pilotage. HLR Bertin est un bon exemple de ce à quoi peut ressembler, concrètement, un client agroalimentaire prêt pour l’IA.
2. Un système d’information intégré : du flux industriel au bilan
La force du dispositif HLR Bertin, ce n’est pas un « gros ERP magique ». C’est un écosystème cohérent construit autour de Sage 100.
Le socle : Sage 100 pour finances, gestion et production
Sage 100 sert de colonne vertébrale :
- comptabilité et finance ;
- gestion commerciale ;
- gestion de production (GPAO) ;
- suivi des flux entre entités du groupe.
Résultat :
Les flux physiques (matières, co-produits, stocks) sont reliés directement aux flux financiers (CA, marges, coûts industriels).
Dans l’agroalimentaire, où les marges sont parfois rognées au centime près par la matière première et l’énergie, cette vision intégrée change tout :
- on voit clairement l’impact d’un gaspillage, d’un rebut, d’un rendement un peu plus faible ;
- on objectivise les décisions d’achat de matière, de planification, d’investissement.
Les « compagnons » IA et data qui complètent le dispositif
HLR Bertin n’est pas resté au Sage 100 « de base ». L’entreprise a connecté plusieurs briques spécialisées :
-
Sage Automatisation Comptable :
- lecture et traitement automatique des factures fournisseurs ;
- circuits de validation digitalisés ;
- archivage sécurisé ;
- base parfaite pour de l’analyse automatique des dépenses.
-
Sage Business Reporting :
- tableaux de bord dynamiques ;
- vision en temps réel du résultat, de la marge par activité, des stocks ;
- support idéal pour le dialogue DAF / direction générale / expert-comptable.
-
Sage Data Clean & Control :
- nettoyage massif des bases clients, fournisseurs, articles ;
- contrôle de cohérence ;
- préparation à la facture électronique et aux échanges automatisés.
Ces briques sont typiques de l’IA de gestion : des algorithmes qui n’essaient pas de « remplacer » l’humain, mais qui suppriment les tâches répétitives, repèrent les anomalies et mettent les bons indicateurs sous les yeux des décideurs.
3. 90 % des processus comptables automatisés : ce que ça change vraiment
Automatiser 90 % des processus comptables, ce n’est pas juste « gagner du temps de saisie ». C’est structurer autrement la fonction finance.
Concrètement, qu’est-ce qui est automatisé ?
Chez HLR Bertin, avec Sage 100 et Sage Automatisation Comptable :
- les factures fournisseurs sont capturées automatiquement (PDF, scan, etc.) ;
- les écritures sont pré-affectées (compte, analytique, TVA) par apprentissage automatique ;
- les workflows de validation sont gérés dans l’outil, plus par mail ou papier ;
- l’archivage est automatique, indexé et traçable ;
- les rapprochements sont largement facilités par des règles paramétrées.
Résultat :
« Nous pilotons toute la gestion financière à deux personnes pour quatre sociétés, avec une traçabilité optimale et un archivage simplifié. »
Ce n’est pas le miracle d’un outil, c’est la conséquence directe d’un processus repensé en se demandant : qu’est-ce que l’humain doit vraiment faire ?
Le vrai gain : du temps redirigé vers l’analyse et l’anticipation
Quand 90 % du flux est traité automatiquement et contrôlé par exception, la fonction finance peut enfin :
- analyser finement la rentabilité par produit, client, marché ;
- travailler sur des plans de marge avec la production et les achats ;
- modéliser différents scénarios (matière première +20 %, énergie +15 %, etc.) ;
- préparer des décisions d’investissement ou de réorientation industrielle.
C’est là que l’IA de gestion prend tout son sens dans l’industrie agroalimentaire :
- les données sont à jour ;
- les écarts sont visibles en quelques clics ;
- les arbitrages peuvent être chiffrés rapidement.
Pour un expert-comptable, travailler avec un client dans cette configuration, c’est quitter le rôle de « producteur de bilans » pour celui de co-pilote de la performance.
4. Facture électronique : une obligation qui ouvre la porte à l’IA
La plupart des entreprises voient encore la facture électronique comme un casse-tête réglementaire. HLR Bertin a fait l’inverse : partir de la facture électronique comme prétexte pour remettre à plat la donnée.
Nettoyer la donnée avant l’échéance : le geste intelligent
Avec Sage Data Clean & Control, l’entreprise a :
- normalisé les bases clients et fournisseurs ;
- purgé les doublons, corrigé les adresses et identifiants ;
- fiabilisé les référentiels d’articles et de conditions commerciales.
Effets immédiats :
- une conformité renforcée pour la facture électronique ;
- moins de rejets et d’anomalies dans les flux ;
- une base propre qui devient exploitable par l’IA.
Sans cette étape, on alimente des algorithmes avec des données bancales. Résultat : mauvaises recommandations, contrôles manuels, frustration.
Pourquoi la plateforme agréée change le quotidien
HLR Bertin a retenu la plateforme agréée Sage pour ses flux de facturation électronique. Pour l’entreprise (et pour son expert-comptable), cela signifie :
- un point d’entrée unique pour l’émission, la réception, le suivi ;
- une traçabilité de bout en bout : on sait où en est chaque facture ;
- une intégration native avec Sage 100, sans usine à gaz ni surcoût caché.
Dans la pratique :
- les gestionnaires sont libérés des relances basiques ;
- la trésorerie gagne en prévisibilité (factures suivies, délais mesurés) ;
- le cabinet peut suivre les flux plus facilement, repérer les anomalies, construire des indicateurs.
HLR Bertin le dit clairement :
« Avoir optimisé nos processus avant l’échéance nous donne un avantage concurrentiel. »
Et cet avantage se traduit aussi en crédibilité vis-à -vis des clients, des distributeurs… et des partenaires financiers.
5. Le rôle clé du partenaire intégrateur et de l’expert-comptable
On entend souvent : « Nous n’avons pas les ressources pour un tel projet. » HLR Bertin prouve que, bien accompagné, une PME peut le faire.
Koesio Data Solutions : un partenaire qui connaît l’agro et la data
HLR Bertin est accompagné par Koesio Data Solutions, partenaire Sage. Leur rôle :
- piloter la migration vers la dernière version de Sage 100 ;
- paramétrer les modules (automatisation comptable, data cleaning, reporting) ;
- former les équipes ;
- animer des webinaires sur les enjeux de la facture électronique.
Ce type de partenaire fait gagner au moins deux choses :
- du temps (moins de tests empiriques, moins de paramétrage à l’aveugle) ;
- de la qualité (processus conçus avec un œil extérieur, bonnes pratiques sectorielles).
Où se positionne l’expert-comptable dans ce modèle ?
Pour les experts-comptables, un client comme HLR Bertin illustre une évolution nette du métier :
- moins de production au kilomètre, plus de revue et d’analyse ;
- capacité à proposer des tableaux de bord agro (marges par gamme, rendement matière, coût de revient industriel) ;
- accompagnement sur :
- la structuration du plan de comptes ;
- les axes analytiques pertinents (atelier, ligne, matière, client) ;
- l’interprétation des indicateurs générés par l’IA.
Les cabinets qui se positionnent maintenant sur l’IA de gestion dans l’agroalimentaire peuvent devenir de vrais partenaires de transformation, pas seulement des « producteurs de liasses ».
6. Comment s’inspirer d’HLR Bertin pour votre propre organisation
Le cas HLR Bertin est inspirant, mais surtout réplicable. Voilà comment l’adapter à votre contexte, que vous soyez industriel agro ou expert-comptable.
Pour une PME agroalimentaire
-
Clarifier vos enjeux :
- OĂą perdez-vous le plus de temps ?
- Où les erreurs coûtent-elles vraiment cher (matière, facturation, stocks) ?
-
Choisir un socle unique pour la finance et la production (type Sage 100), plutôt que multiplier les outils isolés.
-
Automatiser d’abord la compta fournisseurs :
- c’est là que le volume est fort ;
- l’IA de lecture / pré-affectation donne des gains rapides ;
- ça prépare directement la facture électronique.
-
Nettoyer vos référentiels avant de lancer un projet IA :
- nomenclature articles, clients, fournisseurs ;
- identifiants fiscaux, SIRET, coordonnées ;
- règles de gestion communes entre les entités.
-
Mettre le reporting au centre :
- définir quelques KPI clés (marge par gamme, rendement, taux de rebut, DSO) ;
- les exposer dans un outil comme Sage Business Reporting ;
- en faire la base de vos réunions de pilotage.
Pour un cabinet d’expertise comptable
-
Identifier vos clients agroalimentaires prĂŞts Ă bouger :
- multi-sociétés, multi-sites, problématique de co-produits ou de saisonnalité ;
- frustration sur le manque de vision en temps réel.
-
Proposer un diagnostic “prêt pour l’IA et la facture électronique” :
- qualité des données ;
- état des flux (factures, stocks, ventes) ;
- niveau d’automatisation actuel.
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S’appuyer sur un intégrateur pour la partie outil, et garder la main sur :
- la structure comptable et analytique ;
- les indicateurs financiers ;
- l’interprétation des tableaux de bord.
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Monétiser votre rôle de co-pilote :
- missions de pilotage de la performance ;
- scénarios budgétaires, simulations de prix de revient ;
- accompagnement de la direction dans l’usage des indicateurs IA.
Conclusion : l’IA de gestion, nouvelle norme de l’agro français
HLR Bertin n’a pas attendu la dernière minute pour agir : la PME a utilisé la contrainte de la facture électronique comme une opportunité pour revoir son système d’information, nettoyer sa donnée, automatiser la comptabilité et structurer son pilotage industriel.
Le message est clair :
« Le choix de Sage 100 est un choix durable, avec un logiciel capable de grandir avec nous. La solution nous a permis de nous concentrer sur notre cœur de métier. »
Pour l’industrie agroalimentaire, c’est exactement là que l’intelligence artificielle et la digitalisation prennent tout leur sens : moins de tâches manuelles, plus d’analyse, une meilleure réactivité face aux chocs sur les prix et à la pression réglementaire.
La vraie question n’est plus « faut-il passer à l’IA de gestion ? » mais :
Quel sera votre plan, sur les 12 prochains mois, pour faire de la donnée et de l’IA des alliés de votre finance et de votre production, plutôt que des sujets subis ?