IA & vidéos cuisine : TikTok vs YouTube, quoi publier ?

Intelligence artificielle dans les mĂ©dias et les industries crĂ©atives‱‱By 3L3C

IA et vidéos cuisine : adaptez vos recettes à TikTok (Gen Z) et YouTube (Millennials) pour générer plus de leads avec des formats pilotés par données.

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IA & vidéos cuisine : TikTok vs YouTube, quoi publier ?

71% des Gen Z et 67% des Millennials regardent des vidĂ©os de cuisine. Le dĂ©tail qui change tout, c’est oĂč ils les regardent — et donc comment il faut produire, monter et distribuer le contenu pour ne pas parler dans le vide. Une enquĂȘte menĂ©e aux États-Unis auprĂšs de 2 000 rĂ©pondants (publiĂ©e en 2023) montre un Ă©cart net : TikTok pĂšse beaucoup plus chez la Gen Z (38%) que chez les Millennials (16%), tandis que YouTube domine clairement chez les Millennials (66%) et reste trĂšs fort chez la Gen Z (47%).

Pour une marque agroalimentaire, une coopĂ©rative, une startup food, ou mĂȘme un acteur agricole qui veut recruter des clients B2B/B2C, ce n’est pas un dĂ©bat “rĂ©seaux sociaux”. C’est une question d’efficacitĂ© commerciale : quel format produit quelle comprĂ©hension, quelle mĂ©morisation, et quel passage Ă  l’action.

Dans cette sĂ©rie « Intelligence artificielle dans les mĂ©dias et les industries crĂ©atives », on voit une tendance claire au Canada comme ailleurs : l’IA ne sert pas seulement Ă  crĂ©er plus vite. Elle sert Ă  crĂ©er plus juste, en adaptant le mĂȘme savoir culinaire (ou produit) Ă  des audiences, des plateformes et des intentions diffĂ©rentes.

Les plateformes ne demandent pas la mĂȘme “recette”

La rĂ©ponse directe : TikTok optimise la dĂ©couverte rapide, YouTube optimise l’apprentissage complet. L’IA sert Ă  dĂ©cliner une idĂ©e en plusieurs versions, sans perdre la cohĂ©rence de marque.

Les chiffres de l’enquĂȘte donnent une lecture trĂšs opĂ©rationnelle :

  • TikTok pour la Gen Z : 38% y regardent des vidĂ©os de cuisine, et 56% l’utilisent pour dĂ©couvrir des recettes et apprendre des techniques.
  • YouTube pour les Millennials : 66% y regardent des vidĂ©os de cuisine (contre 47% chez la Gen Z).
  • Instagram est Ă©tonnamment bas (7% Millennials, 4% Gen Z), et la TV traditionnelle est marginale (9% Millennials, 3% Gen Z).

TikTok : l’algorithme rĂ©compense la clartĂ© immĂ©diate

Sur TikTok, une vidĂ©o de cuisine performe souvent parce qu’elle est comprĂ©hensible sans contexte et en quelques secondes. L’attention est fragile ; l’audience veut savoir vite :

  • ce qu’on fait,
  • pourquoi c’est simple/bon/utile,
  • et ce qu’elle doit acheter ou tester.

C’est lĂ  que l’IA est redoutable : elle peut vous aider Ă  trouver le bon angle (hook), Ă  condenser un mode opĂ©ratoire, et Ă  gĂ©nĂ©rer des variantes d’accroche sans réécrire 20 fois.

YouTube : la confiance se construit sur la durée

YouTube, surtout pour les Millennials, fonctionne davantage comme une bibliothùque : on cherche, on compare, on sauvegarde. Les formats longs (ou “mi-longs”) permettent d’expliquer :

  • les Ă©tapes,
  • les erreurs frĂ©quentes,
  • les substitutions d’ingrĂ©dients,
  • la conservation, le coĂ»t par portion.

Sur YouTube, l’IA aide moins Ă  “faire court” qu’à structurer et documenter (chapitrage, checklists, scripts, FAQ), et Ă  rĂ©utiliser ensuite ces Ă©lĂ©ments sur d’autres canaux.

Ce que l’IA change vraiment : la personnalisation Ă  grande Ă©chelle

La rĂ©ponse directe : l’IA permet de transformer une recette en dizaines de versions utiles, sans trahir l’idĂ©e de base. C’est particuliĂšrement intĂ©ressant en agriculture et agroalimentaire, oĂč un mĂȘme produit (farine, fromage, lĂ©gumineuses, protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, surgelĂ©s, sauce
) doit parler Ă  plusieurs profils.

Voici une approche simple que j’ai vu fonctionner : partir d’un “actif source” (une recette, une dĂ©monstration produit, une technique) et le dĂ©cliner en packages.

Une mĂȘme recette, trois intentions diffĂ©rentes

Prenons un exemple concret : une recette Ă  base de lĂ©gumineuses (trĂšs saisonniĂšre en dĂ©cembre, avec les repas de fin d’annĂ©e et les menus â€œĂ©quilibrĂ©s aprĂšs fĂȘtes”). L’IA peut gĂ©nĂ©rer des dĂ©clinaisons cohĂ©rentes selon l’intention :

  1. Découverte / divertissement (TikTok Gen Z)

    • 20–35 secondes
    • 3 ingrĂ©dients “hĂ©ros”
    • montage rapide, plan serrĂ©, rĂ©sultat final dĂšs le dĂ©but
  2. Apprentissage / batch cooking (YouTube Millennials)

    • 6–10 minutes
    • explication des textures, cuisson, conservation 3 jours
    • variantes “budget” et “sans lactose”
  3. Conversion / achat (site ou campagne lead)

    • 45–60 secondes verticales + landing
    • message clair : bĂ©nĂ©fice produit + preuve + recette
    • formulaire, coupon, demande d’échantillon, ou inscription

La valeur n’est pas “faire du contenu”. La valeur, c’est faire le bon contenu pour la bonne Ă©tape du parcours.

Accessibilité : sous-titres, langues, niveau de lecture

Dans un contexte canadien, l’accessibilitĂ© est un avantage concurrentiel, pas une option. L’IA peut aider Ă  :

  • gĂ©nĂ©rer des sous-titres propres (y compris pour termes culinaires),
  • adapter le texte en français clair et en anglais,
  • simplifier le vocabulaire pour des contenus Ă©ducatifs,
  • produire une version “pas Ă  pas” pour personnes dĂ©butantes.

RĂ©sultat : votre contenu devient partageable et exploitable dans des environnements variĂ©s (formation interne, vendeurs, salons, partenaires, enseignants).

Plan Ă©ditorial “TikTok + YouTube” pilotĂ© par donnĂ©es (et IA)

La rĂ©ponse directe : on ne choisit pas une plateforme, on choisit un systĂšme. TikTok alimente la dĂ©couverte, YouTube consolide la confiance, et l’IA relie les deux.

1) Construire une matrice de formats (simple, mais stricte)

Un modùle efficace consiste à limiter volontairement le nombre de formats :

  • TikTok

    • “1 technique en 15 secondes”
    • “3 erreurs Ă  Ă©viter”
    • “avant/aprĂšs” (texture, cuisson, dressage)
  • YouTube

    • “recette complĂšte + variantes”
    • “tests comparatifs” (ex. cuisson au four vs poĂȘle)
    • “culture produit” (origine, saison, conseils d’achat)

L’IA vous sert de copilote pour dĂ©cliner chaque sujet dans la matrice, sans vous disperser.

2) Transformer les commentaires en backlog de contenu

Les commentaires sont un trĂ©sor, surtout sur la cuisine (“par quoi remplacer
 ?”, “est-ce que ça se congĂšle ?”, “ça marche sans four ?”). Une bonne pratique consiste Ă  :

  • extraire les questions rĂ©currentes,
  • les regrouper par thĂšme,
  • gĂ©nĂ©rer des scripts de rĂ©ponses courtes (TikTok) et longues (YouTube).

C’est littĂ©ralement de la R&D audience Ă  coĂ»t rĂ©duit.

3) Mesurer ce qui compte (pas seulement les vues)

Pour un objectif LEADS, les vues ne suffisent pas. Je privilégie un tableau de bord minimaliste :

  • taux de rĂ©tention (3–5 secondes sur TikTok, 30–60 secondes sur YouTube),
  • taux de clic (si applicable),
  • taux de sauvegarde/partage,
  • conversions (inscription, demande, coupon, dĂ©mo).

L’IA peut ensuite aider Ă  interprĂ©ter les patterns (“les vidĂ©os ‘erreurs Ă  Ă©viter’ convertissent mieux que les recettes complĂštes”) et Ă  recommander des itĂ©rations.

De la vidĂ©o “food” Ă  l’agroalimentaire : l’IA comme traducteur

La rĂ©ponse directe : l’IA traduit un savoir produit (souvent technique) en rĂ©cit consommable, adaptĂ© Ă  la plateforme et Ă  la gĂ©nĂ©ration.

Le vrai dĂ©fi, en agriculture et agroalimentaire, c’est que votre proposition de valeur est souvent plus complexe que “voici une recette”. Il y a :

  • qualitĂ© matiĂšre premiĂšre,
  • traçabilitĂ©,
  • saisonnalitĂ©,
  • nutrition,
  • rĂ©duction du gaspillage,
  • prix et rendement.

L’IA aide à raconter ça sans faire un cours magistral.

Exemple : “un produit, quatre angles”

Pour un mĂȘme ingrĂ©dient, vous pouvez produire 4 angles, chacun dĂ©clinable TikTok/YouTube :

  • GoĂ»t : texture, croustillant, fondant, associations.
  • Temps : 10 minutes, 30 minutes, “prĂ©parĂ© Ă  l’avance”.
  • Budget : coĂ»t/portion, substitutions.
  • Impact : anti-gaspillage, conservation, portions, utilisation des restes.

Ce systĂšme marche particuliĂšrement bien en dĂ©cembre, quand les audiences alternent entre cuisine “plaisir” (repas de fĂȘtes) et cuisine “rĂ©paration” (aprĂšs fĂȘtes, retour aux routines).

Phrase Ă  retenir : « Une bonne stratĂ©gie IA, ce n’est pas produire plus. C’est rĂ©duire le dĂ©calage entre ce que vous savez et ce que votre audience comprend. »

Questions frĂ©quentes (celles qu’on me pose en atelier)

Faut-il publier la mĂȘme vidĂ©o sur TikTok et YouTube ?

Oui, mais pas telle quelle. Gardez le mĂȘme cƓur (la promesse) et adaptez :

  • TikTok : hook immĂ©diat + Ă©tapes compressĂ©es.
  • YouTube : contexte + prĂ©cision + erreurs frĂ©quentes + chapitres.

L’IA va-t-elle remplacer les crĂ©ateurs food ?

Non. Elle remplace surtout les tĂąches rĂ©pĂ©titives (scripts, sous-titres, variations, rĂ©sumĂ©s). L’authenticitĂ©, la dĂ©monstration et le goĂ»t restent humains.

Comment lier contenu cuisine et génération de leads ?

En pensant “offre” dĂšs le dĂ©part : un guide PDF, une liste d’achats, une newsletter recettes saisonniĂšres, une demande d’échantillon, une dĂ©mo B2B. L’IA aide Ă  dĂ©cliner l’offre et Ă  tester les messages.

La prochaine étape : bùtir un pipeline IA qui sert le business

Les donnĂ©es de plateforme sont claires : Gen Z = TikTok, Millennials = YouTube, et les deux regardent massivement des vidĂ©os de cuisine. Le piĂšge serait de faire “un peu de tout” au hasard. La bonne approche, c’est un pipeline : un actif source, des dĂ©clinaisons par intention, une mesure orientĂ©e leads.

Si vous travaillez dans l’agriculture ou l’agroalimentaire, vous avez dĂ©jĂ  la matiĂšre la plus difficile Ă  obtenir : des produits rĂ©els, des contraintes rĂ©elles, des preuves. L’IA vous aide Ă  mettre en scĂšne cette rĂ©alitĂ© dans les formats que chaque gĂ©nĂ©ration consomme — sans perdre votre crĂ©dibilitĂ©.

Vous voulez que votre prochaine sĂ©rie de vidĂ©os serve la notoriĂ©tĂ© et les conversions ? La question Ă  se poser avant de filmer est simple : quelle partie du message doit ĂȘtre comprise en 3 secondes, et laquelle mĂ©rite 7 minutes ?