HLR Bertin montre comment une PME agroalimentaire peut transformer facture électronique, data et IA de gestion en avantage concurrentiel concret.

Comment HLR Bertin a structuré sa performance grâce à la data et à l’IA
90 % d’automatisation comptable, 4 sociétés gérées par 2 personnes, une traçabilité totale des flux… HLR Bertin n’est pas une licorne de la tech, mais une PME agroalimentaire spécialisée dans les amandes et noisettes. Et son secret tient en trois briques : un ERP solide, la facture électronique et une approche très pragmatique de la donnée et de l’IA.
Pour les industriels agroalimentaires français, le timing est parfait : la généralisation de la facture électronique arrive, les marges sont sous pression, et l’IA de gestion devient réellement accessible. L’exemple d’HLR Bertin montre qu’on peut transformer ces obligations en avantage concurrentiel, sans tout chambouler du jour au lendemain.
Dans cet article, on va voir comment cette PME a structuré son système d’information autour de Sage 100, quelles leçons un expert-comptable ou un dirigeant d’ETI peut en tirer, et comment connecter facture électronique, data et intelligence artificielle dans l’industrie agroalimentaire.
1. Un socle de gestion robuste, condition préalable à l’IA
Pour profiter réellement de l’IA dans l’industrie agroalimentaire, il faut d’abord un socle de gestion fiable : un ERP ou une suite de gestion qui centralise les flux financiers, commerciaux et industriels. C’est ce qu’a fait HLR Bertin autour de Sage 100.
HLR Bertin et Bertin, réunis au sein du groupe Miréolian (environ 120 M€ de chiffre d’affaires), exploitent la même solution de gestion pour :
- la comptabilité et la finance,
- la gestion de production,
- la gestion administrative,
- le suivi de la performance.
Cette centralisation change tout pour l’IA et la data :
- données homogènes entre finance, achats, production et ventes ;
- référentiels uniques (clients, fournisseurs, articles) ;
- historique exploitable pour le reporting avancé, la prévision et les algorithmes de recommandation.
La réalité ? Une IA industrielle performante commence presque toujours par de la bonne comptabilité, propre, à jour et structurée.
Pour les cabinets d’expertise comptable qui accompagnent des industriels, c’est un point clé : tant que le client fonctionne avec des fichiers Excel éparpillés et des procédures manuelles, l’IA reste un concept. Une fois le socle ERP en place, les cas d’usage concrets deviennent possibles : prévisions de trésorerie, analyse de marge par produit, scénarios de production, etc.
2. Automatiser 90 % des processus comptables : ce que ça change vraiment
HLR Bertin a atteint environ 90 % d’automatisation de ses processus comptables en combinant Sage 100 et une brique d’automatisation comptable dédiée. Concrètement, ça signifie :
- capture automatique des factures fournisseurs (PDF, mails, EDI),
- reconnaissance et pré-remplissage des écritures,
- circuits de validation dématérialisés,
- archivage électronique sécurisé.
Résultat : deux personnes pilotent la gestion financière de quatre sociétés, avec une traçabilité fine.
Les gains très concrets pour une PME agroalimentaire
Dans l’agroalimentaire, où les volumes de factures (matières premières, emballages, transport, énergie…) explosent vite, cette automatisation a plusieurs impacts mesurables :
- Réduction des erreurs de saisie (sources de litiges et de pertes de temps) ;
- Clôtures plus rapides : les écritures sont à jour en continu, on ne « rattrape » plus le retard en fin de mois ;
- Temps dégagé pour l’analyse : suivi de marge par référence, par client, par ligne de production ;
- Capacité à produire des prévisions au fil de l’eau (trésorerie, besoins d’achats, investissements).
Pour un expert-comptable, c’est exactement le territoire du conseil à forte valeur :
- challenge des plans de production et de stocks Ă partir de vrais chiffres,
- simulations de scénarios (hausse matières premières, variation énergie),
- accompagnement bancaire sur la base de reporting fiable, pas juste annuel.
« Chaque nouvelle étape de notre digitalisation va dans le sens de la réduction des tâches manuelles et de la valorisation des fonctions d’analyse et d’anticipation. »
Dans une logique IA de gestion, ce temps libéré est crucial : les algorithmes n’ont de valeur que si des humains les interprètent, les challengent et les transforment en décisions opérationnelles.
3. Facture électronique : de la contrainte réglementaire au levier stratégique
La plupart des industriels voient la facture électronique comme une obligation lourde. HLR Bertin en fait au contraire un levier pour structurer sa donnée et préparer l’IA.
L’entreprise a anticipé la réforme en combinant :
- un ERP compatible,
- une plateforme agréée connectée à la solution de gestion,
- un outil de Data Clean & Control pour nettoyer les bases.
Pourquoi le nettoyage des données est décisif
Avant la facture électronique, beaucoup de bases clients ou fournisseurs sont pleines de :
- doublons,
- adresses incomplètes ou obsolètes,
- numéros de TVA erronés,
- codifications incohérentes.
Ces « petites imperfections » deviennent de gros problèmes avec la facturation électronique : rejets, délais de paiement, non-conformités.
HLR Bertin a donc utilisé un outil dédié pour :
- identifier et fusionner les doublons,
- vérifier et corriger les données obligatoires (TVA, SIREN, adresses),
- fiabiliser les référentiels avant le passage à la e-facture.
Cette étape fait toute la différence pour l’IA et la BI :
- les algorithmes de prévision ne sont plus pollués par des données incohérentes ;
- les analyses de délais de paiement, de litiges, de performance fournisseurs deviennent fiables ;
- la traçabilité réglementaire est assurée de bout en bout.
Les bénéfices concrets de la facture électronique pour un industriel
En pratique, pour une PME/ETI agroalimentaire, la facture électronique bien pensée apporte :
- Traçabilité complète : de l’émission au paiement, tout est horodaté ;
- Réduction des délais de paiement grâce à des flux structurés et suivis ;
- Diminution du risque fiscal avec une conformité intégrée ;
- Base idéale pour l’IA : données standardisées, exploitables automatiquement.
« Avoir optimisé nos processus avant l’échéance nous donne un avantage concurrentiel. »
La facture électronique devient alors une porte d’entrée vers :
- la prévision de trésorerie assistée par IA,
- la détection automatique des anomalies de facturation,
- le suivi fin de la rentabilité par client et par segment de marché.
4. Data, IA et pilotage industriel dans l’agroalimentaire
Une fois le socle en place (ERP, facture électronique, données propres), les cas d’usage d’intelligence artificielle dans l’industrie agroalimentaire se multiplient. Le cas HLR Bertin est centré sur la finance et la gestion, mais la logique est la même côté production.
Quelques cas d’usage typiques pour les industriels agroalimentaires
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Prévision de la demande :
- utilisation de l’historique de ventes couplé à la saisonnalité,
- intégration des promotions GMS, des lancements produits,
- ajustement des plans de production pour limiter les ruptures et les surstocks.
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Optimisation des achats matières (amandes, noisettes, huiles, emballages…) :
- croisement des données de prix, de qualité et de délais fournisseurs,
- recommandations de volume ou de timing d’achat,
- simulation d’impact d’une hausse matières sur la marge.
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Suivi de la performance industrielle :
- mesure des rendements par ligne,
- détection des dérives (consommation énergie, pertes matière),
- aide à la décision pour les maintenances ou investissements.
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Contrôle qualité automatisé :
- vision par ordinateur sur les lignes de tri,
- suivi statistique des non-conformités,
- corrélation avec les lots, les fournisseurs, les paramètres de process.
Tout cela suppose une chose : des données cohérentes. C’est pour ça que le trio ERP + facture électronique + data clean est stratégique. Sans cette base, les projets « IA agroalimentaire » restent des POC isolés. Avec, ils deviennent des outils de pilotage du quotidien.
Le rôle clé de l’expert-comptable dans cette transformation
Dans ce contexte, les experts-comptables français ont un positionnement naturel :
- ils connaissent la donnée financière et fiscale mieux que personne ;
- ils sont au cœur des projets de facture électronique ;
- ils peuvent orchestrer le dialogue entre DAF, DSI, production et éditeurs.
Concrètement, un cabinet peut :
- auditer la qualité des données comptables avant un projet IA ;
- proposer un plan de montée en puissance : automatisation, facture électronique, reporting avancé, IA ;
- mettre en place des indicateurs sectoriels adaptés à l’agroalimentaire (rendement matière, marge par canal, coût logistique) ;
- industrialiser le conseil récurrent grâce à des tableaux de bord dynamiques.
C’est exactement ce qu’on voit chez des acteurs comme HLR Bertin : la fonction finance change de posture, passe du contrôle à l’anticipation, et l’expert-comptable devient un copilote de la transformation.
5. S’entourer de bons partenaires : éditeur + intégrateur + cabinet
HLR Bertin n’a pas mené cette transformation seul. L’entreprise s’appuie sur :
- un éditeur pour le socle fonctionnel (Sage 100 et ses applications compagnons),
- un intégrateur / partenaire data pour la mise en œuvre (Koesio Data Solutions),
- ses partenaires financiers et comptables pour traduire la donnée en décisions.
Ce trio est souvent la configuration gagnante dans l’agroalimentaire :
- L’éditeur assure la pérennité fonctionnelle et réglementaire (facture électronique, conformité, mises à jour).
- Le partenaire intégrateur adapte la solution au métier de l’entreprise, gère les interfaces, la formation, et accompagne les montées de version.
- L’expert-comptable et le DAF exploitent la plateforme pour piloter la performance, la rentabilité, la trésorerie.
« Le choix de Sage 100 est un choix durable, avec un logiciel capable de grandir avec nous. La solution nous a permis de nous concentrer sur notre cœur de métier. »
Pour une PME agroalimentaire, l’objectif n’est pas de « faire de l’IA » pour le principe, mais de :
- sécuriser sa conformité,
- fiabiliser ses marges,
- garder le focus sur la transformation de la matière première en produits à forte valeur.
La technologie doit rester un moyen, pas une fin. C’est exactement ce que démontre le parcours d’HLR Bertin.
Et maintenant : comment passer à l’action dans votre entreprise ?
Si on simplifie, l’exemple HLR Bertin montre une feuille de route réaliste pour l’intelligence artificielle dans l’industrie agroalimentaire :
- Stabiliser le socle : un ERP ou une suite de gestion qui couvre finance, ventes, achats, production.
- Automatiser la comptabilité : capture des factures, workflows de validation, archivage.
- Préparer la facture électronique : choix de la plateforme, nettoyage des données, sécurisation des process.
- Structurer le reporting : tableaux de bord partagés entre finance, direction et opérationnels.
- Introduire l’IA par petits pas : prévisions, alertes, recommandations ciblées sur des enjeux concrets (marge, cash, production).
Les entreprises qui suivent cette trajectoire en 2025–2026 prendront une vraie longueur d’avance, parce que leurs concurrents devront encore gérer l’urgence réglementaire quand elles en seront déjà au pilotage prédictif.
Pour un expert-comptable, c’est une opportunité très claire : proposer non seulement la conformité à la facture électronique, mais un vrai plan de modernisation de la fonction finance et de la data chez ses clients agroalimentaires.
La question n’est donc plus « faut-il aller vers la facture électronique et l’IA ? », mais plutôt : à quel rythme et avec quels partenaires allez-vous structurer cette démarche pour qu’elle renforce durablement la compétitivité de votre chaîne agroalimentaire ?