L’IA ne sert pas qu’à créer du contenu : elle aide aussi à le protéger. Inspirez-vous de SOLVE INTELLIGENCE pour sécuriser vos actifs marketing.

IA & propriété intellectuelle : protéger vos contenus
Fin 2025, un signal ne trompe pas : quand une startup spécialisée en propriété intellectuelle (PI) lève 34 millions d’euros pour « unifier » la rédaction, l’analyse et la gestion de brevets, c’est que le secteur est sous tension… et que l’IA devient un outil de productivité, pas un gadget. SOLVE INTELLIGENCE veut construire une sorte d’« OS » de la propriété intellectuelle, une plateforme unique où inventeurs, juristes et avocats travaillent sans perdre d’informations en route.
Pour les PME et entrepreneurs algériens, l’intérêt dépasse largement le monde des brevets. Le message de fond est simple : l’IA ne sert pas seulement à créer du contenu marketing plus vite ; elle sert aussi à le sécuriser, à tracer qui a fait quoi, et à réduire les angles morts (copies, litiges, conflits de marque, fuites, incohérences contractuelles). Et ça, en 2026, va devenir un avantage concurrentiel très concret.
Dans ce volet de notre série « L’intelligence artificielle au service des PME et entrepreneurs algériens », je prends l’actualité SOLVE INTELLIGENCE comme point de départ pour répondre à une question très opérationnelle : comment une PME algérienne peut s’inspirer de cette “logique OS” pour mieux protéger ses créations, ses campagnes et ses actifs immatériels ?
Ce que révèle la levée de SOLVE INTELLIGENCE (au-delà du montant)
La leçon principale n’est pas « une startup a levé des fonds ». La leçon, c’est pourquoi elle les lève : parce que la propriété intellectuelle explose en complexité et en volume, et que les équipes n’arrivent plus à suivre avec des outils éparpillés.
SOLVE INTELLIGENCE part d’un constat que beaucoup de PME vivent aussi, à leur échelle :
- trop d’infos dans trop d’endroits (emails, dossiers Drive, WhatsApp, fichiers Word) ;
- trop d’allers-retours entre métiers (marketing, commercial, juridique, agence, freelance) ;
- trop de pertes de contexte (la « dernière version », les sources, les validations, les droits d’utilisation).
Leur plateforme regroupe dans un même environnement : identification d’invention, rédaction, poursuite (réponses aux offices), analyses (invalidité, contrefaçon, liberté d’exploitation), et workflows traçables. Ils annoncent aussi une montée en puissance sur des sujets « lourds » : cartographie de portefeuilles, brevets essentiels aux normes (SEP), litiges transfrontaliers, etc.
Ce qui est intéressant pour une PME algérienne, c’est l’idée suivante : quand les enjeux deviennent risqués, l’IA utile n’est pas celle qui “écrit plus vite”, c’est celle qui “organise, justifie et trace”.
Un chiffre à retenir
SOLVE INTELLIGENCE indique que plus de 400 équipes de propriété intellectuelle utilisent déjà leur solution dans le monde, et que plus de 60 % de leurs clients sont aux États-Unis. Ce n’est pas un détail : cela montre que les marchés les plus litigieux et exigeants investissent dans des outils qui standardisent les méthodes de travail.
L’« OS » de la PI : la vraie valeur, c’est le workflow
La plupart des entreprises pensent que l’IA, c’est un chatbot. Erreur classique.
Dans la PI, l’enjeu est rarement « produire un texte ». L’enjeu est : produire un texte défendable, avec des sources, un raisonnement, une piste d’audit. SOLVE INTELLIGENCE met en avant des mécanismes comme :
- citation systématique (on sait d’où vient une affirmation) ;
- exposition du raisonnement (on comprend pourquoi une conclusion est posée) ;
- continuité documentaire (pas de rupture entre inventeur, juriste interne, cabinet).
Transposé au quotidien d’une PME : ce sont exactement les ingrédients qui manquent quand on gère des contenus marketing et des actifs de marque.
Pourquoi les PME algériennes devraient s’en soucier maintenant
Parce que 2026 sera une année de compétition plus dure sur :
- la visibilité en ligne (les coûts pub montent, l’organique est instable) ;
- la production de contenu (tout le monde publie, la différenciation baisse) ;
- la copie (produits, pages, catalogues, visuels, scripts vidéo) ;
- la confiance (clients plus méfiants, fake pages, usurpation).
Dans ce contexte, ne pas organiser ses preuves et ses droits revient souvent à perdre du temps le jour où un problème apparaît.
Protéger ses contenus marketing : un “mini-OS” à portée de PME
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’un service PI interne pour adopter l’approche.
Le principe : construire un système simple qui relie création → validation → publication → preuve → réutilisation.
1) Traçabilité : qui a créé quoi, quand, avec quelles sources
Commencez par une règle : chaque contenu “important” doit avoir une fiche. Pas un roman, une fiche.
Exemples de contenus importants : landing pages, brochures, scripts de publicité, photos produits originales, vidéos tutoriels, naming de gamme, pitch commercial, charte graphique.
Dans la fiche, gardez :
- propriétaire interne (responsable) ;
- date de création et versions ;
- sources (brief, études, références) ;
- éléments sous licence (images, musiques, polices, templates) ;
- autorisations (freelance, agence, droits cédés ou non).
L’IA sert ici à résumer automatiquement un brief, extraire des clauses de droits d’auteur d’un contrat, et normaliser la fiche.
2) Standardisation : des modèles qui évitent 80 % des erreurs
SOLVE INTELLIGENCE mise sur des modèles et une méthodologie cohérente. Une PME peut faire pareil avec :
- un modèle de brief (objectif, audience, promesse, preuves, contraintes) ;
- un modèle de validation (juridique léger : claims, garanties, mentions) ;
- un modèle de publication (UTM, métadonnées, droits visuels, tags).
Le gain n’est pas « faire joli ». Le gain, c’est réduire les erreurs répétées : visuel utilisé sans droit, promesse trop risquée, message incohérent, version non validée.
3) Preuve : préparer le dossier avant le conflit
Quand un concurrent copie votre page ou votre visuel, la difficulté n’est pas de le voir. La difficulté, c’est de documenter.
Mettez en place une routine mensuelle (30 minutes) :
- capture horodatée de vos pages clés ;
- archivage des campagnes (visuels + textes + date de diffusion) ;
- stockage des fichiers sources (PSD, AI, fichiers montage) ;
- conservation des échanges de cession de droits avec prestataires.
L’IA peut classer, renommer, détecter les doublons et générer des “dossiers preuve” par campagne.
Ce que “Charts” nous apprend : l’IA utile produit des analyses actionnables
Dans l’article source, SOLVE INTELLIGENCE introduit Charts, un module qui accélère des analyses longues : invalidité, contrefaçon, liberté d’exploitation, comparaison de portefeuilles… et promet des premières versions en « quelques heures ».
Même sans faire de droit des brevets, retenez l’idée : l’IA performante n’automatise pas seulement l’écriture, elle automatise la structure d’analyse.
Transposition marketing/communication (très concret)
Voici trois « charts » qu’une PME peut reproduire avec des outils IA + une méthode :
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Matrice “risque de message”
- Colonne A : promesse marketing
- Colonne B : preuve disponible (témoignage, chiffre, certification, étude)
- Colonne C : niveau de risque (faible/moyen/élevé)
- Colonne D : correctif recommandé
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Cartographie “actifs de marque”
- noms de produits, slogans, logos, packagings
- statut (déposé / non déposé / en cours)
- marchés ciblés (Algérie / export)
- priorité de protection
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Tableau “liberté d’exploitation” version PME
- avant de lancer un nom ou un design : recherche rapide, check confusion, check disponibilité sociale
- décision : go / modifier / abandonner
Ce n’est pas du juridique lourd. C’est du bon sens industrialisé.
Plan d’action en 10 jours pour une PME algérienne
Si je devais proposer un démarrage réaliste (sans immobiliser l’équipe), voilà ce qui marche :
- Jour 1 : listez 20 actifs immatériels (marque, slogans, visuels, catalogues, templates, scripts).
- Jour 2 : centralisez-les dans un seul espace (dossiers clairs + droits/versions).
- Jour 3 : créez une fiche standard par actif (1 page max).
- Jour 4 : définissez 2 niveaux de validation (rapide / sensible).
- Jour 5 : mettez une convention de nommage des fichiers et versions.
- Jour 6 : intégrez l’IA pour résumer briefs et extraire les éléments “droits & sources”.
- Jour 7 : faites une première cartographie “actifs de marque” (déposé/non déposé).
- Jour 8 : auditez 5 contenus : avez-vous preuves, sources, droits ?
- Jour 9 : corrigez les 3 plus gros risques (droits d’image, promesses, mentions).
- Jour 10 : mettez une routine mensuelle d’archivage + preuve (30 minutes).
La différence se voit vite : moins de stress, moins de pertes de fichiers, et des campagnes plus propres.
Questions fréquentes (et réponses directes)
Une PME doit-elle déposer systématiquement tout ce qu’elle crée ?
Non. Déposez ce qui porte votre croissance : marque, noms de gamme, logos, éléments distinctifs. Le reste doit surtout être archivé et traçable.
L’IA peut-elle “prouver” que j’ai créé un contenu ?
L’IA ne prouve rien par magie. Elle aide à produire un dossier solide : versions datées, fichiers sources, traces de validation, historique de publication.
Est-ce que ça vaut le coup si je n’ai pas de litiges ?
Oui, parce que le bénéfice immédiat est organisationnel : vous gagnez du temps et vous réduisez les erreurs. Le jour où il y a un conflit, vous êtes déjà prêt.
Ce que je retiens de SOLVE INTELLIGENCE pour 2026
Le message à copier (pas leurs écrans) : unifier les workflows. Dans la PI, c’est inventeur → juriste → cabinet. Dans une PME, c’est souvent fondateur → marketing → agence → commercial. Même problème : des passages de relais, et donc des pertes.
Si vous devez choisir une priorité IA pour 2026, je prends position : arrêtez de chercher l’outil qui “écrit le plus vite” et investissez dans un système qui “organise le plus proprement”. La vitesse sans traçabilité crée des problèmes. La vitesse avec traçabilité crée de la croissance.
Vous voulez qu’on adapte cette approche à votre activité (e-commerce, industrie, services, formation) avec une checklist prête à l’emploi et des modèles de fiches ? La question qui compte pour démarrer est simple : quels sont vos 10 actifs immatériels qui génèrent le plus de chiffre d’affaires, et où sont-ils aujourd’hui ?