Comment Acoem tire parti d’un ERP très intégré

Intelligence Artificielle dans l'Industrie Agroalimentaire••By 3L3C

L’exemple d’Acoem montre comment un ERP très intégré comme Sage X3 transforme le pilotage industriel, la rentabilité par affaire et la préparation à la facture électronique.

ERPSage X3facture électroniqueIA de gestionexpert-comptableindustriegestion à l’affaire
Share:

Featured image for Comment Acoem tire parti d’un ERP très intégré

Un ERP unique pour piloter une ETI mondiale : la leçon Acoem

Acoem fait travailler plus de 280 personnes sur le même ERP pour piloter achats, production, logistique, finance et contrats de services. Résultat : une vision temps réel des marges, des délais et des stocks, en France comme à l’international.

Pour un expert-comptable français qui accompagne des PME et ETI industrielles, cette histoire est instructive. Elle montre très concrètement ce que change un ERP très intégré – ici Sage X3 – dans l’organisation, dans la fiabilité des chiffres et dans la préparation des grands chantiers comme la facture électronique ou l’IA de gestion.

Voici ce que les cabinets et leurs clients peuvent retenir de l’exemple Acoem, et comment s’en inspirer dès maintenant.


1. Acoem : un cas typique d’ETI qui ne peut plus travailler en silos

Le premier enseignement d’Acoem est simple : plus l’activité est diversifiée et internationale, plus un ERP intégré devient vital.

Acoem, ETI lyonnaise de 900 salariés, réalise 50 M€ de chiffre d’affaires sur son périmètre France, avec :

  • des capteurs de surveillance de la qualitĂ© de l’air et des Ă©missions industrielles ;
  • des Ă©quipements de surveillance vibratoire et d’alignement d’équipements industriels ;
  • des machines de laboratoire ;
  • des solutions d’analyse de tirs pour la dĂ©fense nationale ;
  • des prestations d’analyses vibratoires pour l’industrie.

En clair : cinq métiers, cinq logiques économiques, mais un seul système de gestion. C’est exactement la situation de nombreuses ETI industrielles françaises suivies par les experts-comptables :

  • multi-sites, multi-activitĂ©s, parfois multi-pays ;
  • une supply chain complexe ;
  • des contrats Ă  l’affaire et des prestations de services rĂ©currentes ;
  • des enjeux de conformitĂ© croissants (facture Ă©lectronique, traçabilitĂ©, auditabilité…).

Là où beaucoup d’entreprises se contentent encore d’un patchwork d’outils (Excel, logiciels métiers, compta isolée), Acoem a fait un autre choix : centraliser son pilotage dans un ERP unique, Sage X3.

« Sage X3 est le gardien de notre alignement opérationnel » résume Jérôme Pia, Directeur Supply Chain d’Acoem.

Pour un cabinet, ce type de configuration change complètement la façon de suivre son client : les données sont cohérentes, instantanées, partageables. Et les missions de conseil prennent le dessus sur les ressaisies.


2. Ce que signifie vraiment “ERP très intégré” dans la pratique

Un ERP très intégré ne se limite pas à la comptabilité. Chez Acoem, Sage X3 pilote quasiment tout le cycle de vie des opérations.

Un périmètre fonctionnel qui couvre tous les métiers clés

Acoem utilise Sage X3 pour :

  • la gestion des achats ;
  • la gestion des ventes et de l’administration des ventes ;
  • le pilotage de la production ;
  • la logistique et les stocks ;
  • le suivi de la qualitĂ© ;
  • la gestion comptable et financière.

Concrètement, ça veut dire :

  • un article créé en production se retrouve immĂ©diatement dans la valorisation des stocks, les prĂ©visions de marge et les reportings financiers ;
  • une commande client met Ă  jour Ă  la fois la charge de production, la disponibilitĂ© stock et les prĂ©visions de trĂ©sorerie ;
  • un contrat de services se suit aussi bien cĂ´tĂ© opĂ©rationnel (interventions, temps passĂ©s) que cĂ´tĂ© finance (CA reconnu, rentabilitĂ© par affaire).

Pour un expert-comptable, c’est une mine d’or : les données sont déjà structurées, fiabilisées, prêtes à alimenter des missions à forte valeur ajoutée (tableaux de bord, analyse de rentabilité, prévisions de trésorerie, simulations d’investissement, etc.).

La “gestion à l’affaire” : un point clé pour la rentabilité

Le module de gestion à l’affaire est l’un des grands atouts du système Acoem. Chaque contrat commercial dispose d’un numéro d’affaire unique qui centralise :

  • les devis et commandes ;
  • les achats et sous-traitance associĂ©s ;
  • les temps de main-d’œuvre ;
  • les livraisons, factures et encaissements.

Résultat :

  • visibilitĂ© en temps rĂ©el de la performance de chaque contrat ;
  • comparaison simple entre prĂ©vu et rĂ©alisĂ© ;
  • possibilitĂ© d’identifier très tĂ´t les dĂ©rives de coĂ»ts ou de dĂ©lais.

Pour un cabinet d’expertise comptable, ce type de dispositif facilite :

  • la mise en place de reportings de marges par affaire ;
  • l’accompagnement sur la politique tarifaire et les contrats de maintenance ;
  • les prĂ©visions de cash basĂ©es sur les jalons prĂ©vus dans les contrats.

Si vos clients travaillent en mode projet, en maintenance ou en contrats long terme, un ERP doté d’une gestion à l’affaire solide n’est plus un luxe, c’est un socle.


3. Migration Sage X3 : pourquoi Acoem a pris les devants

Acoem a fait un choix stratégique : migrer vers la dernière version de son ERP avant d’y être contraint par la technique ou la réglementation.

Un préalable : revoir ses processus de bout en bout

Techniquement, la migration s’est bien passée. Ce qui a pris du temps, c’est l’inventaire complet des processus métier.

Et c’est exactement là que les experts-comptables ont un rôle majeur à jouer :

  • cartographier les flux (achats, ventes, trĂ©sorerie, immobilisations, stocks) ;
  • identifier les doublons, ressaisies et ruptures de chaĂ®ne ;
  • aligner les paramĂ©trages ERP avec les besoins de contrĂ´le interne et d’audit.

Cette étape de “relecture des processus” est souvent vécue comme une contrainte. En réalité, c’est un formidable levier pour :

  • simplifier l’organisation ;
  • renforcer la piste d’audit ;
  • prĂ©parer les prochaines obligations rĂ©glementaires.

Les bénéfices concrets de la nouvelle version

Pour Acoem, les gains majeurs de la migration sont très parlants :

  • modules passĂ©s en standard (ex : contrats de service, gestion Ă  l’affaire) : moins de spĂ©cifique, donc moins de coĂ»ts de maintenance ;
  • ergonomie revue avec pages uniques dĂ©filantes, raccourcis, personnalisations d’écran : les utilisateurs adoptent mieux l’outil ;
  • interface responsive : accès facilitĂ© pour les Ă©quipes terrain et les filiales Ă©trangères.

En filigrane, on retrouve un message fort : plus l’ERP est standard et à jour, plus il sera simple de l’ouvrir vers l’IA de gestion et la facture électronique.


4. Centraliser 280 utilisateurs : ce que ça change au quotidien

Chez Acoem, 280 utilisateurs, en France et à l’étranger, sont connectés à Sage X3. Cette massification n’est pas qu’un chiffre, elle change la manière de travailler.

Un seul référentiel pour tous : la fin des versions contradictoires

Quand “tout le monde est sur le même outil” :

  • la supply chain de Lissieu pilote ses gammes, nomenclatures et ordonnancement dans le mĂŞme système que la finance ;
  • les commerciaux en filiale consultent les encours, les dĂ©lais et les stocks en temps rĂ©el ;
  • la direction financière accède Ă  une vision consolidĂ©e fiable pour ses arbitrages.

Pour un expert-comptable, cela signifie :

  • moins de retraitements pour reconstituer des marges ou des stocks ;
  • des comptes plus proches du rĂ©el opĂ©rationnel ;
  • un terrain propice aux missions de pilotage de performance, plutĂ´t qu’à la simple tenue.

Des décisions plus rapides et mieux étayées

Avec un ERP intégré, une question du type « Peut-on confirmer ce délai de livraison ? » ou « Où en est cet encours client ? » ne déclenche plus une chasse aux informations.

Un utilisateur Acoem peut :

  • vĂ©rifier instantanĂ©ment la disponibilitĂ© en stock ;
  • voir les OF planifiĂ©s et la charge atelier ;
  • contrĂ´ler la situation financière du client ;
  • rĂ©pondre au client ou au partenaire sur la base de donnĂ©es alignĂ©es avec la comptabilitĂ©.

C’est exactement le genre de maturité de données qui permet, derrière, d’exploiter l’IA de gestion : prévision de demande, détection d’anomalies, recommandations de planning…


5. Facture électronique et IA : pourquoi l’ERP doit être prêt dès 2026

Le témoignage d’Acoem le confirme : la migration vers la dernière version de l’ERP n’est pas qu’une question technique. C’est aussi une préparation active à la facture électronique et à l’IA.

Anticiper la facture électronique plutôt que la subir

Acoem a explicitement lié sa migration à la préparation de la facture électronique. Accompagnée par son intégrateur, l’entreprise a :

  • mis Ă  jour son ERP pour gĂ©rer les nouveaux formats et statuts de facture ;
  • sĂ©curisĂ© ses donnĂ©es clients et articles ;
  • commencĂ© Ă  fiabiliser la piste d’audit depuis la commande jusqu’au règlement.

Pour les experts-comptables, le message est clair :

les clients qui disposent d’un ERP moderne, bien paramétré, vivront la facture électronique comme une formalité ; ceux qui restent sur des outils épars subiront les coûts cachés de rattrapage.

On est en décembre 2025 : c’est maintenant que les cabinets ont une carte à jouer pour auditer les systèmes de leurs clients, identifier les trous dans la raquette et proposer un plan de mise en conformité adossé à un ERP adapté.

Un socle indispensable pour l’IA de gestion

Un ERP très intégré comme celui d’Acoem offre exactement ce dont l’IA de gestion a besoin :

  • des donnĂ©es fiables ;
  • un historique riche (ventes, achats, contrats, production) ;
  • des processus stables.

Sur cette base, les scénarios deviennent concrets :

  • prĂ©visions de ventes ou de charge atelier basĂ©es sur l’historique ;
  • dĂ©tection d’anomalies dans les marges par contrat ;
  • recommandations de rĂ©approvisionnement ou d’optimisation de stocks ;
  • automatisation partielle des rapprochements et contrĂ´les en comptabilitĂ©.

Pour les experts-comptables, c’est l’occasion de construire des offres de “pilotage augmenté” : le cabinet interprète, challenge et met en musique ce que propose l’IA, au lieu de tout produire “à la main”.


6. Le rôle clé du partenaire… et du cabinet d’expertise comptable

Acoem souligne la valeur de son intégrateur, Experium Consulting : maîtrise fonctionnelle, réactivité, capacité à comprendre le métier.

De mon point de vue, un projet ERP robuste repose sur un trio :

  1. L’entreprise qui porte sa vision, ses contraintes et son ambition de pilotage ;
  2. L’intégrateur ERP qui traduit tout cela en paramétrages et en accompagnement du changement ;
  3. Le cabinet d’expertise comptable qui garantit la cohérence financière, fiscale et de contrôle interne.

Pour les experts-comptables français, ce témoignage Acoem est un rappel utile :

  • attendre passivement que le client “change de logiciel” est une erreur ;
  • se positionner comme co-pilote du projet ERP permet de sĂ©curiser les flux comptables, de prĂ©parer l’IA et la facture Ă©lectronique, et de renforcer la relation de long terme.

Ce que les experts-comptables peuvent retenir de l’exemple Acoem

Acoem montre qu’un ERP très intégré comme Sage X3 peut devenir le socle :

  • d’un pilotage industriel et financier fin (gestion Ă  l’affaire, rentabilitĂ© contrat par contrat) ;
  • d’une organisation alignĂ©e, avec 280 utilisateurs connectĂ©s au mĂŞme rĂ©fĂ©rentiel ;
  • d’une migration rĂ©ussie vers les nouvelles versions, prĂ©parant facture Ă©lectronique et IA de gestion.

Pour un expert-comptable, trois axes d’action se dégagent :

  1. Diagnostiquer le niveau d’intégration des systèmes de ses clients (ERP, outils métiers, Excel…) ;
  2. Proposer une feuille de route de modernisation centrée sur les vrais enjeux : rentabilité, conformité, IA à moyen terme ;
  3. S’impliquer dès maintenant dans les projets ERP pour rapprocher au maximum opérations et comptabilité.

La réalité est plus simple qu’on le croit : plus les données de vos clients sont intégrées, plus votre métier se concentre sur le conseil. L’exemple Acoem le prouve. La question, pour 2026, n’est plus “faut-il un ERP intégré ?”, mais “jusqu’où peut-on aller ensemble avec un ERP vraiment exploité ?”