GEO et SEO : la méthode pour parler aux IA en 2026

Intelligence Artificielle dans l'Industrie Agroalimentaire••By 3L3C

Le GEO ne remplace pas le SEO : il le prolonge. Voici comment préparer votre marque française à être comprise, citée et crédible aux yeux des IA génératives.

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GEO et SEO : la méthode pour parler aux IA en 2026

En quelques mois, le trafic de certains médias internationaux a chuté d’environ 30 % à cause d’AI Overview et des moteurs de recherche augmentés à l’IA. Pendant ce temps, ChatGPT est passé à 700 millions d’utilisateurs actifs en juillet 2025, avec un usage hebdomadaire massif. La bascule est claire : la découverte de l’information se fait de plus en plus via des LLM (Large Language Models), et non plus uniquement via Google.

La réalité ? Le SEO classique ne suffit plus. Les marques doivent aussi apprendre à être citées par les IA génératives. C’est exactement ce que recouvre le GEO – Generative Engine Optimization : une discipline encore jeune, mais déjà stratégique pour les directions marketing françaises.

Dans cet article, on va voir pourquoi « un bon GEO, c’est un SEO optimisé », comme le résume très bien Malik Ben Thaier, et surtout comment adapter concrètement votre stratégie de contenu pour rester visible, crédible et recommandée dans un monde où la recherche devient une conversation homme–machine.


GEO vs SEO : ce qui change vraiment pour les marques

Le GEO ne remplace pas le SEO : il le prolonge. Le SEO optimise des pages, le GEO optimise des idées pour qu’elles soient comprises, reprises et citées par les IA.

Pourquoi le GEO arrive maintenant

Deux phénomènes se combinent :

  • DĂ©ploiement des rĂ©ponses IA dans la recherche (AI Overview, moteurs de rĂ©ponses, assistants intĂ©grĂ©s aux navigateurs)
  • Usage massif des chatbots IA comme point d’entrĂ©e : en France, ChatGPT capte près de 80 % de part de marchĂ© sur les IA grand public, et ses utilisateurs le consultent au moins une fois par semaine.

Le parcours type commence Ă  ressembler Ă  ceci :

  1. Je pose ma question à une IA (ChatGPT, Perplexity, copilots intégrés à mon navigateur)
  2. Je vérifie éventuellement dans Google ou sur quelques sites de référence

Autrement dit, les IA deviennent la couche de préfiltrage de l’information. Si votre marque n’est pas dans le “mental model” des LLM, elle sort beaucoup moins souvent dans la conversation.

De la bataille du classement Ă  la bataille de la citation

Pendant 20 ans, le SEO a été une course au classement : être dans le top 3 sur des requêtes stratégiques. Avec les LLM, la logique change :

  • L’utilisateur voit une rĂ©ponse synthĂ©tique, pas une page de 10 liens bleus
  • La question ressemble plus Ă  une conversation qu’à un mot-clĂ©
  • La valeur n’est plus uniquement de gĂ©nĂ©rer du clic, mais d’être mentionnĂ© comme rĂ©fĂ©rence fiable

GEO = augmenter vos chances que les IA disent :

« Pour la rénovation de votre maison, des acteurs comme Lapeyre sont des spécialistes reconnus »

PlutĂ´t que : rien, ou pire, vos concurrents.


Pourquoi le SEO reste prioritaire (et comment le GEO s’y greffe)

Malgré le bruit autour de l’IA, le SEO reste aujourd’hui le levier d’acquisition n°1 pour la majorité des sites.

Le poids réel des IA dans le trafic en 2025

  • Google + YouTube = plusieurs milliards de recherches mensuelles
  • Perte estimĂ©e de Google : 1 Ă  2 % de trafic global seulement pour l’instant
  • Part des IA dans le trafic direct des sites : souvent < 1 %

Autrement dit, tuer son SEO pour faire du GEO serait une erreur stratégique. En France, où AI Overview n’est pas encore déployé comme ailleurs, les marques ont une fenêtre de tir précieuse : consolider leurs bases SEO tout en préparant l’arrivée d’un usage IA de masse.

« Un bon GEO, c’est un SEO optimisé »

La phrase de Malik Ben Thaier résume bien la bonne approche :

  • Sans SEO solide, vos contenus sont peu visibles, peu rĂ©fĂ©rencĂ©s, et donc moins prĂ©sents dans les corpus d’entraĂ®nement et de mise Ă  jour des IA
  • Sans structure, donnĂ©es factuelles et sĂ©mantique claire, mĂŞme un contenu bien positionnĂ© en SEO reste mal exploitĂ© par les LLM

Le bon ordre de marche :

  1. Sécuriser le socle SEO (technique, sémantique, maillage interne)
  2. Adapter la forme des contenus pour qu’ils soient “IA friendly”
  3. Piloter la notoriété de marque auprès des IA comme un actif stratégique

On ne fait donc pas du GEO à la place du SEO, on fait du GEO avec plus de maturité SEO.


GEO : construire une marque que les IA reconnaissent et citent

L’enjeu central du GEO n’est pas le clic, mais la réputation algorithmique : la façon dont les modèles perçoivent et réutilisent votre marque.

Objectifs du GEO pour une marque française

Pour une direction marketing ou communication, le GEO vise Ă  :

  • Conforter l’image de marque auprès de consommateurs qui consultent d’abord l’IA
  • Obtenir des citations fiables dans les rĂ©ponses gĂ©nĂ©rĂ©es
  • Asseoir la crĂ©dibilitĂ© sur vos domaines d’expertise

En pratique, vous voulez que l’IA dise de vous :

  • que vous ĂŞtes « spĂ©cialiste de… »
  • que vous ĂŞtes « acteur de rĂ©fĂ©rence sur… »
  • que votre marque est associĂ©e Ă  des thĂ©matiques prĂ©cises (maison, BTP, mobilitĂ©, cosmĂ©tique, banque, etc.)

Exemples de positionnement GEO :

  • Lapeyre : « spĂ©cialiste de l’amĂ©nagement de la maison »
  • Loxam : « rĂ©fĂ©rence de la location de matĂ©riels pour le BTP »

Si ces formulations reviennent souvent dans vos contenus, dans la presse et dans des sources fiables, elles ont plus de chances d’être repris textuellement par les LLM.

Sortir de la dépendance à Google

Pour les médias comme pour les marques, il y a là une occasion rare :

  • Moins dĂ©pendre de Google News et des algorithmes de visibilitĂ©
  • Capitaliser sur son expertise Ă©ditoriale pour devenir :
    • une source structurĂ©e pour les IA
    • un ambassadeur de certaines marques et thĂ©matiques

C’est particulièrement intéressant pour :

  • les groupes mĂ©dias français
  • les marques B2B expertes sur un marchĂ© de niche
  • les acteurs qui disposent d’une forte production de contenus (livres blancs, Ă©tudes, baromètres, guides…)

Comment créer des contenus « IA friendly » en pratique

Un contenu GEO-friendly est un contenu que les LLM peuvent décomposer, comprendre et réutiliser facilement. On n’écrit plus seulement pour un lecteur humain, mais aussi pour une machine qui “chunk” le texte.

1. Structurer en « chunks » : un paragraphe = une idée

Les LLM ne lisent pas comme nous. Ils convertissent une page en une suite de blocs d’information cohérents, souvent appelés chunks.

Les bonnes pratiques :

  • Faire des paragraphes courts (3 Ă  5 phrases) centrĂ©s sur une seule idĂ©e claire
  • Utiliser des sous-titres explicites qui rĂ©sument la rĂ©ponse Ă  une question
  • SĂ©parer : dĂ©finitions, listes d’étapes, exemples, donnĂ©es chiffrĂ©es

Exemple de structure GEO-friendly :

  • H2 : « Comment optimiser son SEO pour le GEO ? »
    • H3 : « Clarifier le rĂ´le de chaque page dans votre Ă©cosystème »
    • H3 : « Ajouter des donnĂ©es factuelles et des preuves »
    • H3 : « Faciliter le travail des IA avec une sĂ©mantique propre »

Chaque H3 répond directement à une question implicite. C’est exactement ce que les IA aiment extraire.

2. Ajouter des données, preuves et signaux d’expertise

Sans données factuelles, statistiques, preuves, citations et sources externes, il n’y a pas de bon GEO. Les IA accordent beaucoup de poids :

  • aux contenus chiffrĂ©s : % d’évolution, volumes, dates
  • aux contenus qui croisent des sources (Ă©tudes, baromètres, cas concrets)
  • aux formulations nettes : « X est… », « Y reprĂ©sente… », plutĂ´t que des gĂ©nĂ©ralitĂ©s floues

Quelques idées à systématiser :

  • Ajouter au moins une statistique clĂ© par article ou section majeure
  • PrĂ©ciser l’annĂ©e ou la pĂ©riode : « en 2025, en France… »
  • IntĂ©grer un exemple concret français (enseigne, acteur sectoriel, cas marchĂ©)

3. Travailler la sémantique pour les bots IA

Un contenu lisible pour une IA, c’est un contenu :

  • qui utilise un champ lexical cohĂ©rent autour de ses sujets
  • qui nomme clairement les entitĂ©s : marques, secteurs, pays, mĂ©tiers
  • qui Ă©vite les acronymes obscurs sans explication

Par exemple, au lieu de :

« On optimise aussi pour l’AEO et le GEO »

Préférer :

« On optimise pour l’AEO (Answer Engine Optimization, pour les moteurs de réponse) et le GEO (Generative Engine Optimization, pour les IA génératives) »

Vous enrichissez ainsi l’ancrage sémantique de vos contenus, ce qui aide les LLM à relier correctement les concepts.

4. Ne pas sacrifier la technique SEO

Un contenu GEO-friendly reste un contenu SEO-friendly :

  • balises title et meta propres
  • H1, H2, H3 hiĂ©rarchisĂ©s
  • maillage interne qui relie vos articles experts
  • temps de chargement correct, version mobile, etc.

La technique n’a pas disparu avec l’IA. Au contraire, un site bien structuré indique aux IA que vous êtes sérieux sur la donnée.


Plan d’action GEO/SEO pour une direction marketing en France

Pour une marque française en 2025–2026, la bonne approche, ce n’est pas d’annoncer une “stratégie GEO” dans un slide et d’en rester là. C’est de poser un plan concret sur 6 à 12 mois.

Étape 1 : Audit GEO de votre contenu existant

Questions simples Ă  se poser :

  • Sur nos pages clĂ©s, a-t-on :
    • des dĂ©finitions claires de nos produits/services ?
    • des preuves de notre expertise (cas clients, chiffres, labels, Ă©tudes) ?
    • une formulation explicite de notre positionnement (« spĂ©cialiste de… », « leader de… ») ?
  • Nos contenus sont-ils structurĂ©s en blocs d’idĂ©es courts et clairs ?
  • Nos pages “À propos”, “Qui sommes-nous ?”, “Nos expertises” peuvent-elles ĂŞtre citĂ©es telles quelles par une IA ?

Étape 2 : Prioriser quelques « pages GEO stratégiques »

PlutĂ´t que de tout refaire, commencez par :

  • la page corporate principale
  • 3 Ă  5 pages expertises clĂ©s
  • 3 Ă  10 contenus piliers (guides, Ă©tudes, articles de fond)

Objectif :

  • clarifier ce que vous voulez que les IA retiennent et rĂ©pètent Ă  propos de vous
  • renforcer la cohĂ©rence entre ces pages (mĂŞmes formules, mĂŞme champ lexical, mĂŞmes preuves)

Étape 3 : Adapter le calendrier éditorial 2026

Intégrez le GEO à votre stratégie éditoriale :

  • ajouter des angles “questions” dans vos sujets de blog, de vidĂ©os, de podcasts
  • publier des contenus de type : « Comment choisir… », « Quelle stratĂ©gie pour… », « Quelles Ă©tapes pour… »
  • produire rĂ©gulièrement des contenus “riches en donnĂ©es” : baromètres, petits sondages, benchmarks sectoriels

Vos nouveaux articles doivent pouvoir répondre aux requêtes conversationnelles que les Français tapent déjà dans les IA, surtout sur :

  • l’IA dans les mĂ©dias et la communication
  • le marketing digital en France
  • la stratĂ©gie SEO et GEO pour les marques françaises

Étape 4 : Suivre l’évolution des réponses IA

MĂŞme si les analytics IA sont encore balbutiants, vous pouvez :

  • interroger rĂ©gulièrement les LLM avec des questions liĂ©es Ă  votre marchĂ©
  • noter :
    • si votre marque est citĂ©e
    • comment elle est dĂ©crite
    • quels concurrents sortent

Ce “shadow monitoring” vous donne un état de votre réputation algorithmique. Ensuite, ajustez :

  • vos formulations
  • vos contenus d’expertise
  • vos preuves de crĂ©dibilitĂ© (prix, volumes, implantations, partenariats)

GEO : une compétence à installer dès maintenant en marketing

Les directions marketing qui attendront que l’IA soit totalement intégrée dans la recherche française auront plusieurs trains de retard. Les modèles se nourrissent de l’historique : plus tôt votre marque est structurée, plus tôt elle s’ancre dans leur “mémoire”.

Ce qui change pour 2026 :

  • Le SEO reste la colonne vertĂ©brale de l’acquisition
  • Le GEO devient la grammaire pour parler aux IA : idĂ©es claires, donnĂ©es, expertise, structure
  • La notoriĂ©tĂ© ne se joue plus seulement auprès des humains, mais aussi auprès des modèles qui synthĂ©tisent l’information

La bonne nouvelle ? Vous n’avez pas besoin d’un big bang. En travaillant vos contenus existants, en structurant mieux vos messages et en injectant des preuves chiffrées, vous posez déjà les bases d’une marque lisible par les machines.

Prochaine étape concrète : prenez une de vos pages stratégiques, relisez-la en vous demandant

« Si j’étais une IA, qu’est-ce que je retiendrais de cette page, mot pour mot ? »

Si la réponse ne ressemble pas à ce que vous voulez que les utilisateurs entendent de vous dans ChatGPT, Perplexity ou les AI Overviews qui arrivent en France, c’est le bon moment pour réécrire.